Il repère deux Ferrari F40 sur Google Maps, il traverse l'Espagne pour les voir
La légende de la Ferrari F40 suscite parfois des histoires dignes d’un thriller, surtout quand il s’agit de véhicules oubliés visiblement délaissés. C’est sur Google Maps que ces deux silhouettes révélant la célèbre supercar italienne ont d’abord attiré l’attention de Georgesmithgood, créateur espagnol de contenu automobile, qui décide d’aller vérifier la véracité de ce qui s’annonce être une découverte exceptionnelle. Ce qu’il trouve sur place, bien loin du rêve initial, en dit long sur l’univers des fausses supercars et sur les motivations de ceux qui s’y adonnent.
Un coup de projecteur sur Google Maps : l’appel de la F40 disparue
Tout débute lorsqu’une exploration numérique laisse imaginer la présence de deux Ferrari F40, supposément abandonnées, dans des coins reculés d’Espagne. L’une se dessine près de la frontière avec le Portugal, dans une commune discretément nichée. Sur les images satellite, la forme caractéristique de la mythique italienne apparaît au milieu d’un décor de grange perdue, elle-même encerclée de carcasses de véhicules anciens. L’autre emplacement intrigue également, puisqu’il se situe non loin de Valence, dans le sud du pays.
L’enquête sur le terrain : la réalité derrière la légende
Motivé par l’appât d’une trouvaille unique, Georgesmithgood part alors inspecter les deux sites. La première visite lui confirme l’existence du hangar et du cimetière d’autos. Mais en s’approchant, il devient évident que l’auto n’a de Ferrari F40 que l’apparence. Le véhicule est en réalité bâti sur la base d’une Pontiac Fiero, une américaine des années 1980 souvent utilisée par les amateurs de répliques pour imiter des supercars prestigieuses, loin de tout pedigree de Maranello.
Le piège des fausses supercars et l’offre inattendue
Le scénario se répète à proximité de Valence où la seconde F40 présumée n’est, là encore, qu’une reproduction implantée sur un châssis identique de Pontiac Fiero. Fait intéressant, le propriétaire du véhicule propose aussitôt au YouTubeur l’achat de cette réplique pour la somme de 35 000 dollars. Georgesmithgood décline la proposition, préférant sans doute l’authenticité au clinquant d’une copie, aussi bien réalisée soit-elle.
Cette chasse à la supercar fantôme aura donc mis au jour des pratiques familières dans le monde des voitures de collection, où l’imitation se confond facilement avec l’authentique aux yeux des non-initiés.


