De 255 000 € à 1,16 million en 8 ans : cette couleur rare transforme une Lamborghini en trésor
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De 255 000 € à 1,16 million en 8 ans : cette couleur rare transforme une Lamborghini en trésor

Par Camille Delcourt - 13/06/2026

Une Lamborghini Murcielago SV attire déjà les regards sans avoir besoin d’en faire trop. Mais lorsqu’elle porte la teinte Oro Adonis, qu’elle affiche le numéro 343 sur 350 et qu’elle rejoint une collection très exposée au Bahreïn, elle change encore de dimension. Ce V12 doré n’est plus seulement une supercar spectaculaire : c’est une pièce rare dans une série déjà convoitée. Et si la couleur était devenue l’un des accélérateurs les plus puissants de la cote des Murcielago ?

Une Lamborghini Murcielago LP 670 4 SuperVeloce vient d’intégrer le garage du collectionneur connu sur Instagram sous le nom @whitessejr. L’auto, installée désormais au Bahreïn, n’a rien d’une SV ordinaire. Peinte dans le rare Oro Adonis et numérotée 343 sur 350, elle réunit plusieurs critères capables de faire battre le cœur des collectionneurs : une production limitée, une configuration peu commune, un V12 atmosphérique et une présence visuelle impossible à ignorer.

Une SuperVeloce déjà rare par nature

Dans la famille Murcielago, la LP 670 4 SuperVeloce occupe une place à part. Elle représente la version la plus radicale, la plus agressive et la plus recherchée de cette génération. Lamborghini n’en a produit que 350 exemplaires. Ce chiffre suffit déjà à la placer dans un cercle fermé, surtout à une époque où les dernières grandes supercars thermiques prennent de plus en plus d’importance aux yeux des amateurs. La SV ne joue pas la carte de la discrétion. Elle se distingue par son allègement, son immense aileron et son allure de voiture de course à peine civilisée pour la route. Elle porte parfaitement l’esprit Lamborghini de cette période : brutal, bas, large et théâtral.

Oro Adonis, le détail qui change tout

La plupart des Murcielago SV ont été livrées dans des teintes plus habituelles, comme le rouge, le bleu ou l’argent. L’exemplaire qui vient de rejoindre @whitessejr sort clairement du lot avec sa peinture Oro Adonis. Ce doré profond et scintillant transforme la voiture en objet presque joaillier. Sur une Murcielago SV, déjà spectaculaire dans ses proportions, cette couleur ajoute une dimension encore plus rare et plus ostentatoire. Pour un collectionneur, ce genre de configuration compte énormément. Une couleur peu diffusée peut faire basculer une voiture d’une belle rareté vers une pièce presque introuvable.

Le numéro 343 sur 350

L’exemplaire concerné porte le numéro 343 sur 350. Ce numéro tardif renforce son attrait, car il la rapproche de la fin de production de la série. Ce détail peut sembler secondaire, mais il parle aux collectionneurs. Dans l’univers des séries limitées, chaque plaque numérotée raconte une position dans la production. Certains recherchent les premiers exemplaires, d’autres les derniers, mais tous accordent de l’importance à cette traçabilité. Ajoutez à cela une plaque d’immatriculation personnalisée et une couleur très rare, et cette Murcielago devient bien plus qu’une SV parmi d’autres.

Un duo très étudié au Bahreïn

La nouvelle venue ne rejoint pas n’importe quel garage. Chez @whitessejr, elle retrouve une autre Murcielago SV, peinte en Monterey Blue. Ce duo fonctionne presque comme une démonstration de collectionneur. Deux exemplaires d’une même supercar culte, mais deux personnalités très différentes. L’une mise sur un bleu plus froid et plus sportif, l’autre sur un doré plus précieux et plus flamboyant. Chaque configuration raconte ainsi une facette différente de la Murcielago SV. C’est précisément ce qui rend ce type de collection fascinant pour les passionnés qui suivent chaque arrivée sur les réseaux sociaux.

Une teinte qui pèse lourd dans les enchères

L’Oro Adonis n’est pas seulement une question de goût. Les résultats d’enchères montrent que cette teinte peut fortement influencer la valeur d’une Murcielago. Lors de la vente RM Sotheby’s Arizona 2016, une Lamborghini Murcielago LP640 4 Coupé de 2007, peinte en Oro Adonis et équipée d’une boîte manuelle à six rapports, s’est vendue 297 000 dollars. Cela représentait environ 255 000 euros. Déjà à l’époque, cette voiture, ancienne propriété d’un dirigeant d’entreprise et présentée dans un état quasi neuf, se situait au dessus du marché.

Le phénomène s’est encore amplifié ensuite. En mai 2024, une Murcielago LP640 Roadster de 2008 en Oro Adonis, elle aussi à boîte manuelle, a atteint 1 352 500 dollars, soit environ 1,16 million d’euros. Cette voiture faisait partie des huit exemplaires seulement homologués pour le marché américain dans cette configuration. Le message est limpide : lorsqu’une Murcielago associe rareté mécanique, boîte manuelle et peinture Oro Adonis, les enchères peuvent grimper très haut.

Un V12 sans filtre ni électrification

Sous cette carrosserie dorée, la Murcielago SV conserve ce qui fait son âme : un V12 atmosphérique de 6,5 litres. Dans la version LP 670 4, ce moteur développe 661 chevaux à 8 000 tr min et 660 Nm de couple à 6 500 tr min. La puissance est transmise aux quatre roues, fidèle à l’architecture de la Murcielago, avec des accélérations dignes d’une supercar de son époque. Ce bloc n’a rien d’hybride. Il ne cherche pas à lisser son caractère avec une assistance électrique. Il incarne une époque où Lamborghini misait sur la cylindrée, le bruit, les hauts régimes et une forme de brutalité mécanique aujourd’hui de plus en plus rare.

L’une des dernières grandes Lamborghini d’avant l’hybride

La Murcielago appartient à la dernière grande période des Lamborghini V12 purement thermiques avant l’arrivée progressive des solutions électrifiées. C’est ce qui renforce son intérêt aujourd’hui. Les collectionneurs ne regardent plus seulement la puissance ou la rareté. Ils recherchent aussi des voitures qui incarnent une fin de cycle. Une Murcielago SV réunit exactement cela. Elle offre le dessin extrême d’une Lamborghini traditionnelle, un moteur atmosphérique central arrière, une production limitée et une présence que les modèles modernes, parfois plus efficaces, ne remplacent pas toujours émotionnellement.

Une pièce de collection plus qu’une simple supercar

L’exemplaire Oro Adonis numéro 343 sur 350 coche donc presque toutes les cases. Il est rare, spectaculaire, numéroté, mécaniquement noble et lié à une couleur dont le marché a déjà prouvé la force. Son arrivée chez @whitessejr ne fait qu’ajouter de la visibilité à une voiture déjà très spéciale. Dans un univers où les configurations deviennent parfois aussi importantes que le modèle lui même, cette SV dorée possède tous les attributs d’une future icône de collection.

Avec sa teinte Oro Adonis, son numéro 343 sur 350 et son V12 atmosphérique, cette Lamborghini Murcielago SV ne rejoint pas seulement un garage au Bahreïn : elle entre dans le cercle très fermé des supercars que l’on regarde déjà comme des pièces historiques.

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