Malus écologique sur une supercar ou une voiture de prestige : ce que vous allez vraiment payer en 2026
Comment fonctionne le malus en 2026
Le malus CO2 : seuil à 108 g/km, plafond à 80 000 € Depuis le 1er janvier 2026, le malus CO2 se déclenche dès 108 g/km d'émissions WLTP, contre 113 g/km en 2025. Le barème est progressif, par tranche de 1 g/km, jusqu'à un plafond de 80 000 € atteint à partir de 192 g/km. Ce plafond monte à 90 000 € en 2027 et 100 000 € en 2028, selon la trajectoire législative actuelle.
Pour une supercar atmosphérique, ces seuils sont franchis dès les premiers tours de clé. Une Ferrari V8 récente émet typiquement entre 220 et 280 g/km WLTP. Une Lamborghini V10 ou V12, entre 280 et 330 g/km. Le plafond de 80 000 € s'applique systématiquement.
Le malus au poids : seuil à 1 500 kg
Depuis 2022, un second malus s'ajoute : la taxe sur la masse en ordre de marche (TMOM), déclenchée à partir de 1 500 kg en 2026 (contre 1 600 kg en 2025). Le barème est progressif, entre 10 € et 30 € par kg au-delà du seuil.
Les supercars légères (McLaren, Porsche 911 GT3) peuvent y échapper. En revanche, les GT lourdes (Bentley Continental GT à 2 244 kg, Ferrari GTC4Lusso à 1 920 kg) ou les SUV de prestige (Lamborghini Urus à 2 200 kg, Bentley Bentayga à 2 440 kg) cumulent les deux malus.
Le cumul et le plafond global
Les deux malus se cumulent, mais le total est plafonné à 80 000 € en 2026. Ce plafond de cumul pourrait être supprimé à partir de 2028, exposant alors les modèles les plus lourds et les plus émetteurs à des montants supérieurs.
Ce que ça représente concrètement sur des modèles de prestige
Le tableau ci-dessous présente les montants de malus indicatifs pour des modèles emblématiques, sur la base des émissions WLTP officielles et du barème 2026. Ces chiffres s'appliquent à une première immatriculation neuve en France.
Lecture : sur la quasi-totalité des supercars et GT thermiques neuves, le plafond de 80 000 € est atteint. Le malus au poids s'ajoute théoriquement mais reste absorbé par le plafond de cumul en 2026. À partir de 2028, si le plafond de cumul est supprimé comme annoncé, les modèles lourds verront leur facture dépasser 80 000 €.

Les leviers pour réduire ou annuler le malus
Les véhicules de plus de 15 ans : exonération totale
C'est le levier le plus radical, et il s'applique indépendamment du statut de la carte grise. Tout véhicule dont la première immatriculation remonte à plus de 15 ans est totalement exonéré du malus CO2 et du malus au poids, sans plafond. C'est l'ancienneté du véhicule qui détermine l'exonération, pas la mention collection sur la carte grise.
Pour une Ferrari 308 GTB, une Porsche 911 des années 1980 ou une Lamborghini Countach importée des États-Unis, l'exonération est totale quelle que soit la cylindrée ou le poids. Sur un V8 américain des années 1970 ou une GT italienne des années 1980, l'économie est de 80 000 € secs sur la facture d'immatriculation.
Acheter une voiture déjà immatriculée en France
C'est la stratégie la plus simple pour les modèles récents. Le malus ne s'applique qu'à la première immatriculation en France. Un véhicule déjà immatriculé sur le territoire, même un an auparavant, est revendu en occasion sans aucun nouveau malus, quel que soit son niveau d'émissions.
Concrètement : acheter une Ferrari 296 GTB déjà immatriculée en France à 350 000 € évite les 80 000 € de malus qu'aurait supporté l'acheteur initial. La décote du premier propriétaire absorbe souvent une partie de ce malus, ce qui peut rendre l'achat d'occasion économiquement plus rationnel que le neuf, au-delà même de la dépréciation habituelle.
Un cas à surveiller : la réimportation après export. Un véhicule initialement livré en France, exporté vers un autre pays de l'UE puis réimporté en France est à nouveau soumis au malus lors de sa nouvelle première immatriculation française, comme s'il était neuf. Ce cas reste rare mais concerne parfois des véhicules achetés par des non-résidents puis rachetés par des acheteurs français. Le malus s'applique alors au barème en vigueur à la date de la réimmatriculation, pas à celui en vigueur lors de la première livraison. C'est un argument fort en faveur de notre recherche personnalisée hors marché : accéder à des véhicules déjà immatriculés en France via notre réseau de 40 000 collectionneurs, sans passer par le marché public.
Importer une occasion avec décote forfaitaire
Pour un véhicule importé déjà immatriculé à l'étranger, un abattement forfaitaire s'applique sur le malus, calculé à partir de la date de première immatriculation dans le pays d'origine :
Un Bentley Continental GT acheté au Royaume-Uni avec 10 ans d'ancienneté supporte 64% de décote sur le malus. Sur 80 000 € théoriques, cela ramène la facture à 28 800 €, toujours significatif, mais très différent du plein tarif.
À 15 ans et un mois, l'exonération est totale, rejoignant presque le régime de la carte grise collection, qui s'applique lui à partir de 30 ans.
Les modèles hybrides et électriques de prestige
Certains constructeurs proposent désormais des alternatives hybrides rechargeables ou électriques qui modifient l'équation malus :
- Ferrari SF90 Stradale (hybride rechargeable) : émissions WLTP officielles ~83 g/km, soit sous le seuil de déclenchement de 108 g/km → malus 0 €
- Porsche Taycan (électrique) : exonéré jusqu'au 30 juin 2026, puis abattement de 600 kg sur le malus poids → très faible voire nul
- Lamborghini Revuelto (hybride) : émissions ~190 g/km → malus CO2 substantiel mais inférieur au plafond
Pour les acheteurs sensibles à la fiscalité d'immatriculation, ces modèles représentent une alternative réelle. La Ferrari SF90 économise 80 000 € de malus par rapport à une 296 GTB, une donnée qui entre désormais dans le raisonnement d'achat.
Ce que le malus change dans votre décision d'achat
Sur une supercar à 300 000 €, 80 000 € de malus représentent plus de 26% du prix catalogue. C'est un poste budgétaire qui doit être anticipé, et qui influence directement la comparaison neuf/occasion, France/import, thermique/hybride.
Chez CarJager, nous intégrons systématiquement la fiscalité d'immatriculation dans notre analyse lors d'une recherche personnalisée. Un véhicule trouvé sur le marché privé, déjà immatriculé en France, peut représenter une économie nette considérable par rapport à un achat neuf en concession, indépendamment de sa cote de marché. Notre service d'estimation prend en compte ces paramètres pour vous donner une vision complète du coût réel d'acquisition.
Si vous avez un projet d'achat sur un modèle récent ou importé, notre équipe peut calculer précisément l'impact du malus selon l'origine, l'ancienneté et le statut du véhicule. Découvrez tous nos services ou consultez directement nos annonces disponibles pour identifier des opportunités déjà immatriculées en France.
F.A.Q. FAQ, Malus écologique supercar 2026
Quel est le malus pour une Ferrari ou une Lamborghini neuve en 2026 ?
Sur la quasi-totalité des supercars thermiques récentes, le plafond de 80 000 € est atteint dès l'immatriculation. Ces modèles émettent entre 200 et 330 g/km de CO2 WLTP, bien au-delà du seuil de 192 g/km à partir duquel le plafond s'applique. Ce montant s'ajoute au prix catalogue et est dû lors de la demande de carte grise.
Les voitures anciennes sont-elles exonérées du malus ?
Oui, totalement, dès lors que le véhicule a plus de 15 ans à la date de sa première immatriculation en France. C'est l'ancienneté du véhicule qui détermine l'exonération, pas le statut carte grise collection. Un véhicule de plus de 15 ans est exonéré du malus CO2 et du malus au poids, quelle que soit sa cylindrée ou son poids.
Comment éviter le malus sur une supercar récente ?
Trois leviers principaux : acheter le véhicule déjà immatriculé en France (aucun nouveau malus à la revente), importer une occasion ancienne bénéficiant de la décote forfaitaire (exonération totale à 15 ans d'ancienneté), ou opter pour un modèle hybride rechargeable dont les émissions officielles sont sous le seuil de 108 g/km.
Le malus s'applique-t-il si j'achète une Ferrari d'occasion en France ?
Non. Le malus ne s'applique qu'à la première immatriculation en France. Une Ferrari déjà immatriculée sur le territoire peut changer de propriétaire autant de fois que nécessaire sans générer de nouveau malus, quel que soit son niveau d'émissions.
Le malus va-t-il encore augmenter après 2026 ?
Oui. Le plafond passe à 90 000 € en 2027 et 100 000 € en 2028. Le seuil de déclenchement baisse également chaque année. Par ailleurs, la suppression du plafond de cumul malus CO2 + malus poids est envisagée à partir de 2028, ce qui exposerait les modèles les plus lourds à des montants supérieurs à 100 000 €.
