Il a gagné sept titres mondiaux, et il vient de prendre cinq pénalités en six courses
Lewis Hamilton, qui évolue désormais sous les couleurs de Ferrari, traverse une période délicate en Formule 1, notamment après un Grand Prix de Hongrie éprouvant. Si le pilote britannique conserve la deuxième place au championnat à la trêve estivale, il accuse un retard conséquent sur Kimi Antonelli, le leader du moment, et constate que ses récentes erreurs sur la piste pourraient bien hypothéquer ses espoirs pour la suite de la saison.
Une succession de pénalités inattendues
Au fil des six dernières courses, disputées à Monaco, Barcelone, en Autriche, Grande-Bretagne, Belgique et enfin Hongrie, Hamilton a écopé de cinq pénalités différentes, une fréquence inhabituelle compte tenu de son expérience. À Silverstone, un mouvement prématuré avant l'extinction des feux s'est soldé par une pénalité de cinq secondes, ce qui l'a fait repasser derrière George Russell et l'a plongé dans une lutte complexe avec Max Verstappen. Cette sanction, conjuguée à une décision stratégique tardive, lui a vraisemblablement coûté une place sur le podium.
Incidents de course et conséquences pesantes
La manche belge n'a pas épargné le pilote Ferrari, qui s'y est accroché à Russell dès le premier tour. Cette touchette a considérablement allongé son arrêt au stand, même atténué par la période de Virtual Safety Car, et a entraîné la perte de précieuses secondes dues notamment à un incident avec un mécanicien. Par ailleurs, lors du même Grand Prix, une mésaventure similaire l'avait déjà confronté à Oscar Piastri, impliquant là encore la perte puis la reprise d'une position, et l'écart grandissant avec ses concurrents directs.
Un GP de Hongrie à oublier
Le circuit du Hungaroring a réservé à Hamilton deux nouvelles pénalités. D'abord sanctionné en qualifications pour avoir gêné Piastri en Q3, il s'est retrouvé relégué de la deuxième à la cinquième place sur la grille. La course elle-même s'est conclue par une pénalité de cinq secondes, qui l'a fait glisser de la quatrième à la cinquième position finale, renforçant l'impression d'une spirale négative.
Réflexion lucide et prise de responsabilité
À l’issue du Grand Prix de Hongrie, Hamilton n’a pas éludé la question de ses propres responsabilités lorsqu’il s’est exprimé devant la presse. Conscient de l’enjeu, il estime que ces erreurs récentes se paient cher dans la course au titre. Reconnaissant ses fautes, il admet que continuer à offrir des occasions de pénalité aux commissaires de la FIA pourrait anéantir ses espoirs de succès. « Si je poursuis ainsi, je n'aurai aucune chance », a-t-il affirmé avec lucidité, insistant sur l'impact potentiel de chaque détail dans la lutte pour le championnat.
La moindre faute compte désormais pour Hamilton, qui sait qu’au moment du verdict final, ces points envolés pourraient faire toute la différence face à un Antonelli bien installé en tête du classement. À ce stade de la saison, chaque choix et chaque instant sur la piste prennent une valeur décisive pour le pilote Ferrari.
