Ruf CTR 2017 : la renaissance du Yellow Bird
par Paul Clément-Collin le 12 novembre 2025
En 1987, Aloïs Ruf Junior lançait, sur la base d’un Porsche 911 3.2 la CTR 1, qu’on surnommera bientôt Yellow Bird à cause de sa couleur, bien entendu (lire aussi : Ruf CTR 1 Yellow Bird). A l’époque, la bête récupérait du flat six 469 canassons, un beau haras, suffisant pour tenir la dragée haute aux supercars de l’époque. Une performance qui faisait gagner à Ruf ses galons de constructeur à part entière, à l’instar d’Alpina ou d’AMG. Au total, 58 exemplaires de la CTR 1 seront produits, ce qui en fait une rareté devenue hors de prix aujourd’hui.

Depuis, Ruf a continué de fabriquer et vendre des modèles de plus en plus performants, toujours sur la base de la 911. Et puis, Ruf est aussi devenu motoriste de supercars, en fournissant W motors en flat six surpuissants pour les Lykan et Fényr (lire aussi : Lykan Hypersport).

Mais 30 ans après la CTR1, Ruf avait bien envie de montrer que ses talents ne se limitaient pas à ceux de motoristes. Il fallait construire une voiture toute entière pour célébrer cet anniversaire, tout en ne reniant pas son passé « Porschiste ». Voilà pourquoi la petite marque allemande propose aujourd’hui la CTR 2017 : malgré son allure de Porsche « de l’époque » (façon 964), il s’agit en fait d’une toute nouvelle voiture.


Oui, vous avez bien lu, il s’agit d’une toute nouvelle voiture, pour la première fois entièrement développée chez Ruf : la robe est une évolution modernisée (mais à peine) de celle de la Yellow Bird initial, tandis que le châssis est totalement nouveau, une exclusivité Ruf qui n’a rien à voir avec une quelconque Porsche. A peu près partout où cela est possible, on trouvera de la fibre de carbone. L’intérieur se veut minimaliste, comme celui de la CTR de 1987, mais tout de même tendu d’Alcantara. Enfin, sous le capot arrière, on trouve un flat 6 biturbo de 3.6 litres développant 710 chevaux pour une vitesse maximale de 360 km/h.


N’espérez pas trop pouvoir conduire facilement l’engin, qui rentrera en production à partir de 2018 dans l’usine Ruf de Pfaffenhausen : seuls 30 exemplaires sont prévus, sans compter le prototype présent à Genève : le prix, non dévoilé, devrait dissuader les amateurs désargentés, laissant la CTR 2017 accessible qu’à ceux qui disposent d’un portefeuille moins garni. La plèbe devra se contenter de l’Alpine A110, dommage. Mais il n’est pas interdit de rêver !
Photos: Ruf et Paul Clément-Collin

Paul Clément-Collin
