Volkswagen New Beetle : persistance rétinienne !
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Volkswagen New Beetle : persistance rétinienne !

Par Paul Clément-Collin - 06/07/2016

Il paraît que mon père avait une Volkswagen Cox lorsque je suis né… Une Cox passée ensuite entre les mains de mon oncle (un 1200?) et repeinte en orange parce que… il n’y avait plus que cette couleur en stock chez le vieux peintre en carrosserie à la retraite qui l’a repeinte gratos. Voilà pour mes souvenirs de Cox « originelle »… Mais il faut croire que ma sœur, de deux ans mon aînée, en a gardé plus de souvenirs inconscients. Elle qui ne s’intéresse ni de près ni de loin aux bagnoles (contrairement à son mari qui aime les vieilles anglaises, lire aussi : Jaguar 240) n’était d’accord pour dépenser des sous dans une auto qu’à condition que cela soit une New Beetle. Volkswagen avait réussi son coup, et ma sœur et mon beau-frère roulèrent en Vévé (comme disait mon père) de 2001 à 2016 !

La Concept One de 1994, en version fermée (en haut) ou ouverte (en bas)

La Concept One de 1994, en version fermée (en haut) ou ouverte (en bas)

15 ans de bons et loyaux services pour une New Beetle ? Autant dire que la réputation de Volkswagen n’est pas usurpée, même si la voiture eut quelques soucis. Et l’amour de ma sœur pour la Beetle montre combien les têtes pensantes du marketing de Wolfsburg ne s’étaient pas trompé en proposant un revival de l'antique Cox, revue à la sauce moderne.

La Beetle Concept, présentée en 1996 à Genève ! La Beetle Concept, présentée en 1996 à Genève !

Car l’affaire « New Beetle », c’est l’histoire de « la première gorgée de bière ». Il suffisait de prendre une plate-forme de Golf IV et de lui donner le look arrondi (c’est très bien fait d’ailleurs) d’une Cox d’antan : on avait la forme sans avoir le fond. Pas de moteur à l’arrière, mais à l’avant en position transversal. Une habitabilité en berne (par rapport à la Golf) mais conforme au souvenir des Cox antédiluviennes, une fiabilité « moderne » (la preuve avec celle de ma sœur) et une bouille à croquer (et à craquer). Les bases du néo-rétro étaient posées !

Dès lors, la voie était ouverte aux Mini (version Béhème), Fiat 500 (qui perdait elle aussi son moteur arrière pour l’occasion) et à toutes les autres ! Lancée en 1998, la New Beetle inaugurait une mode encore présente aujourd’hui, et avec succès ! Pourtant, la Concept 1 qui initiait le mouvement était présentée dès 1994 au Salon de Détroit (tiens tiens!) mais il faudra 2 autres années pour peaufiner le concept (présenté sous le nom de New Beetle à Genève) puis deux autres encore pour lancer la voiture, produite au Mexique, comme sa sœur « à l’ancienne (qui y sera produite jusqu’en 2003).

Sans vouloir être péjoratif (surtout vis à vis de ma sœur), elle inaugurait malgré elle l’ère des voitures « bobo » (Bourgeoise et bohème) dont la forme compte plus que le fond, destinées la plupart à faire de la ville, aux antipodes du modèle initial ! Voiture de « meuf », voiture de ville, voiture de « style », la New Beetle n’est a priori pas une voiture d’homme, sauf que… Volkswagen se piqua d’en sortir une version RSI dotée d’un V6 de 3.2 litres et 225 chevaux (250 exemplaires seulement) !

La RSI, limitée à 250 exemplaires, offre un V6 et 225 chevaux ! La RSI, limitée à 250 exemplaires, offre un V6 et 225 chevaux !

Entre temps, Volkswagen nous avait sorti une version cabriolet, histoire d’augmenter encore le côté glamour de la voiture. Avec brio (le premier qui dit « avec qui » a perdu!). Résultat, il y en a pour tous les goûts, ouverte ou fermée, sportive (RSI) ou placide, essence (4 cylindres, V5 ou V6) ou diesel (1.9 TDI de 90 à 105 ch), turbo ou atmo… Si avec cette offre pléthorique vous ne trouvez pas votre bonheur, alors.

Moi qui ne suis pas un fan des allemandes en général et de VW en particulier, force est de constater qu’au fil des années (15 ans donc) la New Beetle de ma sœur a très bien vieilli à l’intérieur. Rien n’a bougé jusqu’à sa mort. Côté carrosserie, ce genre de voiture à Paris laisse des traces, surtout qu’il n’y a pas vraiment de pare-chocs, juste du style !

Pour la casser, et lui faire rendre l’âme (enfin la rendre économiquement non réparable), il aura fallu la prêter à des scouts peu précautionneux pour la mamie : elle n’a pas vraiment bien vécu de racler par dessous un rocher apparent ! C’est dire si la voiture, malgré son air de joujou, était dure à la tâche. Une vraie Cox en somme !


Paul Clément-Collin

Paul Clément-Collin

Paul Clément-Collin est une figure reconnue du journalisme automobile français. Fondateur du site culte Boîtier Rouge, sacré meilleur blog auto aux Golden Blog Awards 2014 et cité parmi les médias auto les plus influents par Teads/eBuzzing et l’étude Scanblog Advent, il a ensuite été rédacteur en chef de CarJager et collaborateur de Top Gear Magazine France. Journaliste indépendant, spécialiste des voitures oubliées, rares, iconiques ou mal-aimées, il cultive une écriture passionnée et documentée, mêlant culture auto, design, histoire et anecdotes authentiques, et intervient également sur des événements majeurs comme le Mondial de l’Auto.

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