McLaren 600LT : guide d'achat, prix et cote 2026
McLaren 600LT : le guide d’achat complet (prix, cote 2026, points à vérifier)
Prenez une McLaren 570S, retirez-lui une centaine de kilos, greffez-lui les freins et les triangles d’une McLaren 720S, portez-la à 600 ch et faites sortir l’échappement par le capot moteur : vous obtenez la McLaren 600LT, la Longtail de la gamme Sports Series. Fabriquée à la main à Woking, le coupé pendant un an environ à partir d’octobre 2018, puis le Spider jusqu’en 2020, elle n’a jamais eu de chiffre de production officiel. Vendue 232 000 € neuve en France hors malus, elle s’affiche en octobre 2026 entre 185 000 et 230 000 € en coupé et entre 220 000 et 285 000 € en Spider dans les annonces européennes. Autant dire qu’elle a très peu décoté, et que l’écart entre deux exemplaires se joue sur des détails : kilométrage, options MSO et carbone, historique en concession, passé sur circuit. Coupé ou Spider, sièges P1 ou Senna, accumulateur, pare-brise, garantie, malus à l’import : on vous emmène, point par point, jusqu’à la bonne auto.
La McLaren 600LT en bref
D’où vient la McLaren 600LT ?
Le nom vient de la course. En 1997, McLaren allonge sa F1 GTR et l’allège de plus de 100 kg pour l’endurance : la McLaren F1 GTR Longtail remporte cinq des onze manches du championnat FIA GT cette année-là. Le label revient en 2015 sur la McLaren 675LT, dérivée de la McLaren 650S et vendue en coupé puis en Spider ; les 500 Spider sont partis en deux semaines, selon McLaren. La 600LT applique la même recette à la gamme Sports Series, un cran en dessous. Pour remonter aux origines de la marque sur route, notre article sur la McLaren F1, la GT venue de nulle part raconte le début de l’histoire.
Mike Flewitt, alors patron de McLaren Automotive, le résumait au lancement : « The McLaren 600LT is only the fourth ‘Longtail’ McLaren in more than two decades ».
Qu’est-ce qui change par rapport à la McLaren 570S ?
Beaucoup plus qu’un logo. McLaren annonce 23 % de pièces nouvelles ou retravaillées. La carrosserie s’allonge de 74 mm (lame avant de 27 mm, arrière de 47 mm), et l’aileron fixe associé au diffuseur produit 100 kg d’appui à 250 km/h. Les triangles en aluminium forgé, les porte-moyeux et les freins viennent de la McLaren 720S. La voie avant gagne 10 mm, la caisse descend de 8 mm, et les ressorts sont plus fermes de 13 % à l’avant et de 34 % à l’arrière selon CAR. La suspension garde des barres antiroulis classiques et des amortisseurs adaptatifs : pas de suspension hydraulique interconnectée comme sur la McLaren 720S et la McLaren 675LT. Pour l’acheteur, c’est une bonne nouvelle, car l’entretien s’en trouve simplifié.
Le régime est sévère : 96 kg de moins qu’une 570S selon McLaren, avec presque toutes les options d’allègement. Les sièges carbone en retirent 21, les jantes forgées et les pneus 17, l’échappement 12,6, l’absence de climatisation (proposée en option gratuite) 12,6 encore, et la suspension 10,2. Même la boîte à gants a disparu.
Coupé ou Spider : quelle McLaren 600LT choisir ?
Si vous visez le circuit, prenez le coupé : il est plus léger, et c’est lui que la presse a le plus encensé. Le Spider n’a reçu aucun renfort de caisse et ne pèse que 50 kg de plus ; il garde le même appui et le même aileron fixe. Sur route, il a un argument que le coupé n’a pas : l’échappement supérieur s’écoute bien mieux toit ouvert. Le marché le sait, et le Spider se négocie environ 20 000 à 30 000 € plus cher dans les annonces relevées en octobre 2026. Notre conseil : choisissez la carrosserie selon l’usage, puis laissez l’historique trancher entre deux exemplaires.
Sièges P1 ou sièges Senna ?
C’est la question qu’on sous-estime le plus. Les baquets carbone hérités de la McLaren P1 conviennent à la plupart des gabarits. Les sièges de la McLaren Senna divisent : pour le maintien latéral offert aux grands gabarits, CAR les compare à des « shower chairs for elderly adults », et Motor1 Allemagne conseille de s’en tenir aux sièges de série. Asseyez-vous dedans avant d’acheter, et pas seulement cinq minutes.
Quelles options rechercher ?
Celles qui reviennent le plus dans les annonces sont le lift avant, indispensable avec une lame avant aussi basse, les freins carbone-céramique, la chaîne Bowers & Wilkins, les éléments carbone extérieurs et les peintures MSO. Quelques séries MSO très limitées existent, comme le Spider Segestria Borealis du marché nord-américain, produit à 12 exemplaires. Pour mesurer l’écart avec l’aînée, plus puissante et plus rare, jetez un œil à notre sélection de McLaren 675LT à vendre.

Que faut-il vérifier sur le moteur et la boîte ?
Le V8 M838TE de 3,8 litres à carter sec anime toute la gamme Sports Series. Sur la 600LT, il gagne 30 ch et 20 Nm, et ses supports sont plus raides que sur la McLaren 570S. Sa réputation est bonne : un propriétaire américain qui a parcouru environ 45 000 km en six ans n’a changé, hors entretien, qu’un module de siège, un contacteur d’alarme et un démarreur. Les points de vigilance se trouvent autour du moteur, pas dedans.
Le circuit de refroidissement et le rappel de 2023
Aux États-Unis, McLaren a rappelé en 2023 652 coupés et Spider produits entre le 4 juillet 2019 et le 16 juillet 2020 (campagne NHTSA 23V-484). Le raccord entre le boîtier de sonde de température et la durite du radiateur extérieur droit pouvait perdre son étanchéité sous l’effet de la chaleur, surtout sur circuit, avec un risque de fuite de liquide près d’organes chauds. Le remède : une durite, un boîtier et un collier neufs. Un atelier spécialisé canadien teste aussi le circuit sous pression à chaque révision, car des raccords rapides durcissent avec l’âge. Sur une auto européenne, demandez à une concession de vérifier, par numéro de série, les campagnes réalisées.
La boîte SSG et son accumulateur
La boîte à double embrayage à sept rapports partage son circuit hydraulique avec le lift avant. L’accumulateur de ce circuit perd sa précharge d’azote avec le temps : les spécialistes le remplacent vers sept ans, plus tôt après des séances de circuit. Les symptômes sont connus : pompe qui tourne au ralenti, lift lent à monter, passages brutaux à froid. À un stade avancé, la boîte refuse de changer de rapport. Si vous trouvez une facture de remplacement dans l’historique, c’est bon signe.
Et la chaleur sur circuit ?
La température d’huile grimpe vite sur piste par temps chaud, et McLaren n’a pas proposé de mise à jour d’usine. Des radiateurs d’huile adaptables existent. Leur présence n’a rien d’inquiétant en soi, mais elle vous dit que l’auto a beaucoup roulé sur circuit.
Que faut-il contrôler sur le châssis, les freins et la carrosserie ?
La cellule MonoCell II en carbone est celle de la McLaren 570S, sans renfort supplémentaire sur le Spider. Le passage sur pont est indispensable : soubassement, lame avant, diffuseur, bas de caisse. Avec 92 mm de garde au sol, les frottements sont fréquents ; le lift fait passer l’angle d’attaque de 6,1 à 10,3 degrés.
Freins carbone-céramique
Les disques de 390 mm à l’avant et 380 mm à l’arrière, avec étriers six et quatre pistons, viennent de la McLaren 720S. Sur route, les plaquettes tiennent environ 25 000 km selon un atelier spécialisé, beaucoup moins sur circuit. Une direction qui tire au freinage à haute vitesse trahit des points chauds sur les disques. Une gomme de plaquette inadaptée abîme le disque de façon irréversible : exigez des plaquettes d’origine dans les factures. Et faites mesurer les disques avant de discuter le prix.
Pneus et trains roulants
La 600LT est livrée en Pirelli P Zero Trofeo R, des pneus semi-slicks, en 225/35 R19 à l’avant et 285/35 R20 à l’arrière. Le P Zero classique, proposé sans surcoût, convient mieux à la route par temps froid ou humide. Regardez la date de fabrication des pneus autant que leur usure. Les silentblocs des biellettes de pincement arrière prennent du jeu vers 30 000 km, les rotules des triangles supérieurs avant après un choc de trottoir.
Pourquoi le pare-brise casse-t-il autant ?
Parce qu’il est plus fin que celui de la McLaren 570S, pour gagner du poids. Le pare-brise est le défaut le plus cité par les propriétaires : il se fissure et s’éclate souvent. Un propriétaire canadien rapportait en septembre 2026 un devis McLaren d’environ 7 200 €, et la pose impose un recalibrage de la caméra et des capteurs. Un éclat sur une auto à vendre se négocie. Profitez-en pour contrôler l’épaisseur de peinture, l’alignement des ouvrants et le film de protection.
L’échappement supérieur, témoin des séances de piste
Les sorties d’échappement supérieures chauffent le capot moteur et l’aileron. McLaren a prévu une zone résistante à la chaleur sur l’aileron, qui noircit après un usage intensif. Un carbone devenu mat, un vernis craquelé ou un capot décoloré autour des sorties racontent des séances de circuit répétées.

Quels défauts électroniques et d’équipement connaît-on ?
Commencez par la fiche d’options, car la dotation de série de la 600LT est spartiate. Selon le guide officiel de 2018, le coupé européen était livré sans climatisation, sans audio et sans navigation, avec un sol sans moquette et les baquets carbone de la McLaren P1. La climatisation et le siège passager réglable étaient des options gratuites : vérifiez qu’elles ont été commandées. Le lift avant, la caméra de recul et les radars faisaient partie d’un pack Security en Europe.
- Infodivertissement IRIS : pertes de Bluetooth, redémarrages, lecteur de carte SD capricieux. Une mise à jour logicielle en concession règle la plupart des cas.
- Batterie : une 600LT qui dort doit rester sur un mainteneur de charge. Une décharge profonde provoque des défauts de réveil des calculateurs. Un propriétaire évoque plus de 3 600 € pour une batterie McLaren neuve.
- Vérins de portes : les portes en élytre retombent quand les vérins perdent leur pression, au bout de cinq à sept ans. Ils se changent par paire.
- Accès sans clé : message « key not found » et contacteurs de portes sensibles à l’humidité, relevés par un propriétaire de Spider.
- Toit du Spider : faites-le manœuvrer plusieurs fois, à l’arrêt puis en roulant (jusqu’à 40 km/h), et vérifiez la lunette arrière électrique.
Comment repérer une McLaren 600LT qui a fait de la piste ?
La 600LT a été conçue pour le circuit, et McLaren offrait une journée de pilotage à ses acheteurs. Un passage en piste n’a donc rien de rédhibitoire. Ce qui doit vous alerter, c’est une utilisation cachée. Les indices :
- la lecture des modules de châssis par une concession ou un spécialiste équipé, qui conservent des données d’utilisation ;
- l’usure des disques carbone-céramique et des plaquettes, la poussière de frein incrustée dans les passages de roue ;
- du jeu dans les rotules avant et les biellettes arrière avant 30 000 km ;
- le carbone mat et le vernis craquelé autour des sorties d’échappement ;
- une reprogrammation ou un échappement non d’origine, qui font chuter la valeur et peuvent compromettre l’extension de garantie.
Côté authenticité, le numéro de série (VIN) commence par SBM ; son dixième caractère donne l’année-modèle (K pour 2019, L pour 2020). Il doit correspondre à la carte grise, à la fiche d’options d’origine et aux factures. Attention aux dates : certains Spider n’ont été immatriculés qu’en 2022, d’après les annonces en cours. L’année de mise en circulation ne dit pas l’année de fabrication.
Quel historique et quelle garantie exiger ?
Sur une supercar de cet âge, l’historique pèse plus que le kilométrage. Le dossier idéal comprend le carnet McLaren tamponné à chaque révision, les factures de concession ou de spécialiste reconnu, la fiche d’options d’origine, les deux clés, le chargeur de batterie et les rapports des campagnes de rappel.
La garantie constructeur courait trois ans, kilométrage illimité : toutes les 600LT en sont sorties. McLaren propose ensuite une extension de garantie vendue par périodes de 12 ou 24 mois, après inspection en concession. Les conditions ont bougé : la page française du programme, archivée en mars 2026, la réservait aux autos de moins de dix ans et de moins de 120 700 km, couvertes jusqu’à douze ans ; la page britannique actuelle parle d’une couverture jusqu’aux quinze ans de l’auto, sous environ 120 700 km. Faites confirmer par écrit les conditions en vigueur en France pour l’exemplaire visé. L’extension exige une auto d’origine, entretenue avec des pièces McLaren posées par un réparateur agréé : une reprogrammation ou un échappement modifié la compromettent.
Le programme d’occasion certifiée du réseau, aujourd’hui appelé McLaren Certified Pre-Owned, ajoute une inspection en concession, un diagnostic complet et une garantie de 12 mois minimum, extensible à 24 mois. Une 600LT encore couverte vaut plus cher, et c’est justifié.
Avant de signer, faites contrôler l’auto par un œil extérieur. CarJager peut commander une expertise par un expert indépendant, facturée à part, qui couvre l’état mécanique et la structure, un essai routier, la correspondance du numéro de série avec la carte grise et les défauts connus du modèle. Le paiement peut passer par un compte séquestre : les fonds ne sont libérés au vendeur qu’après confirmation de la réception de l’auto.
Combien vaut une McLaren 600LT en 2026 ?
Il n’existe pas de cote officielle de la 600LT en France. Le tableau croise trois sources de nature différente, toutes datées : les prix demandés dans les annonces françaises, allemandes et néerlandaises relevés le 13 octobre 2026, une adjudication en maison de vente en Europe et, comme repère, les ventes en ligne aux États-Unis, converties en euros au taux du 13 octobre 2026. Gardez en tête qu’un prix demandé n’est pas un prix de vente : la négociation se joue souvent sur quelques milliers d’euros, davantage sur une auto en vente depuis plusieurs mois.
Trois enseignements. La 600LT a peu décoté : rapporté au prix catalogue de 232 000 €, hors options et hors malus, un coupé proposé à 210 000 € n’affiche que 10 % de moins sept ans après sa sortie. La France est plus chère que l’Allemagne, en partie parce qu’une auto déjà immatriculée ici a payé son malus (on y revient plus bas). Et les autos modifiées se vendent mal : aux États-Unis, un Spider reprogrammé et privé de ses catalyseurs est parti à environ 157 100 € en novembre 2024, et un coupé reprogrammé n’a pas trouvé preneur à environ 99 200 € en avril 2025. Notre conseil est donc clair : restez sur une auto d’origine.
Ce qui fait varier le prix, par ordre d’importance :
- la carrosserie : le Spider vaut 20 000 à 30 000 € de plus à kilométrage égal ;
- le kilométrage et l’usage ;
- l’historique d’entretien complet en concession ;
- la configuration : peinture MSO, pack Clubsport, sièges Senna, carbone, lift avant, freins carbone-céramique ;
- l’état du film de protection et du pare-brise ;
- la garantie en cours.
La presse spécialisée situe le marché américain plus haut que les adjudications : Sport Auto écrivait en août 2026 qu’une 600LT « négocie autour de 250 000 à 260 000 dollars », soit environ 223 500 à 232 400 €. C’est le niveau des prix affichés par les concessionnaires américains, pas celui des enchères. Les annonces en cours sont réunies sur notre page McLaren 600LT d’occasion.
Entretien et budget
McLaren prescrit une révision annuelle ou tous les 15 000 km selon le guide officiel de 2018 ; un atelier spécialisé indique une première révision à un an ou 10 000 km. Dans les faits, la plupart des 600LT roulent peu et passent en révision chaque année : l’exemplaire vendu par CarJager cité plus bas compte quatre passages en concession entre 5 861 et 22 390 km.
Aucun tarif de révision en concession n’a été publié pour la France. Les seuls repères datés viennent d’un spécialiste indépendant britannique, qui affichait en septembre 2026, pour les autres Sports Series et Super Series (McLaren 570S, McLaren 675LT, McLaren 720S), environ 900 € pour la révision annuelle, 1 300 € pour la révision « 20K » et 1 800 € pour la « 40K », TVA non précisée. Le liquide de frein se change chaque année sur une auto qui roule sur circuit.
Ces chiffres viennent d’Amérique du Nord et du Royaume-Uni, convertis en euros : prenez-les comme un ordre de grandeur, pas comme un devis. Pour un financement, le service de financement est proposé séparément.

Faut-il acheter sa McLaren 600LT à l’étranger ?
L’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni concentrent l’offre européenne. Le calcul change selon l’origine, et c’est le malus qui fait la différence.
Le malus. Une 600LT déjà immatriculée en France ne paie aucun nouveau malus à la revente : le premier propriétaire l’a réglé, 10 500 € sur un coupé neuf en 2018 selon Auto Plus. Une 600LT importée d’occasion le paie à sa première immatriculation française. L’administration applique alors le barème en vigueur à la date de sa première immatriculation à l’étranger, diminué d’une décote forfaitaire selon l’âge : 43 % entre 61 et 72 mois, 48 % entre 73 et 84 mois, 53 % entre 85 et 96 mois. L’exonération n’est totale qu’à partir de 181 mois, soit quinze ans. Faites calculer le montant exact avant de signer. Notre article sur le malus écologique sur une supercar en 2026 détaille le mécanisme.
Allemagne et Union européenne. Pas de droits de douane, et pas de TVA française pour une auto de plus de six mois et de plus de 6 000 km. Il faut un quitus fiscal, le certificat de conformité européen et une carte grise française. Une 600LT vendue par CarJager, configurée et livrée neuve chez McLaren Düsseldorf, avait déjà sa carte grise française, malus payé, avec son carnet McLaren et ses factures : c’est le dossier type à rechercher.
Royaume-Uni. Les autos britanniques ont le volant à droite, ce qui réduit le public à la revente en France. Depuis le Brexit, l’import passe par la douane : droits de 0 % si l’origine britannique est prouvée (la 600LT est fabriquée à Woking), mais TVA de 20 % sur la valeur en douane, à laquelle s’ajoute le malus. Il faut un écart de prix très large pour que l’opération ait un sens.
États-Unis. Droits de douane de 10 %, TVA de 20 %, homologation à titre isolé et malus : sur une auto de ce prix, l’import américain se justifie rarement, sauf pour une série MSO introuvable en Europe. Notre guide pour importer une auto en France reprend les démarches douanières, et CarJager peut prendre en charge l’immatriculation d’une auto importée, de l’UE comme hors UE, à la charge du client.
La carte grise collection ne concerne pas la 600LT, qui n’a pas trente ans : c’est une auto récente, immatriculée et assurée comme telle.
Que vaut la McLaren 600LT au volant ?
Le châssis a mis la presse d’accord. Top Gear posait la question : « The most accurate and agile supercar on sale today? I think there’s a real argument for that being the case. » L’argus, sur circuit en 2018, résumait : « Tous les paramètres de conduite sont sensiblement meilleurs. » Sur le Spider, le même titre écrivait : « Il suffit de regarder où on veut aller et la 600 LT Spider y va. Redoutable ! »
Le moteur divise davantage. Il monte au-delà de 8 000 tr/min, rare pour un turbo, mais il réclame des tours : CAR évoquait « needing around 3500rpm for the turbochargers to really ignite », et evo parlait, sous 3 000 tr/min, de « almost ’80s levels of turbo lag ». L’argus regrettait la sonorité : « On aurait apprécié une sonorité plus envoutante, un regret récurrent à l’encontre des McLaren. » Au quotidien, le moteur vibre à bas régime et les freins sont durs à basse vitesse, d’après l’essai du Spider par Motor1 Allemagne. Si vous cherchez une GT de tous les jours, ce n’est pas elle ; si vous voulez une auto qui vous récompense quand vous la poussez, elle a peu d’égales.
Face à la Ferrari 488 Pista, la 600LT est un peu moins rapide en accélération (0,6 s de plus de 0 à 200 km/h selon Top Gear), et evo la jugeait « less exotic than a Ferrari 488 Pista », en préférant l’amortissement de l’italienne. Notre article sur la Ferrari 488 et l’arrivée des turbos situe cette rivale. La Porsche 911 GT3 RS (génération 991.2) coûtait nettement moins cher neuve et répond mieux à bas régime, selon CAR. La Lamborghini Huracán Performante joue la carte de la transmission intégrale ; notre guide d’achat Lamborghini d’occasion en détaille les versions.
Dans la gamme McLaren, la 600LT passe plus vite en courbe que la McLaren 675LT selon le constructeur, et Hagerty résumait : « in the 600LT, it always feels like you’re working for it. The 720 is effortless. » Comparez les budgets avec les McLaren 720S d’occasion. Et pour l’autre visage de la famille, lisez notre essai de la McLaren 570GT, sa sœur de grand tourisme.
La check-list avant de signer
- Fiche d’options d’origine : climatisation, lift avant, freins, sièges (P1, Senna), packs MSO, peinture.
- Numéro de série conforme à la carte grise et aux factures ; année-modèle (K = 2019, L = 2020).
- Carnet McLaren complet, révision annuelle, liquide de frein à jour.
- Campagnes de rappel vérifiées par numéro de série en concession.
- Garantie constructeur expirée : extension McLaren en cours ou possible après inspection ?
- Accumulateur hydraulique : âge, facture de remplacement, lift qui monte vite, passages souples à froid.
- Circuit de refroidissement sans trace de fuite, durites et raccords.
- Disques et plaquettes carbone-céramique : épaisseur, points chauds, plaquettes d’origine.
- Pneus : modèle, date de fabrication, usure.
- Pare-brise sans éclat ni fissure.
- Capot moteur et aileron : décoloration, carbone mat, vernis craquelé.
- Soubassement, lame avant et diffuseur sur pont.
- Rotules avant et biellettes arrière sans jeu.
- Vérins de portes, toit et lunette du Spider, IRIS, accès sans clé.
- Batterie et mainteneur de charge fournis.
- Auto d’origine : pas de reprogrammation, d’échappement modifié ni de suppression des catalyseurs.
- Pour une auto importée : malus calculé, quitus fiscal ou dédouanement, certificat de conformité.
Une 600LT bien née ne se trouve pas toujours en annonce. Notre recherche personnalisée hors marché confie la recherche à un Car Specialist du pôle GT et Supercars, qui vous présente une première proposition d’auto sous 72 heures. Et si c’est la vôtre que vous souhaitez céder, la vente assistée McLaren vous accompagne jusqu’à la vente.
F.A.Q. Les questions qu’on nous pose avant d’acheter une McLaren 600LT
Quel budget prévoir pour une McLaren 600LT en 2026 ?
Comptez entre 185 000 et 230 000 € environ pour un coupé, et entre 220 000 et 285 000 € pour un Spider, en prix demandés en Europe en octobre 2026. La médiane des annonces européennes relevées le 13 octobre 2026 est de 219 900 €. Une auto déjà immatriculée en France, malus payé, se situe dans le haut de la fourchette.
Quel était le prix neuf d’une McLaren 600LT ?
232 000 € en France pour le coupé en 2018, hors malus de 10 500 €, et 252 000 € pour le Spider en 2019. Les options faisaient vite monter la facture : 30 730 € pour le pack MSO Clubsport, 36 210 € pour le Clubsport Pro. Au Royaume-Uni, le coupé coûtait environ 219 600 € et le Spider environ 238 600 €.
Combien de 600LT ont été produites ?
McLaren n’a jamais publié ce chiffre. La production était limitée dans le temps et non en nombre : environ un an à partir d’octobre 2018 pour le coupé, arrêté en juillet 2019, puis le Spider jusqu’en 2020. Les chiffres qui circulent, de 2 500 à 3 500 exemplaires, ne reposent sur aucune source officielle.
Qu’est-ce qui la distingue vraiment d’une 570S ?
C’est une 570S allégée de 96 kg, portée de 570 à 600 ch et de 600 à 620 Nm, avec 23 % de pièces nouvelles. Elle reçoit les triangles et les freins de la 720S, une carrosserie allongée de 74 mm, un aileron fixe produisant 100 kg d’appui à 250 km/h, l’échappement supérieur et des pneus Trofeo R.
Est-ce qu’une 600LT est fiable ?
Oui, mécaniquement, selon les propriétaires qui témoignent sur les forums, à condition d’un entretien annuel suivi. Les points connus sont périphériques : pare-brise fragile, accumulateur hydraulique à remplacer vers sept ans, vérins de portes, batterie à maintenir en charge, infodivertissement capricieux. Aux États-Unis, un rappel de 2023 a concerné une durite de refroidissement.
Coupé ou Spider, lequel me conseillez-vous ?
Le coupé si vous roulez sur circuit : 50 kg de moins, et la version la plus encensée par la presse. Le Spider si vous roulez surtout sur route : même appui, presque les mêmes performances (0 à 200 km/h en 8,4 s contre 8,2 s), un échappement supérieur dont on profite mieux toit ouvert et une revente plus chère, avec une prime de 20 000 à 30 000 € en annonce.
Combien coûte son entretien ?
Prévoyez une révision par an, facturée environ 900 € par un spécialiste britannique pour les autres Sports Series en 2026. Aucun tarif de concession français n’est publié. Les gros postes sont le pare-brise (environ 7 200 € en devis McLaren au Canada), la batterie, l’accumulateur, les freins carbone-céramique et les pneus.
Vais-je payer le malus sur une 600LT d’occasion ?
Non si elle est déjà immatriculée en France : le malus a été payé une fois pour toutes. Une 600LT importée d’occasion le paie à sa première immatriculation française, selon le barème de l’année de sa première immatriculation à l’étranger, diminué d’une décote de 43 à 53 % pour une auto de cinq à huit ans.


