Saab 9-4X : mort-né et déjà collector

Dimanche 2 novembre 2014
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La Saab dont nous allons parler aujourd’hui n’est pas tout à fait une vraie Saab, mais restera sans doute dans les annales comme l’un des modèles les plus rares de la marque au Griffon. Et surtout comme le dernier modèle commercialisé avant le rachat par NEVS : la Saab 9-4X.

Au début des années 2000, GM, propriétaire de la marque, cherche à développer les ventes de sa filiale scandinave sur le marché américain, en la positionnant comme une marque premium, à l’instar de son compatriote Volvo. Et depuis que nous sommes passés au 21ème siècle, qui dit premium dit SUV. Décidée à créer des synergies entre ses filiales ou participations, la GM commence d’abord par rebadger une Subaru Impreza en Saab 9-2X (2004, lire aussi: Saab 9-2X) afin de s’imposer sur le segment des compactes premium aux USA : raté (lire aussi :Les Saab clonées !)

En 2005, un projet très abouti de 9-6X sur la base d’un Subaru B9 Tribeca sera finalement abandonné, au profit du Saab 9-7X, un Chevrolet Trailblazer à peine relooké (2005). Mais GM a enfin compris qu’il ne suffisait plus de grimer un modèle en Saab pour en faire une vraie Saab et reconnue comme telle. Pourtant, les dirigeants de Détroit restent convaincus qu’il faut un SUV dans la gamme du constructeur Suédois. Ils vont cette fois-ci s’y prendre autrement : si le 9-4X reprendra la plate-forme du Cadillac SRX, mais disposera d’une carrosserie personnelle. Les liens avec Cadillac existe déjà au sein du groupe puisque Saab fabrique la BLS pour le marché européen (lire aussi : Cadillac BLS).

Bonne pioche cette fois-ci. Quand le 9-4X Concept est présenté en 2008, chacun reconnaît sa filiation Saab (même si les puristes dont je fais partie ne versent pas trop dans l’univers du SUV, mais réalité du marché oblige comme on dit!). En tout cas, c’est un signe envoyé par la GM : on a des projets dans les cartons pour la petite marque suédoise. Oui mais ça c’était avant… Avant le drame : la crise des subprimes devient une crise tout court, et la colossale GM qu’on croyait indestructibles avaient des pieds d’argile. En 2009, c’est la faillite, et sans la reprise étonnante de Saab par le petit constructeur néerlandais Spyker, la marque aurait du disparaître à ce moment là.

Victor Muller, le nouveau boss, réussit à convaincre GM de lui laisser la possibilité de continuer à vendre les nouvelles 9-5 (lire aussi: Saab 9-5 NG) et 9-4X le temps de construire une nouvelle gamme sur la base de la plate forme Phoenix à l’étude. Acculée financièrement, GM accepte. Ainsi, le 9-4X sera commercialisé dès le début 2011, avec deux V6 sous le capot, un 2,8 litres turbo de 300ch pour la 9-4X Aero, et un V6 atmo 3 litres de 265 ch.

Basé sur la Cadillac SRX, ce n’est donc pas à Trollhattan que le 9-4X sera produit, mais au Mexique, dans l’usine GM de Ramos Arizpe. Mais la poisse poursuit le 9-4X, et Saab rentre à nouveau dans la tourment financière. A l’heure de trouver des partenaires chinois, GM refuse de voir passer ses brevets dans les mains d’industriels concurrents, et Saab fera faillite. Le 9-4X n’aura été construit qu’à 573 exemplaires.

Aujourd’hui, il vous sera difficile, vu sa faible production, d’en trouver un. Surtout que l’essentiel des ventes se feront aux Etats-Unis et seuls quelques modèles franchiront l’Atlantique. Mais si vous êtes fan de Saab et que vous voulez compléter votre collection, trouver un 9-4X peut être un challenge intéressant. Bonne chasse !

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1 commentaire

Joe

Le 18/05/2017 à 11:10

J’ai eu la chance à l’époque (et grâce à l’équipe de Krystal Lille) d’essayer ce bijou, et aussi la 9-5 estate !

2 très bonnes voitures flinguées par la crise, et qui auraient pu sauver le griffon… tristesse!

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