
Une Porsche 911 GT3 RS tente de monter une piste de ski en Norvège, ça tourne mal
Une piste de ski n’est pas un circuit. En Norvège, une Huracán Sterrato et une 911 GT3 RS l’ont démontré de façon spectaculaire. À Golsfjellet, la Lamborghini a grimpé là où la Porsche a fini par rendre les armes. Quand l’adhérence disparaît, la fiche technique ne raconte plus toute l’histoire.
Filmée sur une piste enneigée de Golsfjellet, en Norvège, puis diffusée sur Instagram et relayée par ItalPassion, la scène oppose deux supercars que presque tout sépare. D’un côté, une Lamborghini Huracán Sterrato pensée pour sortir du bitume. De l’autre, une Porsche 911 GT3 RS conçue avant tout pour avaler les circuits. Sur la neige, cette différence de philosophie devient immédiatement visible.
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Une Lamborghini dans son élément
La Huracán Sterrato attaque la montée avec une facilité étonnante. La piste est couverte de neige tassée, la pente est nette, et pourtant la Lamborghini conserve son rythme sans sembler chercher son souffle. Cette aisance vient de sa conception. Lamborghini a transformé la Huracán pour lui donner une vraie capacité à évoluer sur des terrains moins accueillants. Sa garde au sol a été augmentée de plusieurs centimètres, ce qui limite les risques de toucher ou de s’enfoncer dans la neige.
La transmission intégrale fait aussi une grande partie du travail. En envoyant la puissance aux quatre roues, elle aide la voiture à garder de la motricité là où une supercar classique aurait tendance à patiner. Les pneus jouent également leur rôle, avec une accroche étonnante pour une machine dépassant les 600 chevaux.
Sous le capot, la Sterrato conserve le V10 atmosphérique de 5,2 litres. Il développe 610 chevaux et 560 Nm de couple. Mais ici, la puissance brute ne suffit pas. Ce sont surtout la gestion électronique, le réglage du châssis et l’adaptation au terrain qui lui permettent de monter avec autant de sérénité.
Une Porsche prisonnière de sa spécialité
La Porsche 911 GT3 RS, elle, se retrouve vite en difficulté. Ce n’est pas une question de prestige ou d’efficacité générale. Sur circuit, elle reste une arme redoutable. Mais une piste de ski n’a rien à voir avec son terrain naturel.
Sa propulsion arrière complique la tâche. Les roues motrices doivent transmettre l’effort sur une surface glissante, avec une adhérence très faible. La voiture cherche sa ligne, patine, puis perd peu à peu l’élan nécessaire pour poursuivre l’ascension.
Sa garde au sol très basse devient aussi un handicap. Elle favorise la performance sur asphalte, mais elle ne facilite pas la progression sur une pente enneigée. Quant à l’aérodynamique, si essentielle sur piste rapide, elle n’apporte presque rien à basse vitesse dans ce genre d’exercice.
Le résultat est sans appel. La GT3 RS finit par s’immobiliser et doit renoncer à la montée, pendant que la Huracán Sterrato valide pleinement son concept.
Deux supercars, deux missions
La comparaison technique résume bien l’écart entre les deux autos dans ces conditions. La Lamborghini Huracán Sterrato dispose d’un V10 atmosphérique de 5,2 litres, de 610 chevaux, de 560 Nm, d’une transmission intégrale et d’une garde au sol relevée de plusieurs centimètres.
Pour la Porsche 911 GT3 RS, le texte source ne précise ni le moteur, ni la puissance, ni le couple. En revanche, deux caractéristiques suffisent à expliquer ses limites sur cette piste : une transmission aux roues arrière et une garde au sol très basse.
Dans un tel décor, une Porsche 911 Dakar aurait sans doute été une rivale plus logique. Elle aurait mieux correspondu à l’esprit de la Huracán Sterrato, dont la raison d’être est justement de donner à une supercar des aptitudes loin du bitume.
Sur la neige norvégienne, la Lamborghini Huracán Sterrato n’a pas seulement battu la Porsche 911 GT3 RS, elle a rappelé qu’une voiture parfaite sur circuit peut devenir vulnérable dès qu’on change les règles du jeu.