
Il possède les Ferrari les plus rares : sa méthode “ketchup” intrigue le monde
Chez David SK Lee, Ferrari se range par couleur et par émotion. Rouge ketchup, jaune moutarde, vert relish : derrière l’humour, une collection estimée à plus de 100 millions de dollars.
Dans le monde Ferrari, certains achètent une icône, d’autres construisent une histoire. David SK Lee appartient clairement à la seconde catégorie. Entrepreneur californien d’origine hongkongaise, à la tête du Hing Wa Lee Group, il a bâti sa fortune dans la bijouterie de luxe, l’immobilier et plusieurs investissements, mais c’est dans ses garages de Walnut que se trouve son univers le plus personnel : une collection Ferrari estimée à plus de 100 millions de dollars.
Une passion organisée comme une mise en scène
David Lee ne collectionne pas au hasard. Chaque voiture semble avoir été choisie pour compléter un récit, une couleur, une époque ou une idée. Il commande, personnalise, associe les modèles et les regroupe avec un humour très américain sous trois noms : ketchup, mustard et relish. Derrière ces appellations légères, on retrouve pourtant une sélection d’un niveau rarissime. Sa collection ne repose pas seulement sur la quantité, mais sur la cohérence et la qualité des pièces réunies.
Deux séries complètes des reines de Maranello
Le cœur de l’ensemble tient dans un doublé presque inimaginable. David Lee possède la lignée complète des grandes Ferrari dites halo cars, ces modèles qui incarnent chacun le sommet technologique de leur époque. Dans sa collection jaune, surnommée moutarde, figurent une 288 GTO, une F40, une F50, une Enzo et une LaFerrari. Dans sa série rouge, baptisée ketchup, on retrouve à nouveau une 288 GTO, une F40, une F50, une Enzo et une LaFerrari Aperta. Autrement dit, il n’a pas seulement réuni l’une des suites les plus désirées de l’histoire Ferrari. Il l’a faite deux fois, dans deux couleurs emblématiques.
Le vert des créations sur mesure
À côté de ces monuments, David Lee a développé une autre famille, appelée relish, en référence aux teintes vertes de certaines carrosseries. Cette partie de la collection met surtout en avant des Ferrari Tailor Made, c’est à dire configurées sur mesure directement avec Maranello. On y trouve notamment une Daytona SP3 en carbone apparent, une SF90 XX Aperta unique, une 812 Competizione Aperta personnalisée et la récente 12Cilindri Spider. Des modèles modernes, rares, et souvent impossibles à reproduire à l’identique.
Les classiques comme socle historique
David Lee ne se limite pas aux hypercars récentes. Sa collection rend aussi hommage aux grandes Ferrari anciennes, celles qui ont forgé la légende de la marque avant l’ère des séries limitées modernes. Parmi elles figurent une 250 Lusso Competizione, une 275 GTB, une 330 GTS, une 365 Daytona GTS et une rare Dino 246 GTS Monza Design. À elles seules, ces voitures représentent déjà plusieurs dizaines de millions de dollars.
Une fortune investie, mais pas une logique financière
David Lee affirme avoir consacré environ 40 millions de dollars à ses Ferrari au fil des années. Leur valeur dépasserait aujourd’hui 100 millions, mais il refuse de les réduire à un placement. Pour lui, ces voitures n’ont pas de prix réel. Il les voit comme une déclaration d’amour à Ferrari, à son histoire et à l’excellence mécanique de Maranello. L’argent permet l’accès, mais il ne résume pas la passion.
À Walnut, David SK Lee n’a pas simplement empilé des Ferrari : il a construit un théâtre privé où chaque voiture raconte une part du rêve italien.