Guide d'achat Ferrari 308 et 328 d'occasion : versions, cote, pièges et conseils CarJager
En bref : quelle Ferrari 308 ou 328 d'occasion choisir ?
- Le meilleur compromis pour un premier achat : 328 GTS, 40 000 à 60 000 km réels, historique documenté.
- La meilleure valeur pour qui veut conduire : 308 GTB carrosserie acier, 4 carburateurs Weber, 1977-1979.
- Pièce de référence mécanique : 328 GTS pour le bloc Nikasil et sa fiabilité supérieure.
- À éviter : kilométrage faible sans historique de roulage, distribution non documentée, moteur "refait à neuf" sans factures.
Ce guide s'appuie sur l'expérience directe du réseau CarJager, qui a accompagné une soixantaine d'opérations sur ces modèles depuis son lancement, une quarantaine de 308 toutes versions confondues et une vingtaine de 328, pour moitié des achats, pour moitié des ventes assistées. Les cotes, les critères de valeur et les pièges décrits ici viennent de ce terrain : des voitures inspectées, négociées, vendues, et parfois écartées.
C'est le sujet de ce guide d'achat de Ferrari 308 et 328 d'occasion.
Pourquoi la 308 et la 328 restent cohérentes à l'achat aujourd'hui
Ce qui rend ces autos cohérentes au-delà de l'image Magnum, c'est d'abord leur simplicité mécanique réelle. Un V8 atmosphérique, une boîte manuelle, aucune électronique complexe : tout ce qui tombe en panne peut être réparé, les pièces existent, et une dizaine de spécialistes en France maîtrisent parfaitement ces modèles. C'est une Ferrari qu'un bon mécanicien indépendant peut entretenir sans passer par la concession.
C'est aussi un format de GT réellement utilisable : pas trop basse, suffisamment confortable pour une vraie sortie sur route, un gabarit raisonnable en stationnement urbain. C'est rare dans l'univers Ferrari.
La parole de l'expert CarJager Chez CarJager, les vendeurs sont très majoritairement français : Île-de-France, Côte d'Azur, Bretagne et Rhône-Alpes concentrent l'essentiel. C'est cohérent avec l'implantation historique du réseau Pozzi, l'importateur officiel Ferrari en France. Beaucoup d'exemplaires sont donc d'origine française, ce qui est un atout pour l'historique. Nos clients acheteurs sont dans leur grande majorité des passionnés quadragénaires ou cinquantenaires qui ont grandi avec Magnum et qui peuvent aujourd'hui se l'offrir, mais on trouve aussi des collectionneurs purs, et de plus en plus d'acheteurs qui voient ces autos comme un investissement patrimonial.
Le saviez-vous ? À partir de 1980, la série Magnum choisit la 308 GTS pour monture. Cette exposition télévisée a fait rêver toute une génération, aujourd'hui en âge d'acheter la voiture de ses posters. C'est ce qu'on appelle la "prime Magnum", intégrée dans les prix depuis au moins 2020.
La gamme 308/328 : quelle version pour quel usage
La 328 est l'évolution directe de la 308 : même architecture générale, moteur porté à 3,2 litres et fiabilisé par des chemises Nikasil, qui limitent l'usure des cylindres et retardent nettement l'apparition des symptômes d'usure moteur par rapport à la 308.
La parole de l'expert CarJager Pour 90 000 euros de budget total, ma recommandation sans hésiter, c'est une 328 GTS, entre 40 000 et 60 000 kilomètres réels, avec historique documenté. Comptez 75 000 à 80 000 euros à l'achat d'un exemplaire solide, et gardez impérativement 10 000 à 15 000 euros pour une révision préventive complète à la prise en main : distribution, embrayage si le kilométrage le justifie, pneumatiques, fluides. La 328 GTS a le moteur le plus fiable de la gamme grâce aux chemises Nikasil, le toit Targa la rend plus polyvalente à l'usage, et sa cote est plus stable que celle des 308, dont la qualité est très hétérogène selon les exemplaires.
GTB ou GTS : comment trancher
Le choix se résume souvent à l'usage. Une conduite fréquente à deux, par beau temps, plaide pour la GTS : le toit Targa transforme l'expérience et la différence de rigidité avec la GTB reste imperceptible sur route ouverte. Une conduite solitaire, où la pureté de la ligne compte autant que la conduite, plaide pour la GTB, un peu plus rigide et dont la silhouette de coupé reste plus pure pour certains collectionneurs. Sur le terrain, une auto qui s'utilise davantage est une auto qui s'entretient mieux : c'est ce qui fait généralement basculer la décision vers la GTS.
Corrosion et carrosserie : ce qu'il faut inspecter
Sur les 308 à carrosserie acier (1977-1982), la corrosion est le point de vigilance numéro un.
Vérifications cardinales sur la carrosserie
Testeur d'épaisseur de peinture systématique : une couche fraîche efface les cloques visibles pendant 6 à 12 mois, ce qu'un acheteur ne peut pas voir à l'œil nu. Tout dépassement significatif de l'épaisseur standard signale une reprise. Il faut aussi soulever la moquette intérieure, notamment autour des rails de siège : c'est là que l'eau s'accumule et ronge le plancher sans faire de bruit et sans que cela se voit de l'extérieur.
La parole de l'expert CarJager Sur les 308 aciers que nous avons inspectées, environ 60 à 65 % présentaient de la corrosion à traiter, à des degrés très variables. Parmi elles, une dizaine de pour cent avait des atteintes vraiment sérieuses : longeron touché, réparation passée camouflée. Les zones qu'un vendeur professionnel peut dissimuler efficacement, même avec de la bonne volonté apparente, ce sont l'intérieur des caissons de bas de caisse, inaccessibles sans démontage, la jonction plancher-tunnel central sous la moquette, et les zones derrière les passages de roue arrière.
Le premier geste, avant même d'ouvrir le capot, consiste à se placer à un mètre de l'auto et à longer le flanc à hauteur d'œil, en observant la régularité du jeu entre portes, ailes et capot. Une irrégularité de jeu révèle une intervention de carrosserie avant même qu'on touche quoi que ce soit.

Distribution : le point qui décide de tout
Sur ces V8, la courroie de distribution est le poste de vigilance absolu : une courroie vieillie, craquelée, se fragilise et peut lâcher au premier démarrage brusque, avec un risque de casse moteur.
Vérifications cardinales sur la distribution
Absence totale de mention de remplacement dans les factures ou le carnet d'entretien : si aucune ligne "remplacement courroie de distribution" n'apparaît dans les 7 dernières années ou les 30 000 derniers kilomètres, il faut considérer la courroie comme non changée, quel que soit l'aspect extérieur du moteur. Traces d'huile séchée autour du cache de distribution ou des joints de couvre-culasse : l'huile qui atteint la courroie l'attaque chimiquement et accélère sa dégradation, sans que cela se voie de l'extérieur.
La parole de l'expert CarJager Pour un acheteur non expert, la règle pratique est simple : en l'absence de documents prouvant un remplacement récent, intégrez 2 500 à 3 500 euros dans votre budget et faites-le changer avant de prendre la route. Nous avons expertisé une 308 GTB carrosserie fibre de 1977, un exemplaire exceptionnel, carnet Pozzi complet, numéros Matching, qu'on aurait pu valider les yeux fermés, sauf que la distribution n'avait pas été changée depuis 2003, soit vingt ans, pour pratiquement zéro kilomètre parcouru. Le client a acheté, mais après avoir négocié le remplacement complet de la distribution en déduction du prix, soit environ 3 500 euros retirés du tarif annoncé.
Moteur : jusqu'où pousser la confiance
La différence de robustesse entre les deux générations est réelle et constatée sur le terrain.
La parole de l'expert CarJager Sur les 308, à partir de 80 000 à 90 000 km, je commence à voir apparaître des consommations d'huile significatives, des compressions inégales entre cylindres, parfois des rayures légères sur les chemises en aluminium. Au-delà de 100 000 km sur une 308, je demande systématiquement un relevé de compression avant de valider un achat : si le propriétaire refuse ou n'a pas les documents, c'est déjà une information en soi. Sur la 328, avec son bloc Nikasil, ces phénomènes apparaissent environ 20 000 à 30 000 km plus tard : la vigilance accrue s'impose plutôt à partir de 120 000 km. Un moteur de 328 bien entretenu et régulièrement roulé peut dépasser 150 000 km sans intervention majeure. Sur une 308, c'est nettement plus rare.
Sur la version à injection Bosch K-Jetronic (308 GTBi/GTSi, 1980-1982), la maintenance prime sur les défauts structurels. Le système n'aime pas rester inactif ni le carburant moderne, plus agressif pour ses membranes que le SP95 des années 80, et demande un spécialiste qui le connaît vraiment. Le distributeur de carburant, pièce centrale du système, est la plus délicate à trouver en état de fonctionnement, mais des reconstructions existent chez des spécialistes allemands ou américains. Avant de conclure un achat, il faut exiger que le moteur tourne bien au ralenti et à froid.
Faible kilométrage ou auto roulée : ne pas se tromper de priorité
La parole de l'expert CarJager Un exemplaire à 30 000 km immobile depuis dix ans est souvent plus risqué qu'un 80 000 km entretenu et roulé, et je le dis sans ambiguïté. Les joints sèchent et se fissurent sans rouler, les freins se grippent, les pneumatiques vieillissent de l'intérieur et peuvent paraître visuellement corrects tout en étant structurellement hors d'usage, le carburant résiduel dans les circuits se décompose et colmate les injecteurs ou les gicleurs de carburateurs. J'ai vu des autos à 28 000 km affichés qui nécessitaient 15 000 euros de remise en état avant d'être fiables sur route. Face à un vendeur qui met en avant un faible kilométrage comme argument principal, ma question systématique est : quand a-t-elle roulé pour la dernière fois, et combien de kilomètres par an sur les dix dernières années ? Si la réponse est vague, ou si les kilométrages annuels sont inférieurs à 500 km, c'est un signal d'alerte immédiat.
Le faible kilométrage ne vaut quelque chose que si l'auto a été entretenue, réchauffée régulièrement et stockée dans des conditions correctes, et cela doit se documenter par des factures, pas par une simple affirmation.
Châssis, injection Bosch et modifications non documentées
Une déformation légère du berceau de châssis, après un choc, reste indétectable à l'œil nu. Ce qu'un acheteur peut observer sans équipement, c'est une asymétrie des jeux de carrosserie autour des portes et du capot moteur, ou un porte-à-faux visuel entre ailes et portières : des signes qui méritent d'aller plus loin, jusqu'au passage sur pont chez un spécialiste équipé pour mesurer les points de référence du châssis.
Une déformation mineure et localisée, hors zone structurelle, reste rattrapable : comptez 2 000 à 5 000 euros chez un carrossier spécialisé. Une déformation qui touche un longeron ou une zone de fixation des triangles de suspension est en revanche éliminatoire : aucune réparation ne restitue la géométrie d'origine de façon fiable, et l'auto devient très difficile à assurer et à revendre proprement.
Vérifications cardinales sur l'authenticité
Croiser systématiquement les numéros de moteur et de boîte, gravés sur les blocs, avec le certificat de conformité Ferrari : sur ces modèles, ils sont accessibles sans démontage. S'ils ne correspondent pas et que rien ne l'explique dans les documents, c'est rédhibitoire pour un exemplaire présenté comme Matching Numbers. Vérifier également les jantes d'origine référencées par version (Cromodora sur les premières 308, cinq trous sur les 328) : des jantes d'une autre Ferrari, même plus récente, peuvent signaler un accident non déclaré. Une jante de remplacement non documentée entraîne une décote de 5 à 10 %. Un moteur de substitution non documenté entraîne une décote de 20 à 30 % par rapport à un équivalent Matching Numbers, et sort de facto l'auto du marché collection haut de gamme : sur des exemplaires remarquables, l'écart peut dépasser 40 000 euros.
Cote 308/328 : le marché lu par ceux qui la vendent
Les fourchettes publiées, 80 000 à 140 000 euros pour une 328 GTS, reflètent globalement la réalité, mais les extrêmes sont trompeurs. À 80 000 euros, l'auto est présentable mais demandera du travail, avec souvent un historique incomplet. À 140 000 euros, on est sur un exemplaire vraiment exceptionnel : première main documentée, kilométrage certifié, carnet réseau. Le marché réel se concentre entre 90 000 et 115 000 euros pour un bon exemplaire standard bien entretenu.
La parole de l'expert CarJager L'écart entre prix affiché et prix réellement négocié se situe à 8 à 12 % en moyenne sur ces modèles : les vendeurs intègrent une marge de négociation, et les acheteurs bien préparés le savent. Sur des exemplaires où une expertise révèle des défauts documentés, les renégociations peuvent atteindre 15 à 20 %, soit 12 000 à 18 000 euros sur un exemplaire à 100 000 euros.
Les critères qui font le plus varier le prix, par ordre d'impact décroissant : l'historique documenté (carnet Pozzi complet et factures réseau, jusqu'à 15 à 20 % sur le prix d'un exemplaire sans traçabilité comparable), le nombre de propriétaires (une première main bien documentée peut ajouter jusqu'à 5 %), le kilométrage cohérent avec l'entretien (un 60 000 km avec dix ans de factures vaut bien plus qu'un 30 000 km sans document), la couleur (le rouge reste une valeur sûre et liquide, une teinte atypique non d'origine peut coûter 8 à 12 % de décote), et la version (la GTS prime légèrement sur la GTB pour sa praticité Targa, avec un écart modéré de 5 à 8 % sur des exemplaires comparables).
Le saviez-vous ?
La 308 GTB carrosserie acier, version 4 carburateurs Weber (1977-1979), souffre d'une réputation de complexité d'entretien qui fait fuir les acheteurs novices. Un spécialiste qui la connaît ne la craint pas : c'est un réglage délicat, pas un problème insoluble. Elle se négocie encore 20 à 25 % moins cher qu'une 328 équivalente en état, pour une expérience de conduite plus engageante et plus physique. C'est aujourd'hui l'une des meilleures valeurs du marché pour un acheteur qui veut conduire, pas seulement collectionner.
Un marché largement hors plateforme
Entre 25 et 35 % des transactions sur des 308 et 328 de qualité supérieure se font sans jamais passer par une annonce publique. Les clubs (Club Ferrari France, Ferrari Owners Club) fonctionnent comme des places de marché informelles très actives, où des exemplaires remarquables changent de mains après un simple appel téléphonique. C'est un marché auquel CarJager accède via son réseau, et c'est souvent là que se trouvent les meilleures opportunités.
Documents à exiger avant toute décision
Le certificat de conformité Ferrari (libretto) est le document d'identité de l'auto : il atteste les numéros de série, la version exacte et les options d'origine. Sans lui, impossible de vérifier qu'il s'agit bien de la bonne auto, et sa revente future devient plus complexe.
Le carnet d'entretien avec factures sur au moins dix ans doit préciser tampons, dates, kilométrage et nature des interventions. L'absence de factures sur les cinq dernières années est un signal d'alarme immédiat. Un rapport Histovec ou Car Vertical apporte une vérification administrative minimale (sinistres déclarés, cohérence des kilométrages), utile mais pas rédhibitoire si absent. Le carnet Pozzi, quand il est complet, justifie un premium de prix significatif, mais son absence ne disqualifie pas l'auto si d'autres factures couvrent bien l'historique. Le certificat FIVA n'est utile que pour un usage en événements historiques ou une revente ciblée marché collection ; pour un usage courant, c'est un plus, pas un prérequis.
Sur les expertises réalisées par CarJager avant achat, environ 30 % des dossiers aboutissent à une renégociation significative du prix, 10 à 15 % conduisent à déconseiller l'achat de l'exemplaire précis, et le reste aboutit à une acquisition, parfois avec une légère renégociation mineure. Les honoraires d'une expertise complète représentent 500 à 1 000 euros : sur un achat à 100 000 euros, c'est une assurance marginale, et les renégociations obtenues couvrent en moyenne dix fois ce coût.

Combien coûte vraiment une 308 ou une 328 à l'année {#budget}
Pour une 328 GTS solide, comptez entre 95 000 et 125 000 euros tout compris : prix d'achat d'un bon exemplaire (80 000 à 105 000 €), expertise préalable (500 à 1 000 €), révision d'entrée chez un spécialiste (distribution préventive, fluides, freins, courroies auxiliaires : 4 000 à 8 000 €), pneumatiques si nécessaire (1 500 à 2 000 €), carte grise (200 à 400 € selon région), assurance collection première année (600 à 1 200 €), convoyage éventuel (300 à 800 €). Les deux postes les plus systématiquement oubliés par les acheteurs sont les pneumatiques et la révision d'entrée.
Pour un premier acheteur, la première année avec la voiture demande un budget plus élevé : 5 000 à 7 000 euros par an pour les deux premières années, toutes charges comprises. Une fois la voiture connue et l'entretien sérieusement engagé, ce budget redescend, souvent à 2 500 à 3 500 euros les bonnes années.
La parole de l'expert CarJager La Ferrari 308 n'est pas fiable au sens où une voiture moderne l'est. Si vous attendez de monter dedans et de rouler sans y penser, ce n'est pas la bonne auto. En revanche, elle est parfaitement gérable si vous entretenez de façon préventive, si vous avez un spécialiste de confiance que vous voyez régulièrement, et si vous acceptez qu'une Ferrari de quarante ans demande de l'attention. Sur le terrain, les pannes que j'ai vues sont à 80 % liées à du carburant résiduel mal géré, à une courroie jamais changée, ou à une auto restée longtemps immobile, pas à des défauts de conception. Une 308 entretenue sérieusement ne vous laissera pas tomber sur route. Une 308 achetée à l'aveugle sans budget entretien, oui.
Les trois erreurs les plus fréquentes des acheteurs en solo
Acheter sur photo sans inspection physique reste l'erreur la plus coûteuse : les défauts de carrosserie ne se voient pas sur image, les jeux de plancher ne s'évaluent pas à distance, et un vendeur habile cadre ses photos pour éviter les zones problématiques.
Confondre faible kilométrage et bon état constitue l'erreur la plus répandue : un exemplaire immobile se dégrade autrement qu'un exemplaire roulé, mais tout aussi sûrement. Ne pas budgéter la remise en état d'entrée est la troisième erreur : même une auto en très bon état demande le plus souvent une révision de bienvenue de 3 000 à 6 000 euros pour être vraiment sereine.
La parole de l'expert CarJager Le cas le plus coûteux que j'ai vu : un client avait acheté seul une 328 GTS affichant 22 000 km, présentée comme première main, sans expertise préalable. Chez le spécialiste, verdict : distribution à refaire d'urgence, freins entièrement hors d'usage, joints secs partout sur le circuit d'huile, pneumatiques structurellement hors service malgré un aspect correct. L'auto était restée quasi immobile pendant quinze ans après le décès de l'ancien propriétaire. Facture de remise en état : 18 500 euros, sur une auto achetée 85 000 euros. Une expertise à 800 euros lui aurait évité cela, ou lui aurait permis de négocier en conséquence.
L'achat 308/328 sécurisé : la méthode CarJager
Sur ces modèles, la valeur ne se lit ni sur les photos ni dans l'annonce, mais dans le carnet, dans la facture de la dernière distribution, et dans l'état réel de zones que personne ne montre spontanément. C'est précisément l'expérience accumulée qui fait la différence : le réseau CarJager a accompagné une soixantaine d'opérations sur ces modèles, moitié achats, moitié ventes assistées, et connaît les zones exactes où regarder.
Quand un client recherche une 308 ou une 328, la démarche commence en sondant notre réseau de plus de 40 000 collectionneurs et contacts privés, puis, si la configuration recherchée l'exige, les confrères et partenaires à travers l'Europe. Chaque voiture est ensuite inspectée selon les critères propres au modèle : distribution, corrosion, cohérence des numéros, jeux de carrosserie, historique documenté. La transaction est enfin sécurisée par compte séquestre, garantie mécanique et livraison à domicile via le mode de transport de votre choix.
Concrètement, ce que vous gagnez en passant par CarJager :
- L'accès au marché caché. Entre 25 et 35 % des meilleures 308 et 328 se vendent en off-market, entre passionnés. Notre réseau vous ouvre les portes de ce marché discret.
- Une inspection fondée sur le terrain. Distribution, corrosion, matching numbers, jeux de carrosserie : nous savons où se cachent les défauts sur ces modèles précis.
- La sécurisation de vos fonds via un compte séquestre. Votre argent n'est libéré qu'une fois l'auto vérifiée et la transaction validée.
- Une garantie mécanique et une livraison à domicile, partout en France, l'auto prête à rouler.
Pour explorer le marché ou estimer votre auto, parcourez notre sélection de Ferrari d'occasion et de collection.
F.A.Q. Vos questions les plus fréquentes
Quelle est la différence fondamentale entre la 308 et la 328 ?
En une phrase, la 328 est la 308 améliorée sur tous les plans techniques, avec le même ADN visuel mais un moteur plus puissant, plus fiable et plus facile à vivre : 240 chevaux en version quattrovalvole contre 214 chevaux pour la 308 à injection, et un moteur qui vieillit moins vite grâce aux chemises Nikasil. La 308 demande davantage d'implication (réglage des carburateurs, surveillance accrue, acceptation de quelques caprices), tandis que la 328 fait tout cela de façon plus fluide. Pour un premier acheteur, la 328 reste systématiquement le choix le plus raisonnable.
La Ferrari 308 est-elle fiable ?
Non, pas au sens d'une voiture moderne. Elle demande un entretien préventif régulier et un spécialiste de confiance. Bien suivie, elle ne laisse pas tomber son propriétaire sur route : la grande majorité des pannes rencontrées sur le terrain viennent de carburant résiduel mal géré, d'une distribution jamais changée ou d'une longue immobilisation, pas de défauts de conception.
Faut-il se méfier d'un faible kilométrage ?
Oui, sans un historique de roulage documenté. Un exemplaire resté immobile de longues années accumule des faiblesses invisibles (joints secs, freins grippés, pneus structurellement hors d'usage, carburant dégradé dans les circuits) qui coûtent souvent plus cher à corriger qu'un exemplaire régulièrement roulé et entretenu. La question à poser systématiquement au vendeur porte sur le kilométrage annuel réel des dix dernières années, pas sur le chiffre affiché au compteur.
Comment savoir si la distribution a été changée ?
En l'absence de mention explicite dans le carnet ou les factures sur les sept dernières années ou les 30 000 derniers kilomètres, il faut considérer qu'elle n'a pas été changée, quel que soit l'aspect du moteur. Des traces d'huile séchée autour du cache de distribution renforcent le doute. Sans preuve documentée, il faut intégrer 2 500 à 3 500 euros au budget pour la faire remplacer avant de rouler.
GTB ou GTS, laquelle choisir ?
Cela dépend surtout de l'usage. La GTS, grâce à son toit Targa, s'utilise davantage, ce qui en fait souvent une auto mieux entretenue dans la durée : c'est le choix recommandé dans la majorité des cas. La GTB séduit les conducteurs solitaires qui privilégient la pureté d'une silhouette de coupé et une rigidité structurelle légèrement supérieure.
Une 308 ou une 328 est-elle un bon investissement aujourd'hui ?
La prime Magnum est intégrée aux prix depuis au moins 2020, et le cycle de forte hausse observé entre 2015 et 2022 est aujourd'hui terminé. Le marché s'est stabilisé, avec une légère correction sur les exemplaires moyens et une résistance des prix sur les exemplaires irréprochables (carnet complet, première main, kilométrage certifié). Sur cinq ans, un potentiel de hausse modérée, de l'ordre de 10 à 15 %, se dessine sur ces exemplaires haut de gamme, porté par la rareté croissante des autos vraiment propres. Pour les exemplaires standards sans historique solide, les prix devraient rester stables, voire légèrement corrigés. Ce ne sont plus des autos à acheter pour spéculer : ce sont des autos à acheter parce qu'on veut en être propriétaire, et c'est une très bonne raison.
Pour aller plus loin
Pour approfondir la 308 et la 328 avant de vous décider : l'histoire complète de la Ferrari 308 GTB/GTS, chef-d'œuvre d'entrée de gamme, et notre guide complet pour acheter une Ferrari de collection sans risque.


