Alfa Romeo : quel avenir pour la marque au Biscione ?

Mardi 29 mai 2018
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Alfa Romeo est une marque à part sur le marché automobile, avec sa tripotée d’alfistes (pas toujours très gentils avec leur marque de cœur, qui aime bien châtie bien) sa litanie de poncifs, sa succession d’espoirs et de déceptions, bref, une marque qui réussit l’impensable : devoir se réinventer pour survivre avec un rythme d’horloger, comme si tout gâcher une fois la reconquête des cœurs établie (à défaut du marché) était une marque de fabrique. A la fin des années 80, le Biscione était au plus bas, mais quelques coups de génie plus tard (GTV 916, 156), on saluait son retour… Les années 2000 furent moins spectaculaires (malgré la 159, la Brera ou la 8C), jusqu’aux années 2010 où la marque fut réduite à la plus simple expression (avec un petit coup d’éclat dénommé 4C). Avec le retour d’une vraie berline (la Giulia) et l’arrivée d’un SUV salué par la critique (le Stelvio), le bilan est pourtant mitigé. Alors verre d’eau à moitié plein ou à moitié vide ?

Chaque décennie ou presque, Alfa Romeo a du se réinventer, par manque de moyens, parfois, d’ambition, souvent, voire des deux dans la plupart des cas. Mais chaque décennie nous a livré des voitures dignes de figurer au Panthéon automobile avec une particularité : ne jamais proposer la meilleure voiture, mais toujours la plus attachante. L’histoire d’Alfa est parsemée d’échecs, parfois lourds de conséquences (l’Alfa 6, par exemple, ou l’Arna, dans les 80’s), de produits à moitié finis ou vieillissant (la 33, la 75), et la plupart du temps dotés d’une finition « à l’italienne », mais à chaque fois, la marque a trouvé ses afficionados lui permettant de relever le défi suivant.

Même quand la marque devait, par le hasard des achats, transformer une voiture déjà créée en produit Alfa, elle en sortait un truc spécifique, comme la 164. Même quand le design n’était pas là, et que la propulsion s’était fait la malle, elle lançait une 155 aguichante. Et quand le coup de génie de Walter da Silva s’alliait à des moteurs de feu, on frôlait la perfection avec la 156. Et puis… et puis malgré les coups d’esbroufe (8C, 4C) voués à des ventes confidentielles, le feu sacré s’était éteint. Jusqu’à ce que, contredisant les sceptiques, l’ami Sergio Marchionne sorte de sa manche une Giulia épatante, et un Stelvio qui donnerait presque envie d’avoir un SUV.

Oui mais voilà, avec des chiffres de vente tombés, en 2015, à 75 000 exemplaires, on était pas loin de l’arrêt cardiaque : à l’époque, Lancia, avec juste l’Ypsilon, talonnait encore les 100 000 ex, on sait ce qu’il en est aujourd’hui. Il fallait avoir de l’espoir (et croire en son produit) pour penser que la machine pouvait être relancée avec des produits vieillissants et deux nouveaux modèles (Giulia et Stelvio) dans les cartons, emblématiques certes, mais sur des créneaux extrêmement concurrentiels, et aux volumes moins importants que dans les gammes inférieurs. Où en est-on aujourd’hui ?

En 2016, Alfa a vendu 93 117 exemplaires (année du lancement de la Giulia) tandis qu’en 2017 (lancement du Stelvio), les ventes montaient à 150 722 voitures. Avouez que c’est pas mal, avec un doublement des vente en 2 ans ? Et un Stelvio qui semble convaincre sans avoir encore pu montrer tous ses talents sur une année pleine.

Alors où est le problème avec Alfa ? Dans l’absolu la progression est notable, voire exceptionnelle, mais il en est toujours qui s’inquiètent, ou qui voient le mauvais côté des choses : un marché américain qui, avec 12 000 ventes, n’est pas le pourvoyeur espéré, et un marché chinois qui, comme pour DS (lire aussi : DS, une marque en voie de disparition ?) s’avère plus que décevant : inexistant. En fait, le décalage s’est produit à force de déclaration de Marchionne justement, qu’on peut, selon le prisme, prendre pour le sauveur d’Alfa (remember Lancia) ou son fossoyeur (un objectif à 400 000 ventes inimaginable aujourd’hui, et un plan produit réduit à peau de chagrin).

On touche du doigt le problème : Giulia comme Stelvio font le job, aussi bien qu’il leur était possible de faire, et parfois mieux que des concurrents (Jaguar XE par exemple, en Europe ou aux USA). Mieux, l’essentiel se fait avec une berline (sur l’année 2017 en tout cas) et quand on voit les ambitions mesurées de PSA avec une 508 nettement moins motorisée et traction de surcroît (lire aussi : Peugeot 508), on se dit qu’il y a de la place pour une concurrence non-allemande sur le créneau de la berline sportive (ou à image sportive, la QV et ses 510 chevaux ne représentant qu’une infime part des ventes). Mais à côté de cela ? Rien : ni break (indispensable sur ce segment, Volvo le prouve, la 156 et la 159 avaient fait la démonstration en leur temps), un coupé (pourquoi pas ? Les coûts de développement sur la même plate-forme vs le gain en image), un SUV plus petit (c’est pas ma came, mais ça se vend, cf Volvo ou Jaguar), et surtout, le remplacement des MiTo et Giulietta en fin de vie et sans sex-appeal (du moins aujourd’hui).

C’est en fait là que le bât blesse : les voitures (Giulia et Stelvio réunis) ont conquis la presse (je n’ai pas pu essayer, n’ayant pas été invité à les tester, mais cela m’a été confirmé par des journalistes chevronnés), mais les effets de manche de Marchionne semblent brouiller les cartes à chaque annonce. Le nouveau plan produit doit être annoncé début juin, mais le groupe Fiat a-t-il les moyens de ses ambitions, tant en terme de moyens R&D, de production, de marketing ou de réseau ? L’objectif de 150 000 ventes aux USA était-il crédible alors que la marque repartait de zéro (avec 12 000 ventes l’année dernière, c’est déjà un exploit pour une marque sans réelle histoire là-bas, mais insuffisant pour insuffler la croissance nécessaire aux objectifs démesurés).

Quelques motifs d’espérer cependant : deux produits qui séduisent les alfistes (d’une part) et les autres (ce qui n’était pas une mince affaire) ; deux produits tendance « premium-sportif » qui ne se vendent pas si mal malgré tout (et on attend les chiffres du Stelvio sur 2018, sans doute supérieurs à ceux de la Giulia en 2017, de quoi aller tutoyer les 200 000 ventes annuelles) et qui génèrent plus de marge que la MiTo et la Giulietta (enfin, à terme, une fois les investissements amortis). Surtout, un potentiel, puisque seul le haut de gamme a été rénové.

En fait, le problème d’Alfa, c’est sans doute FCA, et par conséquent Marchionne. Depuis des années, il semble acté que le groupe se vendrait à la découpe pour satisfaire un actionnariat résolu à se désengager de l’activité historique. La vision court-termiste de la famille Agnelli est l’exact inverse d’une famille Peugeot prête à se retrouver diluée pour pérenniser voire relancer la marque, prête à faire fi des bénéfices pour renouer avec la croissance.

Les marques qui se relancent aujourd’hui, JLR et Volvo, PSA ensuite, sont celles qui ont le mieux analyser le marché dans son ensemble, et répondu avec leurs qualités, mais aussi des moyens venus d’ailleurs (Chine, Inde) : tout n’est pas parfait, mais ces 3 groupes ont du réfléchir à leur ADN, leur portefeuille de marques, et sont repartis à l’offensive tant sur le plan du produit que des opportunités capitalistiques (PSA rachetant Opel, lire aussi : PSA rachète Opel).

FCA, dans sa logique, semble englué et sans ressort : seule Jeep paraît disposer de l’envie nécessaire (et sans doute portée par un marché du SUV florissant), tandis que Maserati végète, que Fiat ne vit plus que sur la 500 (du moins en Europe), que Chrysler n’existe déjà presque plus, que Lancia est morte et qu’Alfa Romeo ne semble là que pour attirer un investisseur potentiel qui risque de ne pas venir face à l’absence de vision.

En réalité, donc, le problème n’est pas Alfa, qui, avec un peu de moyens supplémentaires, pourrait connaître un succès à la Volvo : las, la politique du groupe ne lui donne que le strict minimum pour attirer le chaland au bord de la route, malgré de bons produits. Une politique qui n’a jamais rien donné de bon, et que d’autres marques ont payé cher (Saab, Lancia, pour rester en Europe). Ce n’est donc pas Alfa qu’il faut blâmer, et qui ne s’en sort pas si mal étant donné le contexte, avec des ventes en croissance, mais bel est bien le groupe FCA ! Voir le verre à moitié plein, ou à moitié vide ? Tout dépend qui tire le vin, et qui le boit jusqu’à la lie !

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36 commentaires

Miss280ch

Le 29/05/2018 à 16:59

Je partage assez ton avis Alfa fait des beaux produits (je vais d’ailleurs en tester une prochainement car ça manquait sur mon blog), mais subi l’image et la stratégie chaotique du groupe … c’est dommage!

Bern

Le 29/05/2018 à 17:00

Le but de FCA a Tele Est de se débarrasser de Fiat qui ne rapporte rien et de juste garder un groupe premium qui peut marger, c’est à dire Alfa+Maserati+Jeep..

Le reste, ça detourne l’attention.

La plateforme Giorgio va être déclinée à toutes les sauces. Quant à la Giulia break, ça n’intéresse que l’Europe alors que Sergio pense d’abord aux US et Asie.

Nicolas

Le 29/05/2018 à 17:46

J’aime beaucoup Alfa cette marque si différente… J’aime beaucoup toutes leurs supercars à différents niveaux produites en faibles quantités au cours des années, j’aime beaucoup également tous leurs coupés mythiques assez proches de nous des 70′, des 80′.
Mais de grâce , et surtout pas vous SVP qui êtes aussi si différents, cessez (comme beaucoup de confrères journalistes qui adorent se défouler sur Alfa parce que ça fait bien, que c’est pas allemand, et qu’ils sont « moins » forts que les allemands…), de grâce cessez de sans arrêt critiquer les « petites » et moyennnes » gammes actuelles soi disant sans reflet, image, peps ou je ne sais quoi de soi disant Fiat transformée… Les MiTo et Giulietta ont quand même super bien fait le job (essayez les…) elles ont ce caractère attachant que vous citez, sont bien différentes de Clio, Mégane, 308 ou autres Golf, et ce sont bien elles qui ont fait vivre la marque depuis 10 ans, les clients acheteurs d’Alfa ne sont pas tous Rotshchild, mais souhaitent rouler dans une marque mythique oui, et une Giulietta 1.4 turbo d’aujoud’hui fait vraiment l’affaire, présente très bien, se voit fiable et qualitative… Voyez la MiTo que vous publiez en photo, est elle si fade que vous le dites??!!!!! allons allons un peu de raison… On ne dit pas chez Bmw qu’une série 2 active tourer a un moteur trois cylindes de mini, est une traction avant,… Alors respectons TOUTES les Alfa parce que sont toutes des Alfa à part entière…parce que ce sont celles çi qui sont « achetables » par 80% des clients potentiels (on ne roule pas tous en V6 Busso non non..) mais nous entretenons la passion, le mythe, la marque !!
Quia aurait parier sur une Alfasud en 1985 ? (même si techniquement elle innovait fort autre temps autre business), mais tout de même c’était une Alfa populaire (1,1;1.3,..) déjà très critiquée en son temps, et pourtant une Ti aujourdhui est recherchée, fait partie de la grande famille..
Alfatisquement vôtre

Fabrice

Le 30/05/2018 à 09:21

Tellement d’accord avec vous. Et puis tous les matins, voir le Biscione au centre du volant ça vous met de bonne humeur et ça, ça n’a pas de prix!

DAfatfab

Le 01/06/2018 à 12:17

Oh que oui………………j’adore !

Oussama Guellouz

Le 23/06/2018 à 11:54

Je partage entièrement votre avis, ayant une GT, je descends parfois au garage mal dans ma peau, je retrouve le sourire dès que je l’aperçois…

Julien

Le 29/05/2018 à 17:54

La débacle FCA n’est à mes yeux qu’un n-ième épisode de la gestion désastreuse d’un groupe automobile « à l’américaine ».

Quel continent prèsente la plus forte disparition de grandes marques ces derniers 30 ans? Plymouth, Oldsmobile, Pontiac, Saturn, Mercury…

J’ignore si c’est lié à la culture très « utilitaire » de la voiture ancrée dans les gènes US depuis la Ford T ou au capitalisme local mais cette gestion se distingue par un court-termisme affolant et un marketing poussé à l’absurde… rebadger des Daewoo coréennes en Chevrolet, qui y aurait pensé sérieusement?

Le cas Lancia est malheureusement révélateur… plutôt que se concentrer précisèment sur l’ADN de la marque (Qui se souvient du concept Fulvia de 2007?), FCA a préféré du court terme, tellement simpliste: rebadger les Chrysler… marque qui n’avait strictement rien à voir, ni historiquement, ni stylistiquement,… le résultat: disparition de 2 marques emblèmatiques.

Les débacles de Saab, Opel ou… Alfa démontrent ce qu’il arrive quand un groupe US met le grapin sur un constructeur européen.

On en viendrait presque à espérer une reprise « chinoise » pour les survivants du groupe Fiat…

24heures

Le 29/05/2018 à 20:20

Je suis complètement d’accord avec cette analyse… ainsi hélas qu’avec celle de Paul qui brosse un tableau bien sombre mais réaliste de la situation.
Mes autos préférées sont les anglaises et les italiennes (toutes) mais il faut bien constater que le plan produit est d’une pauvreté absolue au fil des années.
En réponse à un post plus haut, les Mito et Giullietta ne sont pas de mauvaises voitures intrinsèquement. Ce qui est remis en cause, c’est leur âge (10 ans pour l’une, 8 ans pour l’autre! Seule la DS 3 est aussi âgée dans ces segments…)
Se souvenir qu’une rumeur avait couru d’un rachat d’Alfa par VW. Mais c’était avant le dieselgate, les priorités ont changé depuis…
Si c’était bradé, pourquoi pas un rachat par PSA? Je suis sûr qu’ils auraient matière à s’éclater sur le sujet.
Ceci étant, une marque qui co-brande une F1 ne peut pas être complètement moribonde…

Le tout

Le 29/05/2018 à 19:19

Bonjour,
Les alfa sont sublimes de l intérieur comme de l extérieur,mais sans suite….
Exemple ils y avait tout un panel 147,159,159 break,Brera,gt bref du beau matos puis…..rien !
Plusieurs années sans 159 et sans remplacente,la Brera et la GT non plus (la 4 C c est pas le même budget ni un coupé grand tourisme)
J ai eu une gtv, puis une Brera et…..je vais aller voir ailleurs puisque rien ne les remplacent…..
Dommage

Dubcek

Le 29/05/2018 à 19:58

Une info révélatrice (selon moi) : le motor village du bas des champs elysées est désormais un showroom Jeep… on voit bien où on va …

Fred

Le 30/05/2018 à 15:14

Info éronée : Le Motorvillage sur les Champs n’est pas un showroom jeep, mais bien la vitrine du groupe FCA qui propose des expos thématiques. La dernière expo était en effet consacrée à Jeep (normal vu les nouveaux produits: Wrangler, Restyling du Cherokee et Compass)…mais juste avant, c’était sur le carnaval de Venise avec l’exposition de produit fiat, abarth,

DENIS

Le 29/05/2018 à 21:53

Que des pessimistes ici…C’est magistral d’avoir réussi la fusion Fiat-Chrysler.
La renaissance prudente d’Alfa est une gestion en bon père de famille pendant ce temps, Jaguar licencie déjà en masse…

Quelques chiffres :

Le groupe FCA a annoncé un chiffre d’affaires (CA) de 27 milliards d’€, un chiffre légèrement en baisse (-2 %) par rapport au 1er trimestre de l’an dernier (27,7 milliards d’€) mais qui augmente de +9 % à taux de change constant.

Le bénéfice d’exploitation ajusté (Ebit), c’est-à-dire avant intérêts et impôts, s’établit, lui, à 1,611 milliard d’€, soit + 5 % par rapport à la même période de l’an dernier. A noter que ce résultat trimestriel est supérieur à celui de General Motors. La marge liée à ce bénéfice s’élève à 6 % (contre 5,5 % au 1er trimestre de l’an dernier).

Le bénéfice net, lui, s’établit à 1 milliard d’€, contre 671 millions sur la même période de l’an dernier, soit + 55 % sur un an ! Le résultat, selon le groupe, de la réforme fiscale de l’administration Trump.

Concernant la dette industrielle, elle a encore fondu, passant de 2,4 milliards d’€ fin décembre 2017 à 1.3 milliards fin mars 2018, soit 1 milliard encore effacé !

Les liquidités disponibles (trésorerie cash et lignes de crédit) s’établissent à 19,4 milliards (contre 20.4 milliards fin 2017).

Enfin, les livraisons du groupe sont en augmentation de +5 % par rapport à la même période de l’an passé, s’établissant à 1,2 million de véhicules, principalement grâce à la croissance des marchés nord-américains et sud-américains et à Jeep, dont la croissance s’est établie sur la période à +37 %.

Jérôme

Le 29/05/2018 à 22:31

Très bonne analyse, juste et réfléchie, ce n’est pas surprenant de la part de Paul mais c’est suffisamment rare dans la presse auto, surtout quand on parle d’Alfa, pour être souligné.
J’ai conduit Giulia et Stelvio en diesel et en QV 510 cv. J’ ai aussi conduit des concurrentes, berlines et SUV ( Mercedes, BMW, Lexus).
Objectivement, l’expérience de conduite d’une de ces Alfa est un moment extraordinaire, et pas seulement sur les versions hautes.
C’est juste mieux.
Les chiffres de vente prouvent d’ailleurs que les clients adhèrent (Alfa vend 2 fois plus que Lexus en Europe et talonne Jaguar aux USA par exemple), et les parcs VO des concessionnaires Alfa ressemblent de plus en plus à des parcs multimarques Allemandes !
Mais il y a un vrai problème de lisibilité de la stratégie produit c’est vrai.
Pour moi on ne peut pas vraiment jeter la pierre à Marchionne : il avait pour mission de sauver l’empire Fiat et de le rendre rentable et c’est ce qu’il a formidablement bien fait.
Mais Sergio n’est pas un homme de produit c’est un financier. Il faut donc espérer que son successeur soit un « petrolhead » comme dit Clarkson afin que cette sublime maison reprenne toute sa place. Il se murmure qu’Alfredo Altavilla tiendrait la corde ce qui serait une très bonne nouvelle.
Ça permettrait d’exploiter la plateforme Giorgio à fond, il n’est pas trop tard pour une Giulia SW et une Nuova Giulietta propulsion flanquée d’in clone SUV est parfaitement envisageable aussi.
Ceci en plus du coupé et du gros SUV qui seront annoncés dans 48 heures bien sûr et on commence à avoir une gamme crédible.
Je suis optimiste, Alfa a de l’avenir !

Thevenin

Le 29/05/2018 à 22:31

Alfiste de toujours, passionné par la marque grâce à mes oncles, je roule aujourd’hui en allemande (X1 pour le boulot et Cayman S pour le fun). Et pourtant, j’ai roulé enfant en 1750 gt, en alfetta et en GTV 2,0.
J’ai eu deux 156 sportwagon 2,4, le premier un vrai dragster, deux 147 attachantes, une 159 TI et encore aujourd’hui une Giulietta 120 TCT. Elle est pleine de défauts, je la déteste parfois mais elle vaut deux fois mon X1. Au volant vous avez la banane, elle se place au cm, elle donne tout ce qu’elle a.
Ma prochaine voiture de travail sera vraisemblablement une Giulia, parce que le cuoro sportive, est encore vivant.
Une Alfa n’a pas l’ergonomie d’une Audi, le confort d’une Peugeot, le moteur d’une BMW, le brio General d’une Porsche.
Mais au volant vous êtes vivant et pour un budget raisonnable. Forza, Alfa!

Sam

Le 30/05/2018 à 09:30

Je partage exactement votre avis! Ma vieille 159 q4: quand je l’a regarde je me dis que pour 10 ans d’âge quelle ligne, quand je l’a conduit j’ai la banane, et quand je vais chez le mecano je me dis «p… je vais encore y laisser un bras». Pourtant je ne veux pas la changer… si par une Giulia. Mon beau père roule en Skoda octavia, meilleure sur tous les plans c’est évident, mais je n’en voudrais pas…
Sinon l’analyse de Paul est parfaite.

Alain

Le 30/05/2018 à 20:50

Meilleure peut-être (encore que), mais surtout ne possède pas ou plutôt possède un look trop passe partout, au contraire d’une 159.
J’ai une Octavia et je trouve qu’elle n’a pas d’âme, pas de fantaisie.

DAfatfab

Le 01/06/2018 à 12:24

Vous avez failli me faire pleurer… On m’a offert a l’époque le stage « GTA » de pilotage d’une journée, cela restera gravé en moi toute ma vie. je n’ai eu que des diesel chez Alfa (147 115cv, 147 140cv (cette patate de malade), et là 159 170cv) mais quelle élégance, quelle tenue de route…

MacGivre

Le 30/05/2018 à 09:29

Il ne faut pas oublier le prix de l’entretien :
les pièces détachées d’Alfa ont toujours été très chères, a juste raison ?
Dans le garage Fiat-Alfa-Lancia près de chez moi, les tarifs de mains d’oeuvres à l’heure sont 50% plus cher pour… Alfa ! Pourquoi ? Ce sont les même mécanos !
A quoi sert le regroupement des marques si on ne peut pas profiter de prix alignés ?

Cabotin

Le 30/05/2018 à 19:04

Avec un peu de chance, si c’est comme pour DS, ils vont t’inviter pour l’essai d’une Quadrifoglio !

MadMax

Le 30/05/2018 à 21:35

Quand j’ai vu la photo d’une Alfa ça ma fait un choc. Un peu comme quand on recroise une ex dont on est toujours épris…

J’ai connu Alfa avec une Gtv 916 V6 turbo paternelle en tant que passager… puis une 146… toujours passager et enfin la 156 SW qui fut la première que j’aie conduite. Ma mère a eu quant à elle une 147, puis une 159 et une MiTo. Enfin après une période de disette le paternel se fait 3 Giulietta à la suite.
Précision : il était collaborateur Fiat.
J’ai donc conduit toutes les Alfa familiales à l’exception des 146 et GTV.

J’ai toujours été amoureux de cette marque et de ces voitures.

Quand les journalistes disaient que c’étaient des FIAT rebadgées c’était faux. La 146 par exemple n avait pas la même boîte que la Bravo (en Jtd) et passait plus de couple.

La MiTo n’a rien à voir avec une Punto en termes de liaisons au sol…

On épiloguera sur les défauts… ceux qui font qu’une voiture est vivante et qu’elle procure de l’émotion. Et c’est la définition d’Alfa.

Le problème étant jusqu’à lors le manque de cohérence de gamme, voire de gamme tout court et aussi de réseau.

Mon père voulait se faire reprendre sa Giulietta pour une Giulia. Réponse du réseau : trop sur parcs. Cela s’est fini chez Skoda avec une Superb. Qui est très bien finie, très bien équipée… mais est froide comme la glace. Ne procure aucune émotion…

L’Alfa ça vit, ça respire.

Maintenant Marchione a récupéré un groupe à l’agonie qu’il a sauvé de la faillite. Le chemin est très long et ça nous a coûté la perte de Lancia. Il semblerait que la voie de la guérison soit trouvée. Mais cela ne se fera pas en un jour.

Les italiens ont ceci que ce sont des génies mais qu’ils sont capables du pire comme du meilleur. Donnez une marque moribonde a VW (en l’occurrence SKODA) ils en font une machine à cash.

Fiat reprend Lancia à qui l’automobile doit de belles avancées technologiques et qui reste aujourd’hui la marque la plus titrée en rallye et la fait disparaître.

Les passionnés d’automobile dont je fais partie ne pardonneront jamais à Fiat ce crime car c’en est un.

Les problèmes remontent à loin et sont le résultat d’années d’errance et de mauvais choix. Redresser la barre sera dur mais j’y crois. Il faut travailler le réseau qui est certainement l’un des pires et la relation client, il faudra aller se battre pour chercher des clients, il faudra être patient.

Par ce que si nous avions tous des allemandes que le paysage automobile serait triste !

Parfois j’aimerais que les chinois rachètent ce groupe car ils insuffleraient les capitaux manquants. Mais qu’il reste italien lui permettrait de ne pas perdre son âme.

On peut ne pas aimer les voitire italiennes. Reconnaissons leur les avancées technologies qui sont encore en usage aujourd’hui (diesel à rampe commune, démocratisation de la boîte 5, développement du calage variable-meme si Honda l’a perfectionné, développement du MultiAir (pas twinAIR) qui est un super moteur, pour ne citer que les plus récentes).

La conclusion est logique… Forza Alfa !

Gérald

Le 30/05/2018 à 23:59

Ma 146 acheté avec 5000 kms avait encore le boxer de l’Alfasud ! J’adorai sa sonorité si attachante, c’était une très bonne auto la 146, comme la 145… à collectionner avant qu’elle ne soit introuvable.
Ce qui me peine le plus aujourd’hui c’est qu’il n’y a pas de Spider…Alfa sans cabriolet, c’est le Biscione sans la croix de Milan…

MadMax

Le 31/05/2018 à 07:48

J’ai d’ailleurs vu une magnifique 146 ti il y a peu sur un site d’annonce à un prix très raisonnable au vu de l’état de l’auto et de son entretien. Failli craquer… c’est ma madeleine de Proust la 146. Et c’est vrai que les premières (moins bien finies que les séries 2) représentent une sorte d’idéal avec le boxer mais une qualité de fabrication (et anricorrosion) bien supérieures à l’Alfasud.
Si mes sources sont exactes la 124 spider devait être dévolue à Alfa mais n’a pas été conservée car traction. Reste la 4C cabrio mais inutilisable au quotidien.
Non il faut une propu sur base Giorgio dans l’esprit du Spider (l’original).

Greg

Le 31/05/2018 à 09:50

Ferdinand PIËCH avait très ouvertement demandé à la direction de FIAT:
« si vous ne faites rien d’Alfa Roméo, vendez-la moi, on saura quoi faire! »
Les Italiens ont refusé mais se sont fait chiper Walter Da Silva.
Sa mission: insuffler de la « latinité » et de « l’auto emocion » à SEAT qui végétait!
Une décennie après, Alfa en est malheureusement toujours au même point alors qu’elle devrait pouvoir rivaliser avec BMW.
Bon.
On a donc une nouvelle Giulia face à la berline Série 3 (qui existe aussi en break Touring, en coupé Série 4 et en « coupé 4 portes » Série 4 GT) et un nouveau SUV Stelvio face au BMW X3.
Si c’est là le cœur de marché, pourquoi pas, je ne suis pas expert en la matière, mais ça me semble un peu court en effet?

Greg

Le 31/05/2018 à 10:18

AH ben tiens, vu pas plus tard que maintenant sur Jalopnik:
« Le plan de sortie de Sergio Marchionne pour Fiat Chrysler: moins de Fiat et Chrysler, plus de Jeep »
https://jalopnik.com/sergio-marchionnes-reported-exit-plan-for-fiat-chrysler-1826419983

Morceaux choisis:
« Le PDG Sergio Marchionne, proche de la retraite, va apparemment réduire la part des petites voitures et augmenter sur les grandes et luxueuses. cela signifie moins de Fiat et de Chrysler.
Cette déclaration, qui vient de Bloomberg et cite des sources anonymes, indique que la dernière action de Marchionne en tant que boss serait de miser l’avenir du constructeur sur les SUV Jeep et les voitures de luxe Maserati en réduisant la part des « marques propres » [Fiat et Chrysler qui donnent leur nom au groupe FCA].
le plan officiel sera dévoilé en février ».
.
L’expansion serait sous-tendue au déploiement global de gros modèles Jeep et Ram [Dodge].
Le constructeur considère aussi le regroupement d’Alfa Romeo et Maserati comme une seule division dans les rapports financiers de Fiat.
Combiner les marques haut de gamme serait vu par les investisseurs comme un premier par vers un éventuel [spinoff = avantage inattendu].
.
En conséquence, la marque Fiat est vouée à se réduire aux 500 et Panda, avec des ventes limitées en Europe, au Brésil et sur quelques marchés émergents »
.
Développer Jeep aurait certainement du sens, car ce sont les plus fortes ventes, et la marque la plus précieuse, que FCA ait actuellement à offrir.
Il y avait des discussions au mois d’août, disant que FCA pensait à vendre Jeep à un constructeur Chinois, Ce qui aurait était très bête.
Jeep est la vache à lait; la vendre serait un suicide financier. »
.
« Et de toutes façons ,vous êtes au courant?
Les petites voitures disparaissent parce que personne ne les achète.
FCA a déjà tué les Dodge Dart et Chrysler 200.
Ce changement ne serait qu’un nouveau pas sur une route que FCA suit déjà ».
->
Conclusion: dans la stratégie globale de FCA, faut pas s’attendre à ce que la petite Mito ait une remplaçante.
Pour la Giulietta c’est pas gagné non plus.
On va plutôt vers une montée en gamme, en synergie avec Maserati…

Choco

Le 31/05/2018 à 11:54

Ton article sur Alfa nous ramène immanquablement à FCA : c’est vrai qu’elle est compliquée à comprendre la stratégie de FCA et son emblématique patron.
Alors qu’il y a pourtant de quoi faire vu le panel de marques sous la main : du populaire, du sport, du luxe et du très luxueux.
Je veux bien croire que l’argent manque pour développer des gammes complètes via plusieurs marques pour couvrir le marché mondial, mais je me demande quelle est la volonté réelle du groupe d’avancer. Par exemple, une marque comme Lancia aujourd’hui doit être sauvée ou euthanasiée.
Je n’arrive pas à comprendre qu’avec des marques aux identités aussi évidentes, il n’y ai pas de stratégie globale.

Greg

Le 31/05/2018 à 13:27

Depuis le début, Marchionne est soupçonné de ne travailler qu’à la valorisation boursière de l’entreprise FCA pour en vendre les plus beaux morceaux « à la découpe ».
Ferrari en est la démonstration: marque de luxe, pas intégrée au conglomérat FCA, avec un plan produit réglé comme du papier à musique, une production volontairement limitée pour soutenir les prix de vente en neuf et occasion, une administration libérée de la tâche d’administrer aussi Maserati, pour arriver à quoi?
A une introduction en bourse.
Marchionne valorise ce qui peut l’être: Jeep la providentielle et Maserati la luxueuse.
Tant pis pour Fiat!
L’annonce que le groupe allait arrêter les moteurs Diesel a quasiment été interprétée comme l’annonce que Fiat allait arrêter de produire des voitures puisqu’ils n’ont pas grand chose en essence.
Ça se confirmerait avec ce plan qui ne garderait que les 500 et Panda
Tant pis pour Lancia!
Inutile de rappeler l’importance historique de ce constructeur, un joyau aujourd’hui éteint faute d’ambitions et de vision d’avenir.
Tant pis pour Alfa Roméo?
Pas encore, le plan prévoit une montée en gamme, ça se voit déjà avec une plate forme propulsion et des versions Quadrifoglio Verde animées par un moteur de + de 500 chevaux!
Pour sûr,le plus gros des ventes devrait se faire en mazout avec TVS réduite mais la présence au catalogue de ces versions « halo » montre que pour l’instant, FCA a encore l’ambition de faire quelque chose avec Alfa Roméo.
Mais faire quoi au juste?
Alfa ne rivalisera plus avec BMW comme par le passé, car Milan n’a pas les moyens de Münich.
Mais je ne serais pas surpris que l’offre s’aligne sur celles de Jaguar et Volvo…
Avec comme élément de différenciation « l’esprit » Alfa, l’âme de la marque, le Cuore Sportivo.
Par miracle, les mordus du Biscione répondent encore à l’appel quand l’électro-cardiogramme de la belle endormie affiche un sursaut de vitalité…

molodoï

Le 31/05/2018 à 14:55

« l’annonce que Fiat allait arrêter de produire des voitures  »

Dans 5 ans, les marques indiennes et chinoises prendront les parts de marché de Lada, Dacia, puis des coréennes, en bas de gamme, puis 3 ans après, le milieu de gamme (les peugeot, renault, européennes, japonaises)
Dans 10 ans, les indiens et chinois ramasseront les marques premium européennes.

Fin des moteurs à combustion, dans 10 ans, tout le monde à l’électrique.

Qui achètera encore son propre véhicule de transport ?

Clap !

MadMax

Le 31/05/2018 à 13:29

Je pense qu’il y a une vraie volonté d’avancer, mais il a été difficile de ramener des morts le groupe. Les chiffres d’endettement étaient colossaux, les parts de marché avaient totalement fondu.
Du coup, le cash a été investi avec parcimonie, et si tout se passe bien, la machine devrait se remettre en route au gré des ventes qui se redressent.
Mais un des exemples criants est le moteur MultiAir : sorti avant tout le monde, pionnier en downsizing, excellent moteur très fiable, très souple, il n’a pas eu de développement (ce qui prouve sa qualité car il est encore dans la course). Le TwinAir en est une émanation ratée, pas une évolution, on aurait pu imaginer voir une cylindrée plus petite, plus grosse, un cylindre en moins pour le MultiAir et aller taper des records de rendements comme le fait Ford… mais rien n’est là.
L’électrique est absent… Ou alors il y a une volonté d’un achat « clé en mains » d’une solution ?
Il est difficile de prévoir l’avenir: est-il opportun de développer des voitures à faibles marges (FIAT) alors qu’on ne sait pas de quoi sera faite la voiture populaire de demain ? Ne vaut-il pas mieux se concentrereffectivement sur du « haut de gamme » à marge plus importante ? Encore faut-il réussir à monter en gamme et là j’ai de sérieux doutes à court terme. C’est repenser totalement une philosophie, un réseau…
Il y a eu une stratégie globale au début des années 90: A Lancia le Luxe, à Alfa le sport, à Ferrari le prestige, à Fiat le populaire. Là encore elle était pionnière en la matière car VW n’en était qu’à ses prémisces de croissance. Mais la façon dont elle a été menée a été désastreuse.
Grave erreur stratégique d’avoir voulu faire du luxe sans s’en donner les moyens. A l’époque on achetait une Kappa (ou une intégrale Evo) comme on achetait une Panda… Alors que maintenant, c’est la croix et la bannière pour distribuer Abarth (et acheter)…
Quant à Lancia, je suis ému de la disparition de cette marque, car pour moi elle a disparu. C’est triste, mais c’est ainsi. Même si on la ramène à la vie, Lancia aura perdu son âme, son passé.
J’ai croisé au Portugal récemment une Delta HF Inegrale Evo… J’en suis resté sans voix tellement cette voiture était magique…
Il ne reste de feu le groupe Fiat plus grand chose. Tout a été démantelé. Fiat Avio, Fiat Ferroviaria, les machines à écrire, une belle idée d’article d’ailleurs que de la croissance et de la décadence de cet empire.
Le temps manque cruellement face à des concurrents qui se renouvellent de plus en plus vite. Il faut espérer, comme dit ci-avant, que le successeur de Marchione sera passionné d’automobile doublé d’un financier pour continuer l’impuslion insufflée par Marchione.
Sinon, un pan complet de l’histoire automobile disparaîtra.

J Thevenin

Le 31/05/2018 à 20:21

« Feu le groupe Fiat « , MAD Max vous êtes jeunes, mais à la mort de Monsieur Agnelli, les banquiers ont exigé une recapitalisation du groupe de plus d’un milliard d’euros. La stratégie, vendre toutes activités périphériques a l’automobile et surtout les filiales qui valaient de l’argent.
Résultat – vente de Fiat avio, de Fiat agri, du groupe d’assurances Toro, dont nous faisions partie.
La stratégie de FCA est mondiale et Marchionne ne fait pas de sentiment. La charge émotionnelle d’Alfa est sa meilleure arme pour continuer à vivre. Une belle Giulia QV rouge dans la rue fait plus tourner les têtes que les Audi RS.
Quelle chance!

jérôme

Le 01/06/2018 à 12:43

Eh bien ça y est nous avons la réponse puisque le plan produit 2018-2022 vient d’être dévoilé et il est sacrément excitant ! En plus d’être réaliste et cohérent par rapport au marché :
Plus de MiTo, Giulietta restylée et accompagnée d’un SUV, Giulia et Stelvio dotés de versions à empattement long pour la Chine, plus restylage de mi-vie, grand SUV segment E, et surrrrrtout, retour du GTVavec 600 cv en hybride et 4wd ET retour de la 8C !!!! Full carbone et 700 cv !
Forza Alfa !

philippe

Le 05/06/2018 à 12:50

Je porte 2 marques dans mon coeur : Alfa – je pleure depuis plus de 20 ans d’avoir revendu ma 75V6 pour rien, je regrette aussi mon break 33 et pourtant il m’en a fait voir !- et Jaguar – mon XJC m’en fait voir de belles aussi mais à 42 ans …
Alfa et Jaguar restent synonymes de sport automobile, d’un art de vivre typique de leurs origines respectives. Le Biscione et le Leaper/Growler sont des valeurs sûrs en image et en technologie.
Le marché chinois leur a ouvert grand les bras et c’est là que ces 2 marques trouveront leur croissance, comme Mercedes qui certes se maintient bien par ailleurs.
Forza Italia et God Save the Queen !

wolfgang

Le 05/06/2018 à 13:11

Jag c’est plus luxe que sport. Peu de bruit moteur, confort luxueux, boite automatique…
Alfa c’est autre chose.
Le top des Alfa pour moi c’est le coupé Bertone des années 70. Bas, racé, élégant, propulsion, moteur vivant et super beau à regarder. L’abandon du Busso (qui était somptueux à regarder et à écouter) et des 4 boxer a aussi été une imbécilité.
La mécanique c’est le coeur d’une Alfa. Quand on a des moteurs de légendes, on les fait évoluer, comme a fait Porsche, on ne les abandonne pas.

pcur

Le 06/06/2018 à 13:05

Il faut des moyens pour faire tout ça…et Porsche au contraire d’Alfa fait des marges énormes. De plus c’est quand même assez faux de dire que Porsche n’abandonne rien : en dehors des GT3 il n’y a plus de moteur atmosphérique sur une 911 aujourd’hui. Comme toutes les marques ils sont bien obligés de s’adapter à leur époque et aux normes imposées : les moteurs Alfa que tu cites étaient tout à fait incapables de passer les normes

schaicciaghiaccio

Le 08/06/2018 à 13:17

Fiat ayant tué Lancia, il peut très bien massacrer Alfa Romeo dans la foulée. Sans problème.

ollllllllllll

Le 16/06/2018 à 13:02

Que dire de plus!
Peut-être citer Richard Hammond: »We must love Alfa-Romeo! It’s the law! »…
Etre alfiste ne s’explique pas!… Un jour on tombe dedans…
En 1984, un de mes potes s’offre une Sud 1,3 blanche neuve devenue bicolore blanc/rouille en quelques mois! Finition déplorable, fiabilité électrique discutable… Une poubelle!…
Pourtant, quel bruit! Quelle vitalité dans ses petits 86 chevaux de l’époque…
En 1990, je m’en offre une rouge pour 10000 balles aussi pourrie que la sienne mais incroyable quand elle voulait bien démarrer! Elle accrochait bien des GTI de 105 ou 110 cv et toujours ce bruit du boxer!…
Puis j’ai tenté les soi-disant Fiat rebadgées: 156 essence, deux 156 SW mazout… Et bien m’en a pris! Pleines de vie même (surtout?) en diesel, des intérieurs certes pas premium mais des sièges cuir avec un super maintien et une odeur si caractéristique!… Et tellement plus cool que n’importe quel break concurrent du marché…
Aujourd’hui, je suis passé à l’ennemi: BMW 525d Touring Sport Edition M que j’ai achetée quand les enfants ont grandi parce que la 159 SW était un poil trop étriquée… Une merveille indiscutable!… Mais, ce sera mon dernier grand break sportif qui nous servira pour la conduite accompagnée de mon cadet de 17 ans et jusqu’à son permis…
Après, je retourne à la source et fais péter la Giulia en essence boîte F1 dès que mes 2 mecs sont en fac (et si M. AlfaRoméo hésite à la décliner en SW et à faire monter la zone rouge du 280cv à 7000, c’est quand il veut)!…
En attendant, pour patienter jusque là, je me suis offert une youngtimer: je suis allé tester une Golf GTI MK1 de 83 et, malgré un vrai kif au volant, j’ai su que je n’achèterai pas une boîte à chaussures! Je suis tombé sous le charme d’une Sud ti QV de la même année à tomber par terre, un des plus beaux exemplaires en circulation qui s’est imposé à moi de lui même! Et je vous jure que les vibrations du boxer 105 double Weber sont toujours aussi excitantes (surtout au dessus de 4000 tours!)… A chaque fois que je la sors, elle fait son effet! Que des sourires et des pouces en l’air!… Ma famille n’en revient pas… Et comme elle a été épargnée par la rouille ces 35 dernières années, je compte bien la préserver pour les 35 à venir…
Alors message à FCA:
Ne faites pas à Alfa ce que vous avez gâché avec Lancia!…
Faites durer le mythe et entretenez-le bien!…
Merci pour tous les « cuore sportivo » qui battent en nous…

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