
Lamborghini freine l’électrique : la vraie raison derrière ce choix surprenant
Faut-il vraiment passer à l’électrique quand on s’appelle Lamborghini ? Face à Ferrari, le constructeur italien temporise et observe. Un modèle 100 % électrique repoussé après 2030 malgré un concept déjà prêt. Et si le vrai test venait finalement… du rival de toujours ?
En 2026, alors que l’industrie automobile accélère sa transition énergétique, Lamborghini choisit une trajectoire plus prudente. La marque italienne, pourtant engagée dans l’hybridation de sa gamme, hésite encore à franchir le cap du tout électrique. Une position assumée, notamment face à Ferrari, qui s’apprête à prendre de l’avance sur ce terrain.
Un virage électrique repoussé
Tout semblait pourtant acté il y a quelques années. En 2023, Lamborghini dévoilait le concept Lanzador, annonçant l’arrivée d’un quatrième modèle dans sa gamme prévu pour 2028, entièrement électrique. Mais depuis, le contexte a évolué. La marque a revu sa copie. Ce futur modèle prendra finalement la forme d’une GT 2+2 hybride rechargeable, dans la continuité des Urus, Revuelto et Temerario. Une décision qui traduit un ralentissement stratégique plutôt qu’un abandon.
Une prudence dictée par les clients
Pour Stephan Winkelmann, patron de Lamborghini, la question n’est pas de savoir si l’électrique a un avenir, mais quand il sera réellement pertinent. Selon lui, le marché n’est pas encore prêt, en particulier sur le segment des supercars. La marque observe attentivement le comportement de sa clientèle, et le constat est clair. L’enthousiasme pour les modèles électriques ne progresse pas, bien au contraire. Une tendance qui pousse Lamborghini à repousser son projet au-delà de 2030.
Ferrari en éclaireur
Pendant ce temps, Ferrari adopte une approche différente. Le constructeur de Maranello prévoit de lancer dès mai 2026 sa première voiture entièrement électrique, baptisée Luce. Un pari audacieux dans un univers où le moteur thermique, et surtout sa sonorité, fait partie intégrante de l’expérience. Si cette initiative rencontre le succès, elle pourrait rapidement influencer les choix de Lamborghini.
Une rivalité stratégique
Entre les deux marques italiennes, la divergence est presque historique. Mais sur le terrain de l’électrification, elle prend une dimension nouvelle. Lamborghini préfère observer, analyser et attendre des signaux forts du marché. Ferrari, lui, avance en terrain inconnu, prêt à tester l’appétit de ses clients pour une supercar silencieuse.
L’équilibre entre héritage et futur
Derrière cette hésitation se cache une question centrale. Comment préserver l’ADN émotionnel d’une Lamborghini sans moteur thermique ? Pour l’instant, la réponse passe par l’hybridation, perçue comme un compromis acceptable entre performance, réglementation et plaisir. Le tout électrique, lui, devra encore patienter. Une chose est sûre, chez Lamborghini, l’avenir électrique ne sera validé que lorsqu’il fera vibrer autant que le passé.