D’une crise à l’autre
La crise économique qui assombrit les seventies frappe de plein fouet les constructeurs américains, jusqu’alors spécialisés dans la production de modèles lourds, encombrants, animés par des moteurs à la cylindrée généreuse et dont les exigences en carburant apparaissent soudain démesurées. Il faut d’urgence développer de petites voitures économiques et, de surcroît, lutter contre l’invasion de modèles japonais sobres et peu onéreux.
Chevrolet n’est pas particulièrement à l’aise dans cet exercice, mais la firme parvient néanmoins à tirer son épingle du jeu et reste un acteur majeur sur le marché nord-américain. Le lancement de la Camaro, en 1967, puis du Blazer, en 1972, démontre la capacité de Chevrolet à s’imposer dans des segments de marché très différents, tandis que la Corvette, toujours présente, entame son renouveau à partir de la génération C4 présentée en 1983 et qui se rapproche nettement des références européennes.
Durant les années 1990 et 2000, GM multiplie les erreurs stratégiques et, à la suite de la crise des subprimes, fait faillite en 2008. Nationalisé par le président Obama, le groupe parvient à survivre en se restructurant et plusieurs de ses marques disparaissent alors, comme Pontiac ou Saturn. Chevrolet, en revanche, demeure bien vivante et continue de proposer une large gamme de berlines et de SUV. Si la Camaro a été abandonnée en 2024, la Corvette C8, désormais dotée d’un moteur central, poursuit sa route avec le renfort d’une version de pointe dépassant les 1000 chevaux !