
Une Ferrari F40 à 14,5 millions d’euros : le garage secret de ce collectionneur japonais fait rêver le monde entier
Près de Tokyo, un garage discret abrite une collection hors norme. Depuis plus de 30 ans, Mr Miura y réunit Ferrari et Lamborghini parmi les plus rares. Sa Ferrari F40 jaune aurait reçu une offre de 17 millions de dollars. Comment une seule voiture peut-elle faire basculer la légende d’un garage entier ?
À première vue, le bâtiment n’a rien d’extraordinaire. Pourtant, derrière ses murs anonymes, près de Tokyo, se cache l’un des ensembles privés de supercars les plus impressionnants connus à ce jour, selon Supercar Blondie. Son propriétaire, Mr Miura, un Japonais d’environ 75 ans, a bâti cette collection pendant plus de trois décennies avec une constance rare : réunir les Ferrari et Lamborghini les plus désirables, jusqu’à faire de son garage un véritable musée secret.
Un passionné discret au goût très sûr
Mr Miura n’a pas constitué sa collection du jour au lendemain. Il a commencé modestement, avant d’ajouter au fil des années des modèles toujours plus exclusifs. Sa passion s’est concentrée sur deux marques italiennes majeures, Ferrari et Lamborghini, avec une sélection qui dit beaucoup de son exigence. Son garage ne ressemble pas seulement à un lieu de stockage. C’est un espace pensé comme une salle d’exposition personnelle. Les murs accueillent des œuvres autour de l’automobile, des vitrines présentent des miniatures, et chaque recoin semble organisé pour raconter une partie de l’histoire des supercars.
Une lignée Ferrari digne d’un musée
Côté Ferrari, la liste donne le vertige. On y trouve notamment une 288 GTO, plusieurs F40, une F50, une Enzo et une LaFerrari. Autrement dit, presque toute la grande dynastie des supercars de Maranello. La collection va même plus loin avec une F40 LM, version de course encore plus radicale que la F40 de route. Dans un même lieu, Mr Miura a donc rassemblé plusieurs générations de Ferrari extrêmes, de l’ère analogique jusqu’à l’hypercar hybride.
Lamborghini répond présent avec des pièces rarissimes
Le versant Lamborghini n’est pas moins spectaculaire. Une Miura S y côtoie une Reventón produite à seulement 20 exemplaires, une Gallardo Squadra Corse limitée à 50 unités et un prototype Countach L150 presque impossible à croiser.
La collection comprend aussi une GT-R Nismo N Attack, ainsi que la seule Formule 1 Lamborghini ayant réellement pris le départ d’un Grand Prix. Cette diversité donne au garage une dimension plus large qu’un simple duel Ferrari contre Lamborghini : on y trouve aussi une vraie sensibilité pour la compétition et les machines atypiques.
La F40 jaune qui change d’échelle Au centre de cette histoire, une voiture concentre toutes les attentions : une Ferrari F40 jaune. Elle aurait fait l’objet d’une offre de 17 millions de dollars, soit environ 14,52 millions d’euros. Dans les images de la collection, elle occupe une place très visible, face à une Lamborghini Miura orange.
Ce chiffre dépasse largement les valeurs habituelles du modèle. Une Ferrari F40 de route se situe plutôt, selon les tendances récentes du marché, entre 2,9 et 3,75 millions d’euros. Certaines ventes récentes se placent autour de 2,6 à 3,85 millions d’euros, selon l’état, l’historique et la configuration.
Le record connu pour une F40 de route aurait atteint environ 5,6 millions d’euros lors d’une vente aux enchères au début de l’année 2026. Face à cela, l’offre évoquée pour l’exemplaire jaune de Mr Miura représente environ trois à cinq fois les montants habituels. C’est un écart énorme, même dans le monde parfois irrationnel des collectionneurs.
Une couleur, une provenance, une aura
Pourquoi une telle somme ? La teinte jaune joue évidemment un rôle important. La F40 reste associée au rouge Ferrari, et les exemplaires d’une autre couleur attirent naturellement l’attention. Mais la couleur ne fait pas tout. L’histoire du garage, la réputation de Mr Miura et le caractère presque mythique de cette collection japonaise renforcent l’aura de la voiture. En revanche, aucune information précise n’est donnée sur le kilométrage ou l’état exact de cette F40.
Une collection qui pourrait se vider peu à peu
Malgré son importance, ce garage ne serait plus figé pour l’éternité. Un passionné ayant visité les lieux en 2023 a indiqué que Mr Miura envisageait de fermer progressivement son espace privé. Plusieurs comptes spécialisés ont ensuite évoqué la vente de certaines voitures au fil du temps.
La dimension la plus touchante concerne la destination de l’argent. Les sommes récoltées lors des reventes seraient destinées à des œuvres caritatives. Au moins une pièce majeure, le prototype Lamborghini Countach L150, figurerait même dans son testament afin d’être vendu au profit d’enfants défavorisés.
Un sanctuaire japonais de la supercar
À l’intérieur, tout semble encore célébrer l’automobile avec une forme de dévotion. Les modèles réduits sont alignés avec soin, les tableaux habillent les murs, et les voitures occupent des espaces distincts. On passe d’un univers Ferrari à une zone Lamborghini, puis à un secteur plus marqué par la compétition. On y retrouve notamment la Formule 1 Lamborghini de 1991, la GT R Nismo N Attack et la Gallardo Squadra Corse. Imaginer ce décor se vider progressivement donne à cette histoire une tonalité particulière. Mr Miura n’a pas seulement accumulé des voitures rares, il a créé un lieu avec une âme.
Cette collection japonaise rappelle qu’une supercar ne vaut pas uniquement par sa cote, mais aussi par le mystère de son propriétaire, la rareté de son histoire et l’émotion qu’elle continue de provoquer.