Il oublie une Ferrari F40 à 700 000 dollars dans un garage pendant dix ans
La redécouverte fortuite d’une Ferrari F40 qui sommeillait depuis une décennie dans un garage à Munich vient rappeler à quel point la folie des collections automobiles peut échapper à tout contrôle. L’ancien champion Roumain Ion Tiriac, connu pour sa réussite aussi bien sur les courts qu’en affaires, a récemment mis au jour cet épisode incroyable dont la presse spécialisée s’est fait l’écho. Cette anecdote met en lumière les paradoxes d’une passion pour les voitures qui vire au gigantisme, au point de perdre de vue un modèle aussi mythique que la F40.
Un palmarès sportif impressionnant, une passion automobile sans limites
Ion Tiriac, qui a marqué l’histoire du tennis notamment en remportant Roland-Garros en double en 1970 aux côtés d’Ilie Năstase, ne s’est pas arrêté à sa carrière sportive. Après avoir également excellé au hockey sur glace, il s’est lancé dans le monde des affaires dès les années 1980 en s’installant à Monaco. C’est à cette période, après avoir quitté la compétition, qu’il s’est laissé gagner par l’engouement pour les automobiles d’exception, se constituant au fil du temps une véritable constellation de véhicules de prestige.
Presque 400 voitures sous sa garde, dont certaines exposées à Bucarest
La collection de Tiriac, aujourd’hui l’une des plus spectaculaires d’Europe avec près de 400 voitures de luxe, comprend des modèles rares et singuliers dont certains sont présentés dans un musée à Bucarest. Ces acquisitions témoignent d’une passion sans modération qui l’a rapidement placé parmi les personnalités les plus fortunées de Roumanie, notamment grâce à des investissements gagnants dans l’immobilier parallèlement à sa passion pour l’automobile de collection.
L’oubli sidérant d’une F40 : la réalité derrière la légende
Dans les années 1990, alors qu’il faisait fructifier ses affaires et développait sa collection, Ion Tiriac ajoute à son garage une Ferrari F40, l’une des sportives les plus emblématiques du XXe siècle. Toutefois, absorbé par ses multiples activités et la gestion d’un patrimoine hors norme, il perd totalement la trace de ce joyau, entreposé à Munich. À tel point qu’il avoue aujourd’hui ne plus se rappeler avoir été propriétaire de cette voiture, pourtant parmi les plus convoitées au monde.
Dix années d’oubli, une redécouverte due au hasard
Le retour inespéré de la F40 dans l’esprit du collectionneur n’aura lieu que dix ans après l’acquisition, lors d’un appel du propriétaire du garage bavarois. C’est ce rappel inattendu qui mettra en lumière la longue hibernation du bolide, tombé dans l’oubli au fil des années. Quand Tiriac réalise l’étendue de cet égarement, il découvre que le véhicule requiert désormais une révision intégrale, après une décennie passée à l’arrêt.
Une collection qui pousse aux limites du possible
Confronté à l’impossibilité de stocker tous ses véhicules, même dans ses multiples garages, le milliardaire décide finalement de céder la Ferrari F40. Cette histoire, aussi singulière que révélatrice, souligne qu’avec une telle profusion de modèles rares et prestigieux, même l’amateur le plus pointu peut se laisser déborder par sa propre passion.
Oublier une légende de Maranello pour cause d’excès de richesses, voilà qui illustre les paradoxes de l’amour fou des belles mécaniques.


