
230 voitures de collection découvertes aux Pays-Bas : Ferrari, Jaguar, Aston Martin…
Une Lancia B20 jaune a été le point de départ d’une collection devenue gigantesque. Quarante ans plus tard, ce trésor automobile réunit jusqu’à 230 voitures. Ferrari, BMW, Facel Vega, Aston Martin, Cadillac ou encore Maserati : la liste donne le vertige. Longtemps conservé à l’abri, cet ensemble rare va désormais changer de mains.
Découverte aux Pays Bas, la collection réunie par M. Palmen ressemble à l’un de ces inventaires que l’on pense réservés aux romans d’amateurs d’automobiles. Ancien marchand de voitures rares et spéciales depuis le milieu des années 60, il a commencé à accumuler ses propres modèles il y a environ quatre décennies. Sa première acquisition fut une Lancia B20 jaune, avant que sa passion ne prenne une ampleur exceptionnelle, jusqu’à former un ensemble de près de 230 véhicules.
Une passion née chez un connaisseur
M. Palmen n’est pas arrivé dans l’automobile par hasard. Avant de constituer cette collection hors norme, il connaissait déjà très bien le marché des voitures rares. Depuis le milieu des années 60, il exerçait comme professionnel spécialisé dans les modèles particuliers, ce qui explique sans doute la cohérence et la variété de ses choix.
Au fil des années, il a acheté des voitures venues de nombreux pays, sans se limiter à une marque, une époque ou une école. Sa collection reflète moins une stratégie figée qu’un vrai regard de passionné, capable de repérer aussi bien une grande sportive qu’un modèle confidentiel.
Un panorama automobile presque impossible à réunir
L’ensemble compte jusqu’à 230 véhicules, avec une diversité rarement vue dans une seule collection privée. Les marques italiennes y occupent une place importante, avec Alfa Romeo, Lancia, Maserati et Ferrari.
Les françaises sont également présentes, notamment avec Facel Vega. Côté allemand, on retrouve BMW, Mercedes Benz et NSU. Les britanniques ne manquent pas non plus, avec Jaguar, Aston Martin et Rolls Royce.
La collection s’ouvre aussi aux américaines, représentées par Chevrolet, Cadillac et Ford. À cela s’ajoutent des constructeurs beaucoup moins courants, comme Monica, Moretti, Matra, Alvis, Imperia ou Villard.
Une église et deux entrepôts pour abriter le trésor
Cette collection n’était pas exposée dans un musée, mais répartie dans une église et deux entrepôts. Les lieux étaient secs, ce qui a permis de préserver les voitures dans de bonnes conditions, même si la poussière a naturellement recouvert les carrosseries avec le temps.
La plupart des modèles sont restés dans leur état d’origine, sans restauration complète. Cette conservation donne à l’ensemble une valeur particulière, car elle raconte autant l’histoire des voitures que celle de leur propriétaire.
M. Palmen entretenait lui-même ses automobiles. Il prenait aussi soin de les faire démarrer régulièrement, afin d’éviter que les moteurs ne se bloquent après de longues périodes d’immobilisation.
Une vente devenue inévitable
Avec l’âge du propriétaire et en raison de plusieurs circonstances, la collection doit désormais être vendue. Les voitures ont été regroupées dans un même bâtiment à Dordrecht, ce qui permet d’organiser plus facilement la dispersion de l’ensemble.
La vente prendra la forme d’une grande enchère en ligne, confiée à la Galerie Aaldering. Pour les collectionneurs et les passionnés, l’occasion est rare. Il ne s’agit pas seulement d’acheter une voiture ancienne, mais d’approcher une collection entière bâtie pendant quarante ans par un connaisseur. Les enchères doivent débuter en mai, ouvrant un nouveau chapitre pour ces 230 voitures longtemps restées discrètes, mais jamais vraiment oubliées.
Une collection aussi vaste, aussi variée et aussi préservée ne réapparaît presque jamais, surtout lorsqu’elle porte la trace d’un seul homme et de quarante années de passion.