Ce 4x4 Mercedes coûte 950 000 € d'occasion, le plus fou c'est que son propriétaire n'est même pas censé s'asseoir à l'avant
Un phénomène qui défie les attentes
Le modèle en question est un Mercedes-Maybach G 650 Landaulet. Produit à seulement 99 exemplaires et assemblé à la main, cet imposant SUV sorti en 2018 n’affiche que 405 km au compteur - à peine un aller-retour entre Paris et Deauville. Sa rareté et son statut de première incursion de Maybach dans l’univers des SUV font déjà grimper la cote, mais est-ce suffisant ? Le prix demandé de 949 500 euros, nettement plus élevé que la plupart des supercars neuves du marché, interpelle.
En feuilletant les clichés de cette voiture unique, on croirait d’abord à un Classique G ultra-personnalisé. Mais derrière sa silhouette massive et son style carré, c’est tout l’art de l’extravagance automobile qui s’exprime. Pourquoi certains passionnés sont-ils prêts à investir autant pour posséder un véhicule si atypique ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que ce 4x4 n’est pas destiné à être mené tambour battant sur circuit mais bien à être montré, collectionné, préservé en l’état.
Ce que cache son tarif spectaculaire
La Mercedes-Maybach G 650 Landaulet avance des dimensions impressionnantes : environ 5,35 m de long, plus de 2 m de haut, posée sur des roues XXL de 22 pouces et dotée de ponts portiques pour franchir tous les obstacles. Différence majeure avec la version standard : l’habitacle a été conçu pour que le propriétaire s’installe à l’arrière, dans un confort absolu, plutôt qu’au volant.
Sous le capot, la fiche technique aligne des chiffres hors norme : moteur V12 biturbo de 6,0 litres offrant 630 ch et 1 000 Nm de couple. Malgré un impressionnant poids de 3 350 kg, elle avale le 0 à 100 km/h en 6 secondes et atteint, bridée, 180 km/h. Des performances équivalentes à une compacte sportive… mais avec la prestance d’un camion de luxe. Les caractéristiques du châssis empruntent aux versions les plus extrêmes du Classe G : garde au sol proche de 50 cm, pneus 325/55 R22, capacité à traverser près d’un mètre d’eau. Ici, tout concourt à offrir une impression d’invincibilité et de domination sur la route, bien différente de la recherche de vitesse brute d’une supercar traditionnelle.
Un intérieur pensé comme un salon roulant
Le véritable fossé avec les sportives de prestige se creuse à l’arrière. On y trouve deux sièges « lounge » inspirés de la Classe S Maybach, inclinables à plat, chauffants, ventilés, couplés à différentes fonctions de massage. Les passagers profitent également de tables escamotables, de porte-gobelets réfrigérés ou chauffants, d’écrans individuels, d’une climatisation dédiée, ainsi que d’une cloison vitrée séparant du chauffeur qui s’opacifie à la demande.
Le toit souple ne peut s’ouvrir que sur cette seule partie arrière, à la manière d’une carrosserie landaulet : un geste transforme alors le 4x4 en luxueux balcon avec vue imprenable. Tous ces éléments participent à l’aspect exclusif du modèle, tandis que le contexte automobile actuel, dominé par les préoccupations de réduction de CO₂ et la montée en puissance des véhicules électriques, fait de ce SUV cabriolet de 3,3 tonnes mû par un V12 une espèce en voie de disparition. La logique de la collection l’emporte donc sur celle de la conduite sportive.
Ce que vous retiendrez de cette rareté
Face à ce Mercedes-Maybach G 650 Landaulet, on comprend que le prestige, l’exclusivité et le confort ultime peuvent aujourd’hui valoir bien plus que la performance pure. Cet exemplaire quasi neuf témoigne du désir de posséder un objet unique, reflet d’une époque révolue de l’automobile, et non d’un simple moyen de transport. Il rappelle que, parfois, détenir un morceau d’histoire donne accès à des sommets bien au-dessus du prix du neuf.


