Pourquoi Fernando Alonso investit-il autant dans ces modèles italiens mythiques ?
Bien qu'il évolue aujourd'hui sous la bannière Aston Martin en Formule 1, Fernando Alonso affiche publiquement une préférence affirmée pour les voitures de sport italiennes. Son intérêt évident pour les joyaux de Maranello, Sant'Agata Bolognese et Modène s'illustre dans chacun de ses déplacements à Monaco, où chaque nouvelle apparition crée l'événement et alimente la curiosité des passionnés comme des investisseurs.
Quand la passion se mêle à une véritable stratégie
Ce qui distingue le parc automobile d'Alonso n'est pas simplement la démesure de la cote ou de la puissance de ses modèles, mais la logique derrière leur sélection. Chacune de ses acquisitions italiennes témoigne d'une compréhension fine de leur place dans l'histoire, à l'image de la Ferrari F40, dernière à avoir reçu l'aval d'Enzo Ferrari lui-même, et considérée comme la quintessence de la supercar des années 1980. Ou encore la 512 TR, descendante directe de la Testarossa, incarnation sur quatre roues de la période la plus exubérante des V12 Ferrari des années 1990.
Des choix motivés par la rareté et la valeur future
L'aspect patrimonial de cette collection n'échappe à personne. Si la passion transparaît à chaque choix, le profil d'investisseur avisé d'Alonso se devine derrière la croissance constante de la valeur de ses véhicules. La Ferrari LaFerrari hybride, aujourd'hui évaluée à environ 4 millions de dollars, dépasse largement son prix d'origine, tandis que la F40 atteint ou franchit régulièrement la barre des 3 millions d'euros sur le marché. La Lamborghini Sián FKP 37, premier modèle hybride de la marque produit en seulement 63 exemplaires, s'échange déjà aux alentours des 3 millions d'euros, preuve que même les modèles récents peuvent rapidement se transformer en actifs de grande valeur.
Des pièces uniques aux légendes populaires
Certains joyaux de la collection du pilote espagnol n'ont tout simplement pas d'équivalent ailleurs. Sa Pagani Zonda Roadster Diamante Verde, dotée du moteur V12 AMG développant 760 chevaux et unique dans cette configuration, tutoie les 10 millions d'euros. Il s'agit, à ce niveau, d'automobiles aussi exclusives que certaines montres de haute horlogerie ou œuvres d'art. Difficile dès lors de ne pas voir ces machines comme autre chose que de prestigieux placements dont la cote a vocation à s'envoler.
Lancia Delta HF Integrale, l'outsider emblématique
La collection d'Alonso ne se résume pas à une succession d'hypercars contemporaines. Sa Lancia Delta HF Integrale Martini Racing, une compacte des années 1990 connue pour avoir dominé les rallyes mondiaux, occupe une place de choix. Ce modèle, vainqueur de six titres mondiaux constructeurs entre 1987 et 1992, incarne à lui seul une époque dorée du sport automobile. Désormais, certaines versions spéciales dépassent 300 000 euros, des montants autrefois réservés aux Ferrari de légende.
Au-delà de l'investissement, un véritable art de vivre
Réduire la démarche d'Alonso à une simple opération financière n'épuiserait pas le sujet. Il continue de conduire aussi bien sa Ferrari que sa Pagani ou sa Lancia au quotidien dans les rues monégasques, lorsqu'une grande partie des collectionneurs laissent dormir leurs véhicules les plus précieux. Sa capacité à conserver, faire progresser la rareté de ses acquisitions et les utiliser régulièrement, se retrouve dans des ventes comme celle de sa Ferrari Enzo, adjugée 5,4 millions d'euros lors d'une vente aux enchères à Monaco en 2023.
Si le pilote espagnol arbore aujourd'hui les couleurs d'Aston Martin en compétition, son histoire avec l'automobile italienne se poursuit et sa collection semble loin d'avoir dévoilé tous ses secrets.


