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Renault Koleos 2: pour occuper le marché

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 6 sept. 2017

Ces derniers mois, je suis allé deux fois en Finlande : en septembre, pour tester le Seat Ateca, et en juin dernier, pour me frotter au Koleos. Quoi de mieux que les routes en terre du grand Nord pour tester des SUV ? De ces escapades finlandaises, voici le premier de la série, le Renault Koleos, 2ème du nom.

Le Samsung QM5 aura sa version Renault, le Koleos

Autant vous le dire tout de suite, le SUV n’est pas ma tasse de thé : je préfère largement les berlines (surtout si elles cachent bien leur jeu), voire les breaks, et je ne crache pas sur des coupés ou des cabriolets. Mais ces gros trucs hauts sur pattes, bon, je vois pas bien l’intérêt. Voilà pourquoi j’ai décidé de m’y frotter, histoire de voir pourquoi un tel engouement sur nos marchés. Et puis, le Koleos de première génération avait été un mystère pour moi, avec son drôle de look et sa diffusion confidentielle. Je voulais donc voir de mes propres yeux, et conduire avec mes pieds et mes mains, la nouvelle mouture qui m’avait semblé beaucoup plus sexy lorsque je l’avais aperçue au salon de Paris ou à Genève.

Le Renault Koleos 1 était fabriqué à Busan, en Corée du Sud. Le Koleos 2 ne déroge pas à la règle

Le premier Koleos fut présenté en 2006 et commercialisé à partir de 2007 en Asie, et 2008 en Europe. A l’origine, le projet n’était pas dédié à Renault, mais bel et bien à la filiale Renault Samsung Motors, dans le giron du constructeur français depuis 2000. Le QM5 (son petit nom en Corée du Sud) devait offrir à la clientèle coréenne en particulier et asiatique en général un SUV pour compléter la gamme (restreinte) composée jusqu’alors de la SM3 (une Nissan Sunny G10 rebadgée), de la SM5 (une Nissan Teana rebadgée, qui sera aussi vendue au Moyen Orient et au Mexique sous le nom de Renault Safrane II, lire aussi : Renault Safrane 2), et de la grande SM7 (dérivée de la Nissan Teana et de la Maxima).

Le Koleos I, lui, dérivait du Nissan X-Trail de l’époque, et répondait aux désirs d’une clientèle asiatique, mais Renault se dit à l’époque qu’il ferait un SUV à bon compte dans sa gamme européenne, et se décida à le commercialiser dans nos contrées sous l’étrange nom de Koleos (il remplaçait, en quelque sorte, le défunt Scenic RX4, lire aussi : Renault Scenic RX4). Que n’a-t-on pas lu sur ce patronyme à l’époque ! En grec ancien, κολεός veut dire fourreau (il a donné le mot coléoptère, insecte dont les ailes sont protégées par élytres comme un fourreau), puis par extension, vagin, voire couille. C’était malheureux, certes, mais il fallait être un peu vicelard pour aller chercher la définition. Le vrai défaut du Koleos n’était pourtant pas son nom, mais la fadeur de son style. Pour la base technique, la plate-forme du X-Trail ne souffrait d’aucun reproche, et les motorisations Renault non plus. Jamais vraiment mis en avant par Renault (sorte de bouche trou en attendant mieux), le Koleos quittait le marché en 2015, après 400 000 exemplaires produits tout de même, dont seulement 100 000 en Europe, et 36 000 en France.

C’est en 2016 que Renault présente sa nouvelle mouture. Il conserve le nom Koleos malgré les ricanements des moqueurs. Pour Renault, l’origine grecque du nom est balayé d’un revers de main, précisant même que le Koleos 1 n’ayant pas démérité, il était normal d’en conserver le nom pour la version 2. Soit, après tout, pourquoi pas, on s’habitue à tout, d’autant que le Koleos 2 est autrement plus sexy. Comme le 1, le 2 est produit en Corée du Sud, à Busan, et est proposé là bas sous le nom de Samsung QM6.

Le Samsung QM6 ressemble à s’y méprendre au Renault Koleos 2

Stylistiquement, le nouveau Koleos est dans la veine de ce que présente Renault depuis quelques temps. Toujours basé sur une base de X-Trail (mais le dernier modèle hein!), il reprend habilement les codes déjà vus sur la Talisman (lire aussi : Renault Talisman) ou sur la Mégane (lire aussi : Renault Mégane IV). Pour être franc, je l’ai trouvé assez réussi, bien qu’assez consensuel. Il semble relever de la même philosophie que la Talisman : un modèle de transition, sérieux, séduisant même, fait pour occuper le marché sans chercher à le dominer, en attendant, peut-être, de faire mieux la prochaine fois. Une stratégie pas si idiote qui a valu à Audi de monter en gamme. Pour une fois, Renault n’efface pas tout pour recommencer, mais cherche à durer, s’installer sur des créneaux qui ne lui sont pas naturels, en espérant, petit à petit, s’imposer à l’avenir avec des modèles plus légitimes.

De toute façon, aujourd’hui, la clientèle veut du SUV, alors on lui en donne. Pour le Koleos, il s’agit de la version SUV du haut de gamme Renault, aux côtés de l’Espace (lire aussi : Renault Espace V) et de la Talisman. Dans cette optique, il n’est proposé qu’en version 5 places. Normal, les versions familiales 7 places sont l’apanage du nouveau Scenic (lire aussi : Renault Scenic 4) et du Kadjar.

Le Koleos 2 est proposé en version 2 ou 4 roues motrices. En France, point d’essence, que du diesel avec le 1.6 Dci 130 et le 2.0 Dci 175. Dommage à l’heure où le diesel perd du terrain, de ne pas offrir la possibilité d’un moteur essence, d’autant qu’en Asie, on trouve des Koleos équipés d’un 2 litres 16v de 145 ch et d’un 2.5 16v de 180 chevaux. Ces moteurs sont couplés à la nouvelle boîte X-Tronic, un boîte à convertisseur de couple (type CVT) très prisée des asiatiques, moins des européens. Pourtant, à l’usage, elle s’avère plutôt agréable : enfin disons qu’elle fait le job, particulièrement pour une clientèle pépère, un peu âgée, qui ne demande qu’à rouler sans rechercher le plaisir de conduire.

Paradoxalement, cette boîte s’avère particulièrement intéressante en tout terrain. Oui, en version 4WD, le Koleos est un excellent franchisseur : nous avons pu le tester sur un terrain dédié aux 4×4, le Koleos franchit tous les obstacles, et cette fameuse boîte permet d’y arriver en toute fluidité. Etonnant quand on sait que très peu de clients sortiront des terrains balisés et bitumés.

En Finlande, nous avons pu faire pas mal de kilomètres, sur route ou sur terre, et il faut bien l’avouer, que ce soit en Dci 130 ou Dci 175, le Koleos est agréable, d’autant qu’en finition Intens ou Initiale, il est confortable et bien équipé. Sûrement moins glamour que certains de ces concurrents, ou moins rassurant, voire moins performant, il n’a cependant pas à rougir et a une petite place à prendre pour ceux qui veulent rouler français (bon, ok, il est fabriqué en Corée, mais le losange donne le change), ou qui refusent de rentrer dans le côté « m’as-tu-vu » de certains SUV. Sans vraiment me faire changer d’avis sur les SUV en général, le Koleos s’en sort plutôt bien. A vous de voir !

Photos: Paul Clément-Collin et Renault


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