Ferrari dévoile sa toute première électrique… et son design laisse les internautes sans voix
Article

Ferrari dévoile sa toute première électrique… et son design laisse les internautes sans voix

Par Camille Delcourt - 17/06/2026

Ferrari vient de franchir une frontière que beaucoup pensaient presque sacrée. Avec la Luce, Maranello présente sa première voiture de série 100 % électrique. Une Ferrari de 1 050 ch, cinq places, 530 km d’autonomie et 550 000 euros peut-elle encore ressembler à l’idée que l’on se fait du cheval cabré ? C’est justement là que cette nouveauté devient fascinante.

Ferrari dévoile enfin la Luce, son premier modèle de série entièrement électrique, et le choc est autant esthétique que technique. Attendue depuis l’annonce du programme électrique de la marque, cette voiture ne cherche pas à rassurer les puristes par une silhouette familière. Elle invente au contraire une forme difficile à classer, quelque part entre grande berline, coupé haut, crossover et même monospace selon l’angle sous lequel on la regarde, tout en inaugurant plusieurs premières majeures dans l’histoire de Maranello.

Une Ferrari impossible à ranger dans une case

La Luce ne ressemble à rien de connu dans la gamme Ferrari. Elle n’est pas un simple Purosangue électrique, ni une berlinette élargie, ni une grande GT traditionnelle adaptée à la batterie. Son architecture repose sur un châssis spécifique, différent de celui des autres modèles du constructeur. Cette base nouvelle explique en partie son allure très singulière. Avec 5,02 m de long, elle se place au-dessus du Purosangue, qui mesure 4,97 m, mais reste plus courte que la nouvelle Mercedes AMG GT Coupé 4 Portes électrique, longue de 5,09 m. La question de sa catégorie reste donc ouverte. Berline ? Crossover ? Coupé familial ? Ferrari semble avoir préféré brouiller les pistes plutôt que reprendre un format existant.

Un design qui va faire parler

Les premières images de détail de l’habitacle avaient déjà provoqué de nombreuses réactions, notamment parce que Ferrari avait travaillé avec d’anciens designers stars d’Apple. Les photos complètes de la voiture promettent de relancer les discussions encore plus vivement. La Luce rompt presque totalement avec les codes habituels de Maranello. Depuis la création de Ferrari, aucun modèle de série n’avait affiché une telle silhouette. Le résultat étonne, dérange peut être, mais il assume clairement son statut de rupture. C’est sans doute volontaire. Pour sa première électrique, Ferrari n’a pas voulu cacher la transition derrière une robe trop classique. La Luce revendique son époque, son architecture et sa différence.

La première Ferrari à cinq places

L’habitacle marque lui aussi une rupture. Son dessin n’a presque rien à voir avec celui des autres Ferrari actuelles, mais la vraie nouveauté se trouve ailleurs : la Luce est la première Ferrari de l’histoire à proposer cinq places. Cette configuration devient possible grâce à l’architecture électrique. L’absence d’un ensemble de transmission imposant vers le train arrière libère de l’espace et permet une organisation intérieure inédite pour la marque. C’est un détail qui change beaucoup de choses. Ferrari n’a jamais été associée à l’idée de voiture familiale au sens classique, même avec le Purosangue. Avec la Luce, la marque pousse plus loin encore cette logique d’usage élargi.

Une batterie de 122 kWh sous les passagers

Sous l’habitacle, Ferrari installe une batterie NMC de 122 kWh. Elle fonctionne avec une architecture 800 volts, désormais incontournable pour les électriques très performantes. Cette batterie alimente quatre moteurs électriques, placés chacun au niveau d’une roue. Ferrari utilise ici une technologie à flux radial, proche de celle des blocs électriques de la Ferrari F80.

Ce choix la distingue notamment de la Mercedes AMG GT Coupé 4 Portes électrique, qui recourt à des moteurs à flux axial. La nuance est importante, car les moteurs à flux axial sont réputés pour leur compacité et leur densité de puissance. Ferrari n’y a pas recours ici, alors que l’un de ses anciens fournisseurs dans ce domaine, la société britannique Yasa, avait déjà travaillé sur la 296 GTB, ainsi que sur les Lamborghini Revuelto et Temerario. Yasa appartient désormais à Mercedes, qui garde cette technologie pour ses propres modèles.

Quatre moteurs et 1 050 ch

La Ferrari Luce développe jusqu’à 1 050 ch lors de la procédure de Launch Control. Le couple maximal atteint 990 Nm. Avec une masse annoncée de 2 260 kg, cette Ferrari électrique n’a rien d’une plume. Mais les performances restent très impressionnantes. Elle passe de 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et de 0 à 200 km/h en 6,8 secondes. Sa vitesse maximale atteint 310 km/h. Ces chiffres donnent le vertige, mais ils ne renversent pas totalement la hiérarchie du segment. La Mercedes AMG GT Coupé 4 Portes électrique revendique un dixième de mieux sur le 0 à 100 km/h, le même 0 à 200 km/h et une vitesse de pointe identique.

L’agilité comme vraie promesse

Ferrari ne jouera donc pas seulement la bataille des chronos. La Luce mise aussi sur une gestion individuelle de la puissance à chaque roue. Cette solution permet une vectorisation de couple très fine. En clair, la voiture peut ajuster précisément la force envoyée à chaque roue pour améliorer la motricité, la stabilité et l’agilité en virage. C’est peut être là que la Luce sera la plus attendue. Une Ferrari électrique ne sera pas jugée uniquement sur son accélération. Elle devra convaincre par son toucher de route, sa vivacité et sa capacité à donner des sensations au conducteur malgré son poids et l’absence de moteur thermique.

Des sons électriques amplifiés

Ferrari n’a pas oublié la question du bruit, si sensible pour une marque bâtie sur les moteurs. La Luce disposera d’un système qui amplifie artificiellement dans l’habitacle les sons produits par les moteurs électriques. Ce dispositif ne sera disponible que dans les modes de conduite les plus sportifs. L’idée n’est donc pas de créer une ambiance permanente, mais d’ajouter une dimension sensorielle lorsque le conducteur cherche une expérience plus intense. Le principe fera forcément débat. Certains y verront une façon intelligente de donner du caractère à l’électrique. D’autres regretteront le son naturel des V12, V8 et autres mécaniques Ferrari. Mais la marque sait qu’une voiture de Maranello ne peut pas se contenter d’être rapide en silence.

Une autonomie correcte, une recharge sérieuse

Ferrari annonce une autonomie maximale de 530 km. Pour une voiture aussi puissante et équipée d’une batterie de 122 kWh, le chiffre reste cohérent, même s’il ne fait pas de la Luce une référence absolue en matière d’efficience. La puissance de charge maximale en courant continu atteint 350 kW. La batterie peut récupérer 70 kWh en 20 minutes, un résultat solide pour une plateforme 800 volts. Mais la concurrence va déjà plus loin. La Mercedes AMG GT Coupé 4 Portes électrique annonce un passage de 10 à 80 % en 11 minutes. BYD et Denza revendiquent encore mieux avec leur système Fast Charging, capable de passer de 10 à 97 % en 9 minutes sur des batteries de 122 kWh également. La Luce ne dominera donc pas le marché sur ce point. Mais elle reste suffisamment performante pour ne pas paraître dépassée, et ses futurs clients ne la choisiront probablement pas d’abord pour ses temps de recharge.

La Ferrari de série la plus chère

En Italie, la Ferrari Luce sera facturée 550 000 euros TTC, avec une TVA locale de 22 %. Elle devient ainsi la Ferrari de série la plus chère de la gamme. Elle se place nettement au-dessus du Purosangue, de la 12Cilindri et de la 849 Testarossa. Ce positionnement traduit l’ambition du modèle, mais aussi le statut particulier que Ferrari veut donner à sa première électrique. La Luce n’est pas pensée comme une entrée dans le monde Ferrari. Elle arrive comme une vitrine technologique, un manifeste, presque une provocation adressée à ceux qui pensaient que Maranello abordera l’électrique avec prudence.

Une rupture qui ne laissera personne indifférent

Reste la grande question : la clientèle Ferrari acceptera-t-elle cette proposition aussi radicale ? Le badge, la puissance et la technologie sont là. L’exclusivité aussi. Mais le dessin, l’architecture, les cinq places et l’absence de moteur thermique bousculent profondément l’idée traditionnelle d’une Ferrari. C’est peut être précisément pour cette raison que la Luce fera autant parler. Avec la Luce, Ferrari ne se contente pas de fabriquer une voiture électrique, elle ouvre un débat sur ce qu’une Ferrari peut encore être lorsque le son, la forme et les usages changent tous en même temps.

Autos similaires en vente

Barnes Exclusive
Stock CarJager
Ferrari 458 Italia
Ferrari 458 Italia
Ferrari 458 Italia
Ferrari 458 Italia
Ferrari 458 Italia
Barnes Exclusive
Stock CarJager
Ferrari 488 Pista
Ferrari 488 Pista
Ferrari 488 Pista
Ferrari 488 Pista
Ferrari 488 Pista
Barnes Exclusive
Ferrari F8 Tributo
Ferrari F8 Tributo
Ferrari F8 Tributo
Ferrari F8 Tributo
Ferrari F8 Tributo
Barnes Exclusive
Ferrari 458 Spider
Ferrari 458 Spider
Ferrari 458 Spider
Ferrari 458 Spider
Ferrari 458 Spider

Carjager vous recommande

Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Ferrari 849 Testarossa : usurpation d'identité

« L’ensemble chargé d’animer la Testarossa de 2025 n’a rien en commun avec les V12 d’antan »
Ferrari
Italienne
V8
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Ferrari 458 Speciale : une flamboyante fin de partie

« Ferrari a inventé la voiture de sport parfaite »
Ferrari
Italienne
V8
Vladimir Grudzinski / 12 nov. 2025

An Unreserved Opinion Piece on a Market That’s Not So Hammered…

The classic car market is slowing down but remains stable: the poor results of auction houses mainly reflect an outdated business model.
Classic
Marché
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Ferrari F50 : les trente ans d'un chef-d'œuvre méconnu

« La F50 s’apparente à une voiture de course adaptée à un usage routier »
F50
Ferrari
V12
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Ferrari 488 : voici venu le temps des turbos

« Dix ans après sa naissance, l’engin demeure à la fois impressionnant et réjouissant à mener »
488
Ferrari
V8
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Ferrari 296 Speciale : chronique d'une apothéose

« La 296 Speciale s’identifie par des détails qui attireront immanquablement l’œil du connaisseur »
Ferrari
Italienne
V6
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Ferrari 308 GTB : cinquante ans d'éternité

« Contemplez-la sous n’importe quel angle : il est strictement impossible d’y déceler la plus petite imperfection »
308 Gtb
Ferrari
Italienne
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Ferrari 812 Superfast : la chronique d'une éternelle survivante

« L’auto s’avère encore plus impressionnante que sa devancière, tandis que la puissance du V12 progresse encore pour atteindre les 800 ch »
Ferrari
Italienne
V12

Vendre avec CarJager ?

Voir toutes nos offres de vente