
Une Bugatti Royale à moteur 13 litres sur le circuit du Grand Prix de Monaco : le prince Albert II était à bord
À Monaco, certaines parades valent presque autant qu’une course. Le prince Albert II vient d’effectuer un tour dans une Bugatti Type 41, plus connue sous le nom de Royale. Comment résumer autrement le prestige automobile qu’avec un moteur de près de 13 litres dans les rues de la Principauté ? En marge du Grand Prix historique, cette Bugatti centenaire a rappelé pourquoi elle reste une légende.
Le Grand Prix historique de Monaco offre toujours un décor idéal aux machines qui ont marqué l’automobile. Cette fois, l’attention s’est portée sur une Bugatti Type 41, surnommée Royale, dans laquelle le prince Albert II a pris place pour une parade sur le circuit monégasque. De retour d’une visite officielle en Grèce, le souverain a ainsi participé à l’hommage rendu à cette automobile hors norme, créée dans les années 20 avec l’ambition d’être la voiture la plus puissante du monde.
Une Royale dans les rues du Rocher
La Bugatti Type 41 ne porte pas son surnom par hasard. Avec son allure monumentale et son moteur de près de 13 litres, elle incarne une idée presque impériale de l’automobile. Le Palais princier la présente comme un symbole du génie industriel et artistique d’Ettore Bugatti, et comme l’une des voitures les plus emblématiques jamais conçues.
Pour célébrer le centenaire de sa création, la Royale a donc retrouvé les rues de Monaco. Le prince Albert II était installé à bord aux côtés de Christophe Piochon, président de Bugatti Automobiles, et de Michel Ferry, vice-président de l’Automobile Club de Monaco.
La conduite était confiée au responsable de l’atelier du Musée national de l’automobile, Collection Schlumpf, à Mulhouse. Un détail logique, tant cette voiture relève autant du patrimoine roulant que de l’objet historique.
Le Grand Prix historique comme écrin
Créé en 1997, le Grand Prix historique de Monaco se tient tous les deux ans, avant le Grand Prix de Monaco de Formule 1. Organisé par l’Automobile Club de Monaco, il reprend le tracé mythique de la F1, mais avec des voitures de course anciennes.
Les qualifications des différentes catégories se sont déroulées le vendredi 24 avril et le samedi 25 avril. Les finales sont prévues le dimanche, dans une ambiance où la compétition se mêle toujours au souvenir des grandes heures du sport automobile.
En marge de ces courses, les parades permettent de faire rouler des pièces rares devant le public. La Bugatti Royale s’inscrivait parfaitement dans cet esprit, entre démonstration, célébration et transmission.
Une pièce bientôt exposée au public
Après son passage sur le circuit, la Bugatti Royale doit poursuivre son séjour monégasque. Elle sera visible à la Collection Automobiles de S.A.S. le Prince de Monaco, située sur le Port Hercule, du 27 avril au 3 mai. Cette présentation donne au public l’occasion d’approcher une automobile dont la réputation dépasse largement le cercle des connaisseurs. Avec la Type 41, Bugatti ne cherchait pas seulement à produire une voiture luxueuse. La marque voulait créer une référence absolue, presque intimidante.
Pierre Casiraghi et Jacky Ickx autour d’une autre légende
Le week-end a aussi été marqué par la présence de Pierre Casiraghi, aperçu près du circuit avec son épouse Béatrice. Le neveu du prince Albert II a retrouvé Jacky Ickx et l’épouse de celui-ci, Khadja Nin. Le moment avait lui aussi une forte valeur historique. Le pilote belge a pris la pose près de sa Ferrari 312 F1 rouge, la monoplace avec laquelle il s’était imposé au Grand Prix de France à Rouen en 1968. Jacky Ickx a également paradé dans les rues de la Principauté au volant de cette Ferrari mythique.
Dans les rues de Monaco, la Bugatti Royale du prince Albert II et la Ferrari de Jacky Ickx ont rappelé qu’ici, l’histoire automobile ne se raconte jamais mieux que moteur en marche.