
48 Ferrari oubliées : la vente secrète qui affole déjà les millionnaires
48 Ferrari, certaines quasi neuves, réunies en 40 ans… et bientôt dispersées. Que vaut une collection où une F50 affiche à peine 400 km ? Derrière ces chiffres irréels, c’est toute une vision de la passion automobile qui s’apprête à changer de mains.
En janvier 2026, une vente aux enchères s’annonce déjà comme l’un des événements majeurs du marché automobile de collection. Elle concerne l’ensemble du garage de Phil Bachman, entrepreneur américain disparu quelques mois plus tôt, qui avait consacré quatre décennies à réunir 48 Ferrari parmi les plus emblématiques.
Une collection construite avec obsession
Depuis 1984, Phil Bachman a patiemment assemblé un ensemble cohérent, presque muséal. Sa signature est reconnaissable entre toutes. Une préférence marquée pour le jaune Giallo Modena et des configurations parfois uniques. Chaque acquisition répond à une logique précise, mêlant rareté, état de conservation et importance historique. L’ensemble forme un panorama complet de l’histoire Ferrari, des années 50 à l’ère moderne.
Des modèles d’exception à travers les décennies
Parmi les pièces les plus anciennes figure une Ferrari 166 MM/53 Vignale Spyder de 1953, affichant seulement 37 000 kilomètres. Les années 60 sont représentées par des modèles particulièrement recherchés comme la 250 GT/L Lusso ou la 275 GTB/4 en aluminium. La décennie suivante n’est pas en reste avec 11 modèles, dont une 365 GT4 BB de 1975 presque neuve, avec seulement 443 kilomètres parcourus.
Des kilométrages presque irréels
C’est sans doute ce qui frappe le plus dans cette collection. De nombreuses voitures ont été très peu utilisées. Une F40 de 1992 n’affiche que 734 kilomètres, une F50 à peine 404 kilomètres, et une Enzo dépasse tout juste les 1 000 kilomètres. Certaines vont encore plus loin. Une 599 GTO avec 166 kilomètres, une 599 SA Aperta à 277 kilomètres, ou encore une LaFerrari Aperta limitée à 154 kilomètres. Des voitures conservées dans un état proche du neuf, parfois stockées sous conditions contrôlées pendant des années.
L’âge d’or des supercars Ferrari
La collection accorde une place importante aux modèles modernes. On y retrouve notamment deux F40, une F50, des 360 Challenge Stradale, une 430 Scuderia ou encore une 16M Spider. Parmi les pièces les plus remarquables, une Ferrari FXX dans une configuration unique attire particulièrement l’attention. Un modèle destiné à un cercle extrêmement restreint de clients et rarement visible sur le marché.
Des enchères sous haute tension
Les estimations donnent le ton. Certaines F40 pourraient dépasser les 2,7 millions d’euros, tandis que la LaFerrari Aperta pourrait franchir largement la barre des 5 millions. Ces niveaux de prix devraient attirer collectionneurs et investisseurs du monde entier, prêts à se positionner sur des modèles aussi rares qu’intacts. Une collection entre passion et immobilité
Ce qui distingue cet ensemble, c’est aussi son paradoxe. Ces Ferrari ont été préservées avec un soin extrême, mais rarement utilisées.
Elles incarnent autant un amour profond pour la marque qu’une vision patrimoniale de l’automobile, où la conservation prime parfois sur le plaisir de conduite. Une vente qui pose une question simple. Ces Ferrari vont-elles enfin reprendre la route… ou rester des œuvres figées dans le temps ?