
Plaques roses : si vous roulez avec, vous avez beaucoup plus de chances d’être contrôlé par la police
Depuis le 1er janvier, une nouvelle couleur attire l’œil sur les routes françaises. Les plaques roses rendent les immatriculations temporaires beaucoup plus visibles. Résultat : les forces de l’ordre les repèrent immédiatement. Mieux vaut donc éviter de rouler avec une plaque expirée.
Depuis le début de l’année, les automobilistes circulant avec une immatriculation provisoire doivent composer avec une nouveauté très voyante : des plaques roses à l’avant comme à l’arrière. Cette mesure, introduite en même temps que le durcissement des sanctions pour les grands excès de vitesse, concerne notamment les véhicules en attente d’immatriculation définitive, les voitures de démonstration utilisées par les concessionnaires, les modèles destinés aux essais clients ou encore certaines autos importées. Sur le papier, l’objectif est simple : rendre ces véhicules plus faciles à identifier et limiter les abus liés aux plaques temporaires.
Une couleur impossible à ignorer
Avec leur teinte rose, ces nouvelles plaques ne passent pas inaperçues. C’est précisément ce que voulait le législateur : distinguer immédiatement une immatriculation provisoire d’une plaque classique. Le changement vise à remettre de l’ordre dans un système où les dérives existent depuis plusieurs années. Comme l’ont rappelé les journalistes de Capital, la gestion des cartes grises par des opérateurs privés a aussi contribué à rendre certains abus plus fréquents ou plus difficiles à contrôler.
Des abus qui coûtent parfois cher aux mauvaises personnes
Avant cette évolution, certains conducteurs profitaient de plaques provisoires expirées pour circuler en espérant échapper aux contraventions. Dans plusieurs cas, les amendes ne revenaient pas au bon automobiliste.
Elles pouvaient même être envoyées à d’autres personnes disposant elles aussi d’une immatriculation temporaire. Le nouveau dispositif cherche donc à rendre ce type de situation moins probable, en donnant aux forces de l’ordre un moyen de repérage plus direct.
Des contrôles nettement plus nombreux
Selon les informations rapportées par TF1, les véhicules équipés de plaques roses sont désormais beaucoup plus souvent contrôlés. La couleur attire immédiatement l’attention des policiers et des gendarmes lorsqu’ils croisent ce type d’immatriculation.
Le réflexe paraît logique. Une fois la plaque repérée, les forces de l’ordre peuvent vérifier que le conducteur ne roule pas avec une immatriculation provisoire dont la validité est dépassée.
Une date visible directement sur la plaque
Ces plaques roses ne servent pas seulement à signaler un statut temporaire. Elles permettent aussi de lire la date d’expiration, inscrite sur la partie droite. En théorie, cette indication doit justement accélérer les vérifications. Les plaques provisoires ne peuvent être conservées que quatre mois. Elles sont ensuite réattribuées après quatorze mois.
Un volume important chaque année
D’après le ministère de l’Intérieur, environ 400 000 immatriculations provisoires sont délivrées tous les ans en France. Le nombre de véhicules concernés est donc loin d’être marginal. Rouler avec une plaque provisoire périmée expose à une amende de 135 €. La sanction reste bien plus légère que dans les situations d’usurpation avérée, où les conséquences peuvent être beaucoup plus sévères. Avec ces plaques roses, l’immatriculation provisoire devient presque impossible à dissimuler, et c’est bien tout l’intérêt du dispositif.