
Vous allez vraiment le regretter : ce circuit mythique disparaît du MotoGP dès 2026
Peut-on vraiment effacer un circuit mythique du jour au lendemain ? Phillip Island, joyau du MotoGP, s’apprête à tirer sa révérence en 2026. Un décor unique, des courses spectaculaires… et pourtant condamné. La fin d’une époque ou le début d’une nouvelle logique ?
Le calendrier MotoGP s’apprête à perdre l’un de ses tracés les plus emblématiques. Après des années d’incertitude, la décision est désormais officielle : le Grand Prix d’Australie 2026 sera le dernier disputé sur le circuit de Phillip Island. Une annonce qui marque un tournant majeur pour la discipline.
Un circuit adoré, mais condamné
Situé en bord de mer, Phillip Island s’est imposé comme l’un des circuits les plus appréciés, tant par les pilotes que par les spectateurs. Son tracé rapide, ses conditions souvent imprévisibles et son cadre naturel en faisaient un rendez-vous à part. Malgré une mobilisation importante, mêlant pétition internationale et soutien politique local, rien n’y a fait. Le MotoGP quittera définitivement ce site après la saison 2026.
Une stratégie assumée
Ce départ s’inscrit dans une évolution plus large. Sous l’impulsion de son nouveau propriétaire, la discipline cherche à se rapprocher des grandes villes et à privilégier des circuits urbains. Une alternative avait été envisagée avec Melbourne, sur un tracé déjà utilisé par la Formule 1. Cette option a été rejetée, poussant les organisateurs à explorer d’autres pistes.
Direction Adélaïde
Le choix s’oriente désormais vers Adélaïde. Un accord aurait été trouvé pour accueillir le Grand Prix d’Australie dès 2027 sur un circuit urbain. Reste à déterminer si celui-ci sera entièrement nouveau ou basé sur un tracé existant. Ce retour en ville rappelle une époque où la Formule 1 courait déjà dans cette cité, entre 1985 et 1995.
Entre passion et rentabilité
Ce changement illustre une transformation profonde du MotoGP. Les circuits historiques, souvent éloignés des grandes agglomérations, cèdent progressivement la place à des sites plus accessibles et plus rentables. Mais cette logique économique a un prix. En quittant Phillip Island, la discipline abandonne un tracé unique, réputé pour la qualité de ses courses et son environnement spectaculaire. Un choix stratégique, qui laisse derrière lui un vide difficile à combler.