Kia/Lotus Elan M100 : Swinging Séoul
par Paul Clément-Collin le 12 novembre 2025

Malgré sa carrière en demi teinte et ses débuts décriés, l’Elan rencontrera un certain succès. Difficile à cette époque troublée pour Lotus (passée en peu de temps des mains de GM à celles de Romano Artioli, le re-créateur de Bugatti, puis à celles de Proton en 1996) de faire mieux. Surtout qu’à cette époque toutes les maigres forces financières et/ou techniques furent mises à profit pour lancer le nouveau best seller de la marque, l’Elise.


On peut dire que l’Elan prépara le terrain pour l’Elise, servit de trait d’union entre le passé (la Seven, ou bien l’Esprit) et le futur, avec les moyens du bord (traction, banque d’organe GM). L’Elan fut une mal aimée, malgré d’indéniables qualités. 1995 voit donc l’usine d’Hethel, dans le Norfolk, cesser la production de ce petit roadster anglais. Pourtant, sa carrière ne s’arrêtera pas là et durant trois ans, il fut possible d’acheter une Elan neuve, mais sous un autre badge, plus improbable celui-là : Kia Motors (qui avait aussi fabriqué quelques années avant en CKD des Peugeot 604, comme quoi !).

Alors indépendant, Kia voulait sans doute monter en gamme, notamment sur son marché intérieur : elle racheta donc les droits et l’outillage de l’Elan auprès de Romano Artioli, qui avait bien besoin de ce cash, pour la fabriquer à l’identique extérieurement (à quelques détails près). En revanche, on trouve sous le capot un moteur Kia 1,8 16 soupapes de 151 ch… Kia fit faillite deux ans après, et fut sauvé des eaux par Hyundai en 1997. Mais cela n’empêcha pas de continuer à construire l’Elan jusqu’en 1999, pour semble-t-il atteindre un total d’environ 1000 exemplaires (un chiffre proclamé et non vérifié).
Quelques exemplaires rouleraient en France (2 ou 3) et en Allemagne. Un collector ?
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Paul Clément-Collin
