Peugeot 305 GTX : le léger parfum de la sportivité

Publié le mercredi 9 mai 2018.
Mis à jour le mardi 4 décembre 2018.
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La Peugeot 305 n’a jamais eu l’image d’une voiture sportive, ni excité les foules (lire aussi : Peugeot 305). Certes, un sacré paquet de jeunes, comme moi, ont usé leurs fonds de culottes sur les banquettes arrières en tissus rêches ou en velours, autant d’adultes aujourd’hui qui regardent cette 305 avec nostalgie, mais avouons-le : la 305 paternelle faisait pitié par rapport aux grosses cylindrées des pères de certains camarades d’école. Oh bien sûr, la 305 semblait être une montée en gamme par rapport à sa devancière 304 (lire aussi : Peugeot 304), et son look laissait croire à un truc sérieux. De là à la prendre pour une sportive, c’était un peu exagéré. Pourtant, à partir de 1984 et pour les dernières années du modèle, on verra apparaître un modèle à connotation sportive : la Peugeot 305 GTX.

La 305 GT ne disposait que du 1.6 XU5S de 1.5 litres et 94 ch, avec une boîte trop longue pour en profiter.

La 305 est donc une voiture des plus bourgeoise, sans prétention sportive. Certes, sur la série 1, une S coiffe la gamme avec un XR5S de 1.5 litres et 89 chevaux un peu plus pêchue que la SR de 74 chevaux, mais avec la série 2 lancée en 1982, la S disparaît pour une GT qui n’en a que le nom. Le moteur XU5S de 1.6 litres (que l’on retrouvera avec l’injection peu de temps après sur la 205 GTI 1.6) gagne 5 chevaux pour atteindre les 94 canassons, mais la boîte longue comme un pont du mois de mai enlève toute idée de performance à la voiture.

la GTX, elle, s’offre le 1.9 XU9S de 105 chevaux (carbu), et une discrète livrée sportive

Au début des années 80, on avait bien pensé se servir de la 305 pour promouvoir la marque en Rallye, et quelques prototypes tournèrent avec un V6 sous le capot (lire aussi : 305 V6 Rallye), mais l’idée fut vite abandonnée au profit de la 205. Autant profiter de l’image dynamique de la petite lionne qui cartonnait déjà dans les concessions, plutôt que de celle, plan plan, d’une voiture à mi-carrière. Et puis la 205 disposait, elle, dans son catalogue, d’une version sportive, la GTI, équipée du même XU5S que la GT, mais à injection, pour 105 chevaux.

Photo de presse lors du lancement de la 305 GTX en août 1984

D’une certaine manière, c’est pourtant à cause de la 205 GTI que la 305 GTX va voir le jour. L’image globale de Peugeot commence à sentir à nouveau le sport. En haut de la gamme, la 505 offre une palette de motorisation plus « musclées » sur les TI, STI, GTI et Turbo. En bas, la toute nouvelle 205 GTI donne le La du renouveau du Lion. Ne restait plus qu’à dynamiser la 305 pour surfer sur la tendance du moment.

La GTX propose aussi une version break à peine moins performante que la berline (même vitesse de pointe) malgré quelques kilos en plus

La 305 GT avait étrenné le XU5S de la 205 GTI 1.6, la GTX allait, elle, inaugurer le XU9S de 1905 cm3 de la 205 GTI 1.9, mais sans injection. Avec son carburateur Solex double corps, le nouveau moteur offrait 105 chevaux à la 305 qui n’en demandait pas plus. Si la voiture est encore améliorée sur la base de la GT pour supporter les 11 chevaux supplémentaires (suspensions raffermies, freinage amélioré, rabaissement de 8mm etc), elle n’en devient toujours pas un cheval de course, d’autant que son CX reste celui d’une voiture des 70’s. Amélioration notable cependant, la boîte de vitesse, enfin bien étagée, permet de profiter du couple du moteur bien mieux que sur la GT donc la 5ème vitesse était bien trop longue. Elle restait cependant de type « longue course » pour rester une 8 CV (à cette époque, la puissance fiscale est importante pour l’acheteur).

Compteur et volant proviennent de la 205 GTI justement, mais l’intérieur est beaucoup plus sobre

A l’intérieur, ne cherchez pas l’exubérance de sa sœur 205 GTI : mis à part un tableau de bord issu de celle-ci et un volant identique siglé GTX, pas de rouge, pas de moquette flashy, rien que du sérieux, tendance « noir c’est noir ». En revanche, l’équipement est complet, pour l’époque, avec des sièges « baquets » spécifiques, et surtout, grande première chez Peugeot, la fermeture centralisée des 4 portes à distance (c’est beau le progrès). Une déco extérieure un peu améliorée vient rappeler au quidam qu’il y a plus de 100 chevaux sous le capot (liseré noir qui s’élargit vers l’arrière sur les flancs, petit becquet en plastique noir sur le coffre et des jantes spécifiques façon tarte grillagée. Enfin, pour les familles nombreuses, une version break permet à Papa de se faire plaisir tout en conservant une capacité de chargement bienvenue. En option, sur la berline comme sur le break, on pouvait s’offrir le toit ouvrant, ou la sellerie cuir.

Les choses évoluent pour le millésime 86 : la GT reçoit le même moteur XU9S 105 ch que la GTX, mais garde sa présentation beaucoup plus cheap (mais récupère le même volant et tableau de bord). Produite une seule année, elle est particulièrement rare et collector, mais n’aura pas de dérivé break, contrairement à la version 1.6 ! Enfin, pour le millésime 87, la GTX reste la seule représentante sportive de la gamme. Sa boîte est retravaillée pour de meilleures performances, mais en contrepartie, la puissance fiscale passe à 9 CV : un collector elle aussi, car très peu produite et plus performante. La GTX n’est pourtant toujours pas la seule 305 à bénéficier du XU9S puisque la 305 Automatic à boîte ZF 4 vitesses récupère le même moteur en remplacement du 1.6 litres (la GTX peut, elle aussi, recevoir cette ZF en option).

En septembre 1987, la 305 GTX disparaît du catalogue. La 405 a déjà été présentée à la presse, et pointe son nez en concessions : ne resteront alors que quelques versions Break commercialisée en attendant celle de la 405. Elle n’aura vécu que pendant 3 millésimes (85, 86 et 87), et si l’on ne connaît pas les chiffres de production, soyez sûr qu’elle était déjà rare à l’époque, encore plus aujourd’hui.

Bien évidemment, sa conception plus ancienne que la 205 GTI, sa base bien moins sportive, sa déco moins tapageuse, n’en font pas une concurrente aujourd’hui, mais à l’heure où la cote de la première monte en flèche, il est peut-être temps de se rabattre sur des seconds couteaux certes moins enthousiasmant, mais non dénués de charme et qui méritent tout autant d’être sauvés. Etre collectionneur, c’est aussi savoir s’adapter au marché, et savoir trier le bon grain de l’ivraie. Le nostalgique sauvera la 305 de son père, le collectionneur la 305 GTX ! Enfin, pour ceux qui préfèrent encore et toujours Citroën, sachez que la BX 19 GT possédait le même moteur à la même époque (c’est même elle qui l’étrenna réellement).

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45 commentaires

Choco

Le 09/05/2018 à 16:40

Une voiture bien trop rare aujourd’hui. Les Juppettes, Balladurettes et autres mesures gouvernementales ont dû envoyer beaucoup de 305 à la casse. Pourtant elle est sympa cette 305, malgré son allure plan plan. La classe moyenne quoi. Et même si je me suis brûlé les cuisses gamin un après midi de canicule sur la banquette en Skaï de la 305 de mon Tonton, j’en ai un bon souvenir de cette bagnole.

24heures

Le 09/05/2018 à 17:28

J’aime beaucoup cette caisse.
Au rayon collector / BR : la série spéciale 305 Team qui -dit-on- avait pour but initial de déstocker des Phases 1 avant l’arrivée du restylage. Il en reste encore quelques unes aujourd’hui mais c’est rare…

Max

Le 09/05/2018 à 17:53

Le break GTX évoqué dans l’article doit lui aussi être un sacré collector de nos jours. Dans cette carrosserie, j’ai l’impression qu’il ne reste plus que des GLD blanches ou beiges, forcément usées jusqu’à la corde.

fc30

Le 09/05/2018 à 21:44

Comme série spéciales collector il y a aussi en série 2 la S5 (GR avec moteur 1.6 XU et boite 5, il y en avait une bordeaux en bon état pas loin de chez moi il y a déjà une douzaine d’années) et EXL (modèle de base). La GLS (berline de l’AM 88) se fait également très rare. Quid d’un break tôlé en état neuf ?
Comme ce fut le cas pour beaucoup de voitures de la fin des années 710 / début 80, les 305 série 1 ont disparu très vite, par contre les série 2 restent encore relativement courantes comparé à leurs rivales de l’époque, surtout en versions Diesel et / ou break.

Quentin R.

Le 30/05/2018 à 01:41

j’en ai vu une à Reims. Quand à la S5, j’an ai vu un e il y a environ un an… dans une casse!!!

Docteur_Oliv

Le 09/05/2018 à 18:20

La boite longue (course ???) a dénaturé beaucoup de voitures pour faire plaisir à l’Administration (au sens économies d’énergie). On fera même des XM 7 chevaux pour que les Administrations (là on parle de ceux qui s’assoient dedans) puisque respecter le Diktat idiot des 7 cv !
Surtout il faut dire que la phase 2 pouvait se permettre plus de chevaux parce que le Train AV est beaucoup plus « rigide » par ailleurs elle était plus jolie avec son Avant un peu plus Aéro.
PS : TO et Cuir sont des options PEUGEOT que je qualifierai d’historiques

Phil

Le 09/05/2018 à 18:52

Mon père est passé en 1984 d’une 204 à une 305 GT brun macao, autant dire que le changement était important ! La 305 passait en comparaison pour un véhicule de luxe.
Je l’aimais bien cette 305 : bien présentée dans son habit bon chic bon genre ; son moteur de 94ch, malgré sa boite 5 longue, avait de l’allant. Du haut de mes 19 ans, mon expérience automobile était certes faible, mais j’aimais beaucoup rouler avec elle. Prémices de la 205 GTI que je m’offrirais plus tard !
Oui, je fais partie de ceux qui aiment la 305 !

Jérôme

Le 09/05/2018 à 19:55

Il me semble que l’on parle de « longue course » plutôt pour les moteurs, quand la course est supérieure à l’alésage (on parle de supercarré dans le cas contraire).
Pas encore lu tout l’article mais il a l’air bien.

Merci !

Patrick

Le 09/05/2018 à 20:32

Le joli trio de l’époque : BX 1.9 TRS/TZS, 305 GTX et R 18 turbo (ou peut-être le 18 2Litres)

Que j’aime ces berlines, et fan de la 18 turbo, je regardais malgré tout avec beaucoup de plaisir cette 305 GTX. Elle me tenterait bien encore aujourd’hui.

Dans les contemporaines du même acabit , j’ai possédé une Volvo 360 GLT aux allures très sport chic, mais injection ; en carbu il y avait la GLS !!

Docteur_Oliv

Le 10/05/2018 à 09:42

Pour ma part j’ai eu une 18 Turbo 1 et une BX GTi et ce n’est pas la même philosophie même si j’avais mis des roues de 15  » sur la GTi alkors une GT…

SRDT

Le 09/05/2018 à 21:09

Il y a encore plus rare que la GTX c’est la version export injection catalysée ; toujours 105ch avec le XU9J1 que l’on retrouvera bien plus tard chez nous sur la 205 Gentry.
Difficile de dire combien il y en a eu et avec quelles finitions mais le moteur est bien référencé en pièce de rechange:

http://public.servicebox.peugeot.com/classic/AIDE/8305/06_305.html?id=sous_menu0%7C0_4#

Pour ce qui est de dire que le XU9S est la version sans injection du moteur de la 205 GTI 1.9 (XU9JA) c’est un raccourci un peut facile, le chainon manquant entre ces deux-là c’est le XU94C préparé par Danielson pour la BX Sport.

fc30

Le 09/05/2018 à 21:38

Il s’agit d’un moteur qui équipait à partir de 1985 certains marchés à l’export (Allemagne, Suisse) où le catalyseur devenait obligatoire sinon fortement conseillé. Il semble y avoir également eu des 1580 cm3 XU catalysé de 75 Ch. (idem sur certaines BX et premières 405 export), mais je ne sais pas s’il y a l’injection ou toujours un carburateur.
Comme autre montage « exotique », sur certains marchés les 305 Diesel étaient équipées du 1769 cm3 60 Ch. au lieu du 1905 cm 65 Ch.

SRDT

Le 09/05/2018 à 22:41

Docteur_Oliv

Le 10/05/2018 à 09:26

Fortement conseillé : en fait c’est une incitation fiscale.
Pour exemple on trouvera ensuite des PASSAT soit disant catalysées qui ne respectaient aucune Norme ( j’ai la lettre de VOLKSWAGEN) car le catalyseur servait juste à l’incitation Fiscale…Une longue tradition chez VW !

Carolucem

Le 14/05/2018 à 11:30

Whaa, un catalyseur avec un carbu donc sans lambda ? Elle est enorme celle la ! Si tu peux m’envoyer une copie de la lettre, ça serait cool, j’en suis dévoré de curiosité.
carolucem[arobase]gmail.com
Merci !

Docteur_Oliv

Le 14/05/2018 à 11:45

C’est une injection Monopoint avce sonde Lambda.
Le Pb c’est que l’UTAC & la DSCR avait justement fait une définition « Technique » en 3 points pour définir un véhicule dépollué;
Cata + Sonde + Injection
Quand on a mis des Passat en Contre visite VW s’est réveillé et nous a envoyé une lettre…
Et devant le poids de VW on a utilisé les dates de 1ère Mise en Circulation
Pour la lettre je regarde

rod

Le 09/05/2018 à 23:32

Des 305 j’en ai eu 3,une 305 berline D classique,une commerciale D,et une autre commerciale sur laquelle j’avais mis un 1900 TD un peu boosté,et un train avant un peu préparé,un prototype qui a surpris plus d’un pékin faisant le fanfaron dans sa bagnole payée par papa

Luigi

Le 10/05/2018 à 00:04

Une blanche avec des vitres ? Un TD de 405 ?

rod

Le 10/05/2018 à 00:17

blanche tôlée,moteur zx td

Pascal

Le 10/05/2018 à 07:04

La 305 GTX est sortie en 9cv et non en 8. La boîte longue 8cv fut proposée en option.

zeboss

Le 10/05/2018 à 13:40

la frontière 7cv était une décision fiscale pour les entreprises, (tvs en autre) et la fameuse vignette !
j’ai conduit une 305 gt en école de conduite sur terre GET et sur l’ensemble des auto utilisée (205/305/505) la gt était la plus équilibrée… et tournait aussi vite que les 205 sur terre…

Docteur_Oliv

Le 10/05/2018 à 14:02

Les 7 cv c’était au départ une position politique ! Plus de 7 cv = mauvais Français
Le Directeur Financier de ma Boite me l’avais rappeler de manière désagréable…Je roulais en 604 alors que le Dirlo Technique roulait en R16 Administration…e.g. pas d’enjoliveurs de roues. Je te laisse imaginer les reste de la voiture.

Luigi

Le 10/05/2018 à 15:18

Bah y avais deux commercial en turbo diesel roulantes à un moment donné 😉
Un vrai sleeper comme ils appellent ça aux USA.

rod

Le 10/05/2018 à 19:38

))))
je l’aimais bien cette caisse avec ses pneus en195 50 15,ça tenait le pavé

Docteur_Oliv

Le 10/05/2018 à 20:15

Sur quelle 305 avais-tu ces pneus ?

rod

Le 11/05/2018 à 22:00

305 commerciale tôlée

SRDT

Le 10/05/2018 à 16:08

Justement sur Leboncoin en ce moment la plus BR des 305 GTX:

https://www.leboncoin.fr/voitures/1427814331.htm/?ca=12_s

Un break suisse injection.

Eric

Le 10/05/2018 à 19:38

Paul, tu écris la 305 de papa pour les nostalgiques et la 305 GTX pour les collectionneurs, moi je suis les deux et sa tombe bien car la dernière voiture que mon père a achetée avant de succomber à une terrible maladie était une 305 GTX break grise métalisée superbe et avec un carractère bien affirmé.
Je crois que si je trouvais la même je pourrais faire une entorse à ma passion de saabiste.

FG

Le 10/05/2018 à 21:33

J’ai appris à conduire sur une 305 GTX bleu cascade, achetée neuve en 1985. Si ma mémoire est bonne, elle coûtait environ 86000 Francs en concession, hors options. Outre l’intérieur cuir ou le toit ouvrant, on pouvait aussi se payer la direction assistée ou la clim pour les plus fortunés !
C’était une bonne voiture, à la direction un peu lourde mais dotée d’un moteur volontaire et d’un chassis bien vissé à la route. Le moelleux des sièges en velours, la technologie d’avant-garde (vitres avant électriques et grosse télécommande marron pour le verrouillage à distance) : c’était un haut de gamme bien agréable.
Elle a été remplacée par une 405 SRi vert Sorrento, toujours un chassis aux petits oignons et un peu plus de puissance à la clé.

Docteur_Oliv

Le 11/05/2018 à 08:25

Je veux bien que tu sois étreint par l’émotion mais il y avait des vitres électriques sur la R 16 TS plus de 15 ans avant!
Verrouillage centralisé sur 16 TX et télécommande PLIP IR sur R25…

J2M

Le 11/05/2018 à 09:47

Sans parler de 93 cv pour 1000kg toute mouillée pour la R16 TX, agrémentée d’une redoutable boîte 5.
J »ai conduit une TS de 69 sur le périph de Lyon il y a qques années, pour un achat qui ne se fit hélas pas.
Particulièrement bien réglée, elle me donna l’occasion de me « faire » une 205 GTI, voiture à la mode, sur quelques feux rouges et sur les 2/300 premiers mètres.
Mamie avait de beaux restes.
Peugeot revenait de loin dans ces années. La firme commençait juste à casser son image de bagnole coincée de la bonne bourgeoisie de province (mettez les qualificatifs dans l’ordre qui vous plait).
J’ose dire que la marque déniaisait enfin ses clients.
Il était moins une.

Bertrand

Le 11/05/2018 à 15:56

Une très jolie Peugeot, me revient en mémoire une gtx blanche du pere d’un ami qui l’a gardé très longtemps, et qui voulait me la vendre à une époque (1997), où elle ne valait plus rien. Suis passé à côté d’une bonne affaire, très certainemen,t et ai acheté à la place une xantia 7 cv ( qui n’avait rien d’une gtx…. mais qui était une voiture sympa).
Aujourd’hui, ce type de véhicule doit être bien dur à trouver.

Docteur_Oliv

Le 11/05/2018 à 17:46

En termes de « modernité la Xantia c’était plus « up to date » ne regrette pas.
7cv c’était le 1,6 l ou le 1,8 ?

Bertrand

Le 12/05/2018 à 20:51

1.8 et 103 bourrins.

Docteur_Oliv

Le 14/05/2018 à 11:47

Les voitures s’étant notablement alourdies à cette époque, le rapport poids puissance n’est plus très sportif.
Mais on peut aussi être surpris par le comportement d’un Moteur
J’ai eu 2 voitures en 2 litres (8 & 16 soupapes ) et la plus agréable était la 8S !
Il faut dire qu’on passait de 122 à 135 cv quoique vendue pour 155…Ma Mi16 sans cata faisait bien ses 160 cv elle !

Wolfgang

Le 11/05/2018 à 23:49

Les concurrentes étaient l’affreuse r18 qui tenait pas le pavé et la jolie solara increvable qui tenait super bien la route. La solara c’etait La meilleure des 3

Coolraoult

Le 12/05/2018 à 08:19

C’est ma première voiture ! Une berline de 85′. Je l’ai toujours mais il faut que je la remette en état, je l’ai quelque peu délaissée faute de temps. Un moteur péchu une boite courte et une bonne tenue de route associé à un très bon confort.

damien vatine

Le 12/05/2018 à 19:08

Bonjour, c’est plus à toi que je m’adresse Paul!

Je remarque très souvent en feuilletant les revues sur les autos anciennes/youngtimer que très souvent, on retrouve à peu près les mêmes article et parfois même, ce sont les mêmes auto. (mais vraiment les mêmes,même proprio) d’une revue à l’autre et souvent sur le même mois de parution….
Je souligne ça car je viens de tomber sur justement une 305 Gtx rouge sur autoplus classique….

Alors qui copie sur qui????

Merci de m’éclairer Paul

J2M

Le 14/05/2018 à 13:08

De la 305 Série I à la série II, de la 104 à la 205 et entre deux générations de 505, toutes les citrouilles se sont faites carrosses en peu d’années.
Je ne sais pas répondre à la question relative au transfert de compétences du bureau d’études de Poissy vers celui de Sochaux. Car les Peugeot d’avant la fusion n’étaient réputées ni pour leur tenue de route (Cf. la polémique à ce sujet dans la presse auto de l’époque) ni pour la vaillance de leurs motorisations.
Je rejoints Wolfgang sur la supériorité des Simca (appelons-les ainsi), en matière de tenue de route et de performances des motorisations.
Avec deux observations : le bond en avant de Simca en termes de liaisons au sol avec la 1100 au milieu des années 60, et le choix de motorisations à course courte et le plus souvent non chemisées sont les deux marques de fabriques de la firme de Poissy.
L’ancêtre caché de l’excellente 305 série II ne serait-elle pas la Simca1100 Ti ?

fc30

Le 14/05/2018 à 13:29

Effectivement la 305, et Peugeot de manière plus générale, a très bien tiré son épingle du jeu : d’une voiture « moyenne » à sa sortie en 1977, il y a eu de gros progrès en particulier à partir du gros restylage de 1982, tandis que la R 18 stagnait et qu’un important concurrent (Simca) était mis hors d’état de nuire…
Ce n’est pas la première fois que je m’interroge sur le lien entre le redressement de Peugeot à partir des années 80 et le rachat de Chrysler Europe trop souvent présenté comme ayant été un boulet, cela fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul.

Carolucem

Le 15/05/2018 à 11:25

Reflexions interessantes ! C’est vrai que la reprise de Simca / Chrysler par Peugeot est réputée calamiteuse, vos 2 commentaires apportent un eclairage different. A creuser…

Phil

Le 15/05/2018 à 14:28

Cette théorie demande effectivement réflexion, mais je ne crois pas que Peugeot est sciemment sacrifié Simca, sinon ils n’auraient pas investi dans la marque Talbot. Bien-sûr, en rachetant la marque, ils ont racheté le savoir-faire et ils auraient eu tord de ne pas en faire profiter toute la gamme. Les Simca/Talbot 1307/1309/1510, Horizon et Solara étaient des véhicules attractifs, au design jugé à l’époque moderne. D’un autre côté, les commerciaux Peugeot devaient vendre du jour au lendemain une marque qui était avant concurrente. Ils ont forcément privilégié leur marque chère à leur coeur, ce qui a précipité les ventes vers le bas. Un manque de communication et d’éducation interne sans doute car aujourd’hui on sait gérer plusieurs marques différentes dans un même groupe. Personnellement je regrette beaucoup l’arrêt de Talbot.

Carolucem

Le 19/05/2018 à 12:05

Renseignements pris, il y a eu beaucoup de mépris des gens de Peugeot envers ceux de Simca. Dans une guerre le vainqueur ne peut avoir de l’estime pour le vaincu. Vae victis ! Pareil quand Peugeot a racheté Citroen.
Pour revenir a la Simca 1100, il faut se souvenir que Simca etait la filiale française de Fiat produisant des modeles (Simca 5 et 8) sous licence. Avant le rachat de Simca par Chrysler, Simca est dirigée par Pigozzi et ses modeles sont soit dérivés de Fiat (par exemple la Simca 1000 est conçue a base de la Fiat 850) soit des Ford suite au rachat de l’usine Ford de Poissy.
La Simca 1100 avec son moteur vif et ses trains roulants efficaces n’echappe pas a la regle : Pigozzi va la ramener d’italie, c’est une création du génial Giacosa (Autobianchi Primula et Fiat 128 entre autres). Bien sur apres le rachat par Chrysler puis Peugeot le BE Fiat ne fera plus rien pour Simca. L’amélioration des Peugeot ne doit donc rien a Simca.

ikloh

Le 15/05/2018 à 09:28

bonjour,

Ça a été ma première auto. la 305 GTX de mon grand père, récupérée à son décès.

modèle AM 86, bleue cascade avec jantes alliage de série, export Afrique avec filtre à air à bain d’huile, climatisation et direction assistée.
j’ai eu depuis 2003 plus de 5 GTX (deux AM85, deux AM86 et une AM87) dont 3 berlines et 2 breaks. et une SRD mais ça compte pas…..lol.

C’est un modèle que je connais très bien et il me reste encore quelques pièces à la maison pour une nouvelle 305 GTX bien sur.

le modèle en 9cv fiscaux est assez intéressant, car le XU9S ou XU92C est très coupleux, il permet de mouvoir la voiture très facilement.
j’ai une 205 GTi en parallèle. il est clair qu’on est pas sur la même philosophie (la 305 berline fait plus de 100kg de plus) mais je suis parti partout avec en vacance avec mon enfant et avec un coffre qui permet d’avaler une quantité de bagages.

C’est vraiment une mal aimée alors qu’elle a permis à Peugeot de garder la tête hors de l’eau (1.8 millions vendus entre 1977 et 1990).

content de la voir réhabilitée même si cela me navre de voir l’inflation sur les prix…..

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