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Citroën Type H: la Bécassine de l'utilitaire !

- 10 oct. 2015

Quand on me parle du Citroën Type H, je pense immédiatement à la vieille bonne restée tout au long de sa vie auprès d’une famille bourgeoise, et qu’on considère presque comme une tante, voire une grand-tante ! Elle a élevé tout le monde, aidé tout le monde, rendu moult services et laissé des souvenirs à tous le monde tout au long de sa longue carrière. Pas vraiment jolie, mais tout le monde l’aimait ; née sous X (enfin sous H, sans jeu de mot hein!) mais qui s’est fait un prénom ; efficace et surtout pas chère ! Le Type H, c’est un peu Bécassine quoi !

Type H 03

Ce qui frappe en premier donc chez le Type H, c’est sa longévité : 33 ans de carrière, qui pourrait imaginer aujourd’hui qu’un modèle, fut-il utilitaire, dure aussi longtemps ? Ce qui frappe en second, c’est sous look inimitable, qui a finalement assez bien vieilli je trouve. Enfin, ce qui est sûr c’est qu’il conserve un capital sympathie important, retrouvant une seconde vie aujourd’hui grâce aux modes combinées du vintage et du food truck (petit clin d’oeil à Pierre-Cyril). Et puis combien de jeunes l’ont découvert ces 15 dernières années en étant forcé de regarder chez Mamie les rediffusions de Louis la Brocante ?

(c) Pierre-Cyril Donatile 2ème HY de Caféïne Café Out est un diesel Indenor de 1974 en cours de restauration (c) Pierre-Cyril Donati

Pourtant, la genèse du Type H, sous la houlette de Pierre Franchiset, s’est faite en catimini, sous l’occupation, alors que développer des nouveaux modèles était interdit par les allemands. Penser à l’après-guerre, et imaginer les besoins d’une France en reconstruction, c’était en quelque sorte résister ! Résister aux exigences, travailler en cachette à une vie meilleure, c’était une façon d’exister dans cette période sombre où les usines devaient tourner pour l’effort de guerre de l’ennemi, alors que la pénurie de matériaux et d’essence rendaient la conception d’un nouveau modèle bien plus difficile.

(c) Pierre-Cyril Donati(c) Pierre-Cyril Donati

La Libération changera la donne, et dès lors, le Type H pourra être rapidement lancé après seulement deux prototypes de validation, et c’est en 1948, le temps de finaliser la conception et de réorganiser l’outil industriel, qu’est lancé le nouvel utilitaire de Citroën. Il venait alors remplacer dans la gamme le TUB (Traction Utilitaire Bas) produit seulement entre 1939 et 1941 à 2 000 exemplaires pas plus : la guerre ne lui aura pas permis de laisser une trace dans l’histoire, si ce n’est son nom que beaucoup utiliseront à tort pour désigner le Type H, l’appelant « le tube ». Il faut dire que son remplaçant, le Type H, n’a pas ce qu’on appelle un nom sexy : à l’époque où les études marketing étaient réduites à néant, Citroën ne s’embarrassa pas de circonvolutions : 8ème projet = 8ème lettre de l’alphabet, et hop, voilà le H.

(c) Pierre-Cyril Donati(c) Pierre-Cyril Donati

Le Type H, c’est un peu la 2CV de l’utilitaire : simplicité, robustesse, praticité (avec sa porte coulissante latérale), traction avant, caisse monocoque. Et dans cette après-guerre de reconstruction, un impératif : utiliser le maximum de pièces déjà existantes dans la banque d’organes Citroën. Deux gloires de l’époque permettront l’assemblage improbable de cet utilitaire : la Traction (moteur et boîte de la 11, essieu avant de la 15/6), et la 2CV (notamment pour l’accastillage). Réalisé de bric et de broc, le Type H garde pourtant sa personnalité, grâce à son museau de bouledogue et ses flancs en tôle ondulée (gage d’une rigidité à toute épreuve).

(c) Pierre-Cyril Donati(c) Pierre-Cyril Donati

Présenté en 1947, le H sera commercialisé discrètement à partir de 1948. Délaissé le nouvel utilitaire de Citroën ? Disons qu’à cette époque de pénurie automobile, pas besoin de dépenser des sommes folles en publicité : moderne et efficace, le Type H se vend naturellement, sans autre aide qu’un bouche à oreille efficace. Equipé à l’origine du 1,9 11CV (34, 35 puis 48 ch SAE à partir de 1953), il recevra aussi le 1,6 litres 9 CV (42 puis 45 ch SAE). En 1961, les premiers moteurs diesel Perkins intègre la gamme (1,6 litres 42 puis 43 ch), remplacés en 1964 par des moteurs Indenor 1,6 litres (50 ch SAE) puis 1,9 litres (58 ch).

(c) Pierre-Cyril Donati(c) Pierre-Cyril Donati

Côté appellation, le H se pare d’une nouvelle lettre en fonction de ses variantes. Le H (1200 kg de charge utile, côtoie dès la fin 1948 le HZ (800 kg puis 1000). En 1958, le HY remplace le H (1500 puis 1600 kg de charge utile) tandis que la gamme se développe : HX en 1967 (avec un plateau nu), puis HW en 1969. Sur ces bases seront développées toutes les variantes possibles, du camion frigorifique au camion magasin, de l’ambulance au corbillard, et bien entendu le célèbre panier à salades dans ses couleurs « Pie » spécifiques : sans doute le H le plus embématique ! Il servit aussi de mulet pour la suspension hydraulique de la DS, comme quoi nous lui devons vraiment beaucoup.

(c) Pierre-Cyril Donati(c) Pierre-Cyril Donati

Au total, 473 289 exemplaires seront fabriqués jusqu’au 14 décembre 1981. Le Type H sera alors remplacé par le C35. Lorsque j’étais enfant, le H était soit encore fabriqué, soit encore une occasion récente, et le marché sur la place d’Henrichemont était rempli de Type H revus et corrigés à toutes les sauces utilitaires. Aujourd’hui, il est devenu pièce de collection ou outil « vintage », et sa cote commence à grimper. Dépêchez-vous si vous voulez récupérer un bout de votre enfance !

Merci à Pierre-Cyril pour les photos de son Type HY ! Pour mes lecteurs parisiens, n’hésitez pas à vous rendre sur la page Facebook de Caféïne Café Out (Caféïne, Café Out, la page Facebook !), à liker et à aller déguster un bon petit café avec un passionné d’autos autour d’un beau HY de 1968 ( « bistrot roulant », service cafétéria avec double percolateurs Sanremo et offre restauration avec des salades, plats chauds et desserts , tout fait maison et conditionné en bocaux.) !

Un peu de nostalgie enfin avec un autre utilitaire Citroën: C15, soyez visionnaires !


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