
Il n'existe que 4 Ferrari 360 Spider de cette couleur et l'une d'elles servait de refuge aux écureuils
Abandonnée en plein soleil, cette Ferrari a frôlé la disparition… mais peut-on vraiment tourner le dos à un modèle aussi rare ? Recouverte de poussière, vidée de ses pièces et habitée par des animaux, cette 360 Spider semblait condamnée. Et pourtant, en quelques jours, tout bascule. Entre valeur sentimentale et tentation financière, jusqu’où peut aller l’attachement à une Ferrari unique ?
Une supercar oubliée au cœur d’une ferme
En Floride, une Ferrari 360 Spider a vécu une existence pour le moins inattendue. Loin des routes sinueuses et des garages climatisés, elle est restée immobilisée durant des années au milieu d’un terrain agricole, exposée sans protection aux éléments. Issue de la lignée de la 360 Modena, ce cabriolet italien s’est retrouvé relégué au rang d’objet abandonné, entouré d’équipements de ferme et d’animaux, comme s’il s’agissait d’un simple utilitaire hors d’usage.
Une dégradation avancée mais pas irréversible
L’état de la voiture ne laissait guère de place à l’optimisme. La carrosserie était encrassée, l’habitacle partiellement démonté et certaines pièces avaient disparu. Dans le coffre avant, un écureuil avait même élu domicile. Sous le capot arrière, la poussière et les toiles d’araignées rendaient presque invisible le V8. Lorsque Scott, alias Ratarossa, passionné de Ferrari, examine l’auto, son diagnostic est clair. La voiture ne se contente pas d’être sale, elle se détériore progressivement. Pourtant, malgré cet abandon prolongé, la mécanique conserve un potentiel de renaissance.
Une remise en route inattendue
Quelques interventions ciblées vont suffire à relancer la machine. Le remplacement des pompes à carburant, accompagné d’une reprogrammation électronique à distance, permet au moteur de reprendre vie. Suit alors un nettoyage approfondi réalisé directement sur place, avec des moyens simples. La transformation est spectaculaire. La capote noire retrouve son aspect d’origine, la peinture verte se remet à refléter la lumière, et le moteur redevient visible derrière la vitre arrière. Certes, tout n’est pas parfait. Certaines fixations manquent, des éléments ne sont pas conformes à l’origine, et l’assemblage reste approximatif à certains endroits. Mais l’essentiel est ailleurs. La Ferrari est de nouveau roulante, présentable, et surtout capable de susciter à nouveau l’envie de conduire.
Entre logique financière et attachement personnel
Autour du propriétaire, les avis sont unanimes. Une telle voiture, même dans cet état, peut représenter une somme intéressante. Un exemple récent au Royaume-Uni le confirme. Une 360 Spider de 2001, restée immobilisée plusieurs années, a été estimée entre 30 000 et 40 000 livres lors d’une vente aux enchères, soit plusieurs dizaines de milliers d’euros. Malgré cela, le propriétaire refuse catégoriquement de vendre. Sa Ferrari possède une particularité qui la rend encore plus précieuse à ses yeux. Sa teinte verte, proche du British Racing Green, serait extrêmement rare, avec seulement quatre exemplaires recensés selon lui. Mais au-delà de cette exclusivité, c’est l’attachement émotionnel qui domine. Cette voiture fait partie de celles qu’il souhaite conserver toute sa vie, quitte à ignorer toute logique financière.
Une nouvelle vie à l’abri
La remise en état agit comme un déclic. Après avoir retrouvé son allure et ses capacités, la 360 Spider ne restera plus sur la ferme. Elle est rapidement déplacée vers un garage, protégée et prête à reprendre la route. Ce qui n’était plus qu’une carcasse oubliée redevient une véritable Ferrari, avec tout ce que cela implique en termes de plaisir et de symbolique. Parfois, la valeur d’une Ferrari ne se mesure ni en euros ni en état, mais dans le lien indéfectible qui unit son propriétaire à son histoire.