
Un mécanicien détruit une Ferrari F40 mythique lors d’un simple essai routier
Un choc sec, une silhouette rouge sur le flanc, et un nom qui suffit à glacer le sang des passionnés. Une Ferrari F40 accidentée lors d’un simple essai routier, loin d’un circuit, loin d’un excès assumé. 478 chevaux, environ 1 300 exemplaires produits, et une valeur devenue presque indécente. Quand l’icône ultime des années 80 rappelle qu’elle ne pardonne rien. Une Ferrari F40 a été lourdement accidentée lors d’un essai sur route ouverte à Markyate, dans le Hertfordshire, au nord de Londres. L’événement s’est produit en janvier 2025, alors que le véhicule se trouvait en entretien dans un garage dont l’identité n’a pas été communiquée. L’accident est survenu à proximité des locaux de Bell Sport & Classic.
Une F40, même à basse vitesse, n’est jamais anodine
Jeudi après-midi, sur un axe routier ordinaire, la Ferrari F40 est entrée en collision avec un lampadaire en bord de chaussée. Le choc a été suffisamment violent pour coucher la voiture sur le flanc. Le capot avant a été entièrement arraché, laissant apparaître les roues avant, la suspension et le radiateur. Le conducteur, un technicien chargé de l’entretien du véhicule, a été transporté à l’hôpital de Luton et Dunstable pour des blessures qualifiées de légères. La voiture, en revanche, a subi des dommages importants.
La scène a rapidement suscité l’émotion, non pas en raison d’un excès manifeste, mais parce qu’elle impliquait une Ferrari F40. Un modèle connu pour son caractère exigeant et son absence de concessions, conçu à une époque où la performance primait sur toute autre considération.
La dernière Ferrari d’Enzo, et rien d’autre
Présentée en 1987 pour célébrer les 40 ans de la marque, la F40 est la dernière Ferrari lancée du vivant d’Enzo Ferrari. Elle a été pensée sans compromis. Pas de direction assistée, pas d’ABS, ni d’aides électroniques. Sous sa carrosserie en matériaux composites, un V8 biturbo de 2,9 litres développe 478 chevaux, un niveau de performance remarquable pour la fin des années 1980.
La F40 n’a jamais été conçue pour rassurer son conducteur, mais pour l’impliquer pleinement. Son architecture et sa philosophie en font une voiture qui exige une attention constante, en particulier hors d’un environnement contrôlé.
Vieille supercar, contraintes bien réelles
La Ferrari F40 reste une voiture ancienne, avec toutes les contraintes que cela implique. L’absence d’assistances modernes et la conception radicale de l’époque imposent une maîtrise rigoureuse, même lors d’un simple essai routier. Les circonstances exactes de l’accident n’ont pas été précisées par les autorités, et aucune hypothèse officielle n’a été avancée quant à son origine.
Les images diffusées après l’accident montrent néanmoins l’ampleur des dégâts, sans permettre de tirer de conclusions définitives sur la vitesse ou les conditions de conduite au moment de l’impact.
Une valeur devenue presque abstraite
Produite à environ 1 300 exemplaires, la Ferrari F40 est aujourd’hui l’une des pièces les plus convoitées du marché de la collection. Sa valeur dépasse largement le cadre automobile et varie fortement selon l’état et l’historique de chaque exemplaire. Un accident de ce type pose inévitablement la question de la restauration et de la préservation de l’authenticité.
Au-delà du choc matériel, c’est la fragilité d’un patrimoine mécanique exceptionnel qui apparaît, chaque intervention devant composer avec l’histoire et la rareté du modèle.
Une icône qui ne s’est jamais domestiquée
Cet accident rappelle une réalité souvent occultée par le statut quasi mythique de la Ferrari F40. Elle n’est pas une pièce de musée inoffensive, mais une machine radicale, fidèle à la vision d’une époque où la technologie ne venait pas corriger les erreurs humaines.
La F40 continue de fasciner précisément pour cette raison. Elle ne dissimule rien et ne pardonne pas l’approximation, rappelant que même les légendes automobiles exigent un respect absolu.