Cette petite hybride a démasqué un incroyable réseau de voitures de luxe volées
À l'été 2025, la police catalane réalise un simple contrôle administratif sur une banale Panda hybride à Figueres, au sud de la frontière franco-espagnole. Ce qu'ils découvrent alors va bien au-delà d'une simple irrégularité de dossier. En quelques semaines, ce contrôle va ouvrir la voie à une enquête d'envergure internationale, débouchant sur la saisie de nombreuses voitures d'exception volées à travers l'Europe et sur la mise en cause d'un homme de 51 ans.
Quand un doute sur l'immatriculation bouleverse l'enquête
Tout commence en juillet 2025 lorsque le Groupe de recherche documentaire de la police catalane, spécialisé dans la mobilité, relève des anomalies sur les papiers d'une voiture importée d'Italie. Il ne s'agit pas alors encore d'une Panda, mais d'une Maserati Levante Modena, déjà volée, que les fraudeurs tentaient de faire homologuer avec de faux documents. La voiture avait même déjà été écoulée auprès d'un professionnel de Valence, donnant une première idée de l'ampleur de la chaîne logistique criminelle.
La FIAT Panda Hybrid, point de bascule de l'affaire
Quelques mois après cette première découverte, une autre irrégularité retient l'attention des Mossos, cette fois lors de l'examen administratif d'une FIAT Panda Hybrid à Figueres, à proximité de la frontière française. Ce signalement accélère les investigations et sonne le véritable point de départ d'une opération bien plus vaste que prévu.
Des bolides de prestige retrouvés d'un bout à l'autre de l'Espagne
La fouille des pistes ouvertes par la Panda conduit la police à la récupération de sept véhicules et motos haut de gamme, dispersés entre la Catalogne, la Galice et les environs de Valence. Parmi ce butin retrouvé figurent pas moins de quatre Porsche Carrera 4 GTS , un Range Rover Sport SVR et deux Harley-Davidson. Le montant total de ces voitures et motos de luxe s'élève à 640 000 euros, selon le média Diari de Girona.
Un réseau européen aux méthodes sophistiquées
L'enquête permet de remonter la trace des voitures, toutes volées au Danemark, en France et en Italie. Elle dévoile également une tentative d'escroquerie à l'assurance particulièrement élaborée : des fraudeurs ont déposé une fausse déclaration pour le vol d'une Porsche 911 à Sant Feliu de Guixols, présentant pour preuve un faux doublon de clés. Leur but était de percevoir illicitement une indemnisation de la part de la compagnie d'assurance.
Derrière la simplicité apparente d'une Fiat hybride, se cachait donc une organisation internationale redoutable, désormais démantelée grâce à la ténacité des enquêteurs catalans.
