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Subaru Impreza 22B STI : l'étoile filante de la galaxie Sub'

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 7 sept. 2017

Elle est bleue, respire la puissance, et malgré un physique banal à la base, elle réussit à séduire tout amateur de bagnole qui se respecte, comme quoi la beauté ne fait pas tout. Elle n’a que deux portes, un « quatràplat » et 4 roues motrices, un aileron pelle à tarte (idéale pour faire sécher le linge) et une tendance Jacky tuning, mais tout le monde s’en fout, c’est elle qu’on veut ! Vous comprenez, des heures à l’avoir conduite, la manette à la main, sur Gran Turismo, appréciant sa tenue de route et son efficacité, ça vous transforme un homme. Cette voiture mythique n’est ni allemande, ni italienne, mais japonaise, cette caisse de rêve a des étoiles sur la calandre et nous en met plein les yeux : il s’agit de la Subaru Impreza 22B STI !

Subaru est une marque à part dans l’automobile, à l’image de Saab en Suède (une version « scandinave » de l’Impreza existera même pendant un temps, lire aussi : Saab 9-2X). Cultivant l’originalité depuis les années 60 par son style, puis par l’utilisation de moteurs Boxer (à partir de 1965), et enfin par la transmission intégrale (à partir de 1972), Subaru ne fait rien comme tout le monde depuis des lustres. Tout comme Saab là encore, Subaru est la filiale d’un groupe aéronautique, Fuji Heav Industries, et, jusqu’aux années 90, elle restait relativement discrète en Europe.

C’est en 1992 que Subaru lance sur le marché une berline insipide, l’Impreza. Pétrie de qualité, notamment dans ses versions les plus puissantes, elle n’a aucune image, au sens propre comme au figuré. Pourtant, la firme japonaise a décidé de conquérir le monde en général et l’Europe en particulier avec cette bagnole a priori sans saveur particulière. Alors, pour exister dans le monde cruel de l’industrie automobile, la marque aux étoiles va avoir une idée de génie : s’engager en WRC pour conquérir les lauriers. Pas con, car à cette époque, la concurrence est devenue moins rude que dans les années 80 même si la Lancia Delta est toujours là, et que Toyota n’est pas là pour faire de la figuration avec sa Celica. Pour sa première saison, l’Impreza « 555 » préparée par STI va terminer 4ème derrière Lancia, Toyota et Ford. Subaru est là pour apprendre, mais pour apprendre vite, avec ses pilotes chevronnés tels qu’Ari Vatanen et Colin McRae. En 1993, Subaru progresse d’une marche et termine 3ème derrière Toyota et Ford. En 1994, Ari n’est plus là, mais Carlos Sainz rejoint l’équipe pour récupérer une 2ème place au championnat constructeur. Sainz termine 2ème au classement des pilotes, et Colin McRae 4ème derrière un Didier Auriol intouchable (cocorico). Subaru commence à faire peur, et c’est normal…

Car en 1995, Subaru atteint enfin son graal : championnat du monde des constructeurs, et doublé au championnat des pilotes, avec McRae devançant Sainz. Rebelote en 1996, avec pour seule palme le championnat constructeur (Makinen s’offrant avec sa Mitsubishi le titre pilote), et en 1997 sur un même scénario. Nous voilà donc en 1998. Cette année là, Subaru a trois choses à fêter : le succès commercial de l’Impreza (du moins dans ses versions sportives GT Turbo et WRX STI, lire aussi: Subaru Impreza GT Turbo), les 3 titres constructeurs consécutifs, et les 40 ans de la marque. En cadeau d’anniversaire, Subaru et sa division sportive STI vont nous concocter une drôle de voiture dénommée 22B.

Le nom est un mystère : certains disent qu’il s’agit d’un rappel de la cylindrée (22 pour le 2.2 litres 4 à plat présent sous le capot) et du type de moteur (B pour Boxer, ou bien B pour Turbo dans la terminologie Subaru, au choix). En fait on ne sait pas, mais peu importe : la 22B est devenue mythique, légendaire, et comme toute légende, elle se doit de cultiver un certain mystère. A l’origine, elle devait être une série limitée à 400 exemplaires, réservée au marché japonais. Mais après qu’une cinquantaine de voiture ait été importée par des voies parallèles en Grande Bretagne, Subaru décidera de produire une nouvelle série de 16 voitures réservées à ces petits veinards de Rosbeefs ! Les australiens eurent eux aussi droit à 5 voitures ! Après 426 voitures produites entre mars et août 1998 (405 de la première série, 16 et 5 de la deuxième), Subaru fermera le ban. Circulez, y’a plus rien à voir.

Vendue un peu moins de 40 000 £, la 22B est basée sur la version coupé de la WRX STI (une carrosserie que l’on aura jamais vue en France). Sous le capot, le Boxer de 2.2 litres développe officiellement 280 chevaux grâce à son turbo, respectant les consignes du Gentleman Agreement limitant les puissances des voitures japonaises (lire aussi : The Japanese Gentleman Agreement). En réalité (comme beaucoup de ses concurrentes), la 22B en propose plus en loucedé : on parle de plus de 300 chevaux, mais chuuuuut !

Avec sa transmission intégrale, ses gros freins rouges, ses roues dorées, ses supensions Bilstein, sa carrosserie particulière, la 22B fait immédiatement rêver, et encore aujourd’hui, tout le monde rêve d’en avoir une même si tout cela sent un peu le Jacky Tuning. Tout à coup, personne n’en a plus rien à foutre de passer pour un kéké, du moment que le spécialiste repère les petits logos STI 22B un peu partout. Peu importe les ricanements des profanes, les vrais savent, et c’est bien là l’essentiel.

Bon, je dois vous avouer qu’il vous sera extrêmement difficile de vous offrir cette perle rare. On l’a vu, la production fut limitée et les 400 premiers modèles s’arrachèrent en 48 heures ! Il existe en outre très peu de versions LHD, l’essentiel de la production s’offrait le volant à droite (ce qui n’est vraiment pas un problème, même pour les dépassements). Ne cherchez pas d’autre couleur que ce bleu typique des Sub’ de course, il n’y en a pas. Les transactions sont rares, et souvent à des prix très élevés, mais si vous avez le portefeuille en conséquence, n’hésitez surtout pas. Pour tous les autres, ressortez votre Playstation et vos vieux Gran Turismo, et prenez virtuellement votre pied, y’a pas d’autre solution !


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