Lynx Eventer : la plus belle des XJS !
par Paul Clément-Collin le 12 novembre 2025
Lynx (dont le nom est évidemment un clin d’oeil à Jaguar, mais aussi à la première voiture restaurée par Guy Black, son fondateur, une Riley Lynx), présenta sa vision du break de chasse sur une base de Jaguar XJ-S en 1982, et il faut bien avouer que cette carrosserie aussi désirable qu’inutile offre une nouvelle ligne très fluide au coupé de Coventry.


Lynx n’est pas un producteur, mais un carrossier. Il fallait au client d’abord acheter son XJS puis l’amener à l’atelier pour transformation, ce qui explique qu’aucune des 67 Eventer produites entre 1982 et 2002 ne soit identique à une autre. Cependant, une large majorité des exemplaires produits étaient équipés du V12 Jaguar.

67 exemplaires (plus un prototype) c’est peu, mais n’oublions pas qu’il s’agit d’une transformation très artisanale (réalisée pendant plus de 20 ans par le même ouvrier). Surtout, cette voiture idéale pour aller chasser en Barbour, le Setter dans le grand coffre, a fait rêver de nombreux gosses puisqu’elle eut droit à nombre d’articles et à une présence pendant 20 ans dans les guides annuels des grands magazines recensant « toutes les voitures du monde ».


Il y eut aussi une version « allemande », l’Arden AJ3 Station Car, que la marque tenta d’abord de faire passer pour sa propre réalisation de façon olé olé (lire aussi: Arden et surtout les commentaires de l’article) avant de trouver un accord à l’amiable avec Lynx. Il existe aussi un exemplaire designed by Paolo Gucci.
La version allemande Arden AJ3 Station Car, dotée du même kit livré par Lynx, en tenue plus « sportive » (ou tuning, au choix) Malheureusement, les XJS ont cessé d’être transformées en Eventer en 2002, et depuis, l’entreprise a fermé ses portes. Pourtant il est possible, pour un petit million de livres, de racheter l’outillage de Lynx, ainsi que de nombreuses pièces. Enfin, en recherchant des informations sur le net concernant cette magnifique voiture, je suis tombé sur le site d’un passionné extrêmement complet. Je dois dire que j’ai été bluffé par sa qualité et sa réalisation.

Paul Clément-Collin


