Rover 75 V8 et MG ZT260 : le chant du cygne
par Paul Clément-Collin le 5 mars 2014Rover a logé au chausse pieds le V8 4,6 d’origine Ford, développant 260 ch, dans sa berline haut de gamme (et aussi dans sa version Tourer), afin de prouver son expertise, mais aussi d’attirer de nouveaux investisseurs dans cette période difficile (c’était aussi un clin d’oeil aux vénérable P6 ou SD1). Cette tentative n’empêcha pas la faillite et le rachat par le chinois SAIC, mais cela donna naissance à une voiture vraiment désirable.
Pour l’occasion, Rover demanda l’aide technique de Prodrive pour transformer la paisible Rover 75 traction (et sa déclinaison MG ZT) en une performante propulsion, disponible en berline ou break (Tourer), en version classe (Rover 75 V8) ou version sportive (MG ZT260). Extérieurement parlant, que ce soit la 75 ou la ZT, peu de choses semblent différentes par rapport aux versions classiques, si ce n’est le logo V8 qui tout de suite change la donne pour l’amateur averti.
La version MG ZT260 se veut plus sportive extérieurement et intérieurementOn l’a vu, les deux appellations se partagent le V8 : Rover, orientée luxe, avec force ronce de noyer, cuir, et lecteurs DVD, et MG plus encline à l’ostentation sportive. Bien sûr, ces deux modèles furent retravaillés pour supporter les 260 canassons du gros V8 (trains roulants, freins, suspensions), permettant une vitesse de pointe largement suffisante de 240 km/h.
L’intérieur d’une Rover 75 V8 (en haut)
Aujourd’hui, se mettre en chasse d’une Rover/MG V8 (nom de code X12 pour les berlines et X13 pour les breaks) peut être l’occasion de réaliser une excellente opération: voiture rare (ce qui sera sans doute le principal écueil), sous-cotée, performante, luxueuse (surtout en version 75), et dotée d’un moteur américain éprouvé. De quoi en écoeurer plus d’un au feu rouge en ayant l’air d’un Papi: indispensable donc !
Lire aussi: Rover 75 Coupé et Roewe 750

Paul Clément-Collin
