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Saturn S-Series : GM y était presque !

- 2 juin 2016

Si la politique de création de marque de General Motors n’a pas toujours été facile à comprendre, il y a tout de même une exception à la règle qui aurait pu fonctionner si l’idée avait été poussée à son paroxysme avec la marque Saturn. Malheureusement, les vieux démons de la GM reprendront le dessus, et la crise financière de 2007/2008 ajoutée à la quasi-faillite de 2009 entraîneront la disparition de cette marque pourtant innovante à ses débuts en 2010. Retour sur les premiers modèles de la marque, les S-Series !

La gamme Saturn à ses débuts...La gamme Saturn à ses débuts… Notez les phares escamotables de la SC

L’aventure Saturn naît d’un constat simple : en ce début des années 80, les constructeurs japonais commencent à grignoter des parts de marché, en attaquant par le bas et proposant des voitures fiables, pas chères et populaires. Dans une période de lucidité rare, les dirigeants du géant automobile se rendent bien compte que leur groupe est lourd, bureaucratique, et ne laisse pas place à la créativité. Pour attaquer les japonais sur leur terrain, il faut une structure indépendante, disposant de ses propres services, son usine, son réseau de distribution, et proposant des produits simples et attractifs.

La SL, malgré son nom, n'a rien d'une Mercedes !La SL, malgré son nom, n’a rien d’une Mercedes !

SL 07

Pourtant, l’aventure commence en 1982 comme un projet de modèle appelé Saturn, et non comme une marque séparée des autres. Mais rapidement, l’idée d’une nouvelle entité paraît évidente, et le 7 janvier 1985 naît une nouvelle filiale du groupe GM, la Saturn Corporation ! Dans les cartons de la nouvelle compagnie, deux modèles de petite taille destinée à une clientèle jeune à petit budget : un coupé (qui deviendra SC) et une berline (qui répondra au nom de SL). Pour s’assurer d’une indépendance totale du reste du groupe, une usine est construite à Spring Hill dans le Tennesse !

La SW, pour Station Wagon, n'arrivera qu'en 1992La SW, pour Station Wagon, n’arrivera qu’en 1992

SW 04

Ce n’est qu’en 1990 que l’usine est prête à produire des véhicules finalisés, les SC et SL, et la production commencera en juillet 1990 (AM 1991). Jusque là, rien à dire, si ce n’est sans doute les ambitions démesurées de GM pour sa petite dernière. Ce sera le péché originel de GM : malgré le succès de Saturn à ses débuts, les résultats seront toujours en dessous des attentes des pontes de la maison mère, et l’usine, malgré le succès des modèles (rejoints par un break en 1992, appelé SW), n’arrivera jamais à tourner à pleine capacité ! Pourtant, la 500 000ème Saturn est atteinte en 1993, et la 1 000 000ème en mai 1995. Il faudra attendre 1999 pour produire le 2 000 000ème véhicule. Pas mal pour une marque sortie de nul part 9 ans avant ?

Le projet d'ASC pour une version cabriolet de la SC ne fut pas retenu. Dommage !Le projet d’ASC pour une version cabriolet de la SC ne fut pas retenu. Dommage !

Les SC, SL et SW, qui seront produites de 1990 à 2002 (connaissant plusieurs évolutions, d’abord intérieures puis extérieures, mais toujours sur la même base et le même style immédiatement reconnaissable) étaient pour une fois une excellente idée. Contrairement à son habitude, GM avait décidé de proposer des véhicules totalement nouveaux, et non de re-badger l’existant comme pour sa marque Geo. La plate-forme était totalement nouvelle (Z-body), ainsi que le moteur, un 4 cylindres 1.9 qui sera proposé en 3 versions de puissance selon qu’il soit simple ou double arbre à câmes, de 85, 100 et 125 chevaux !

La Gamme Saturn à la fin des années 90La Gamme Saturn à la fin des années 90. La SC a perdu ses phares escamotables !

Côté design, Saturn prendra une direction particulière et affirmée : la ligne est effilée, sportive, et originale (du moins pour une américaine). L’avant est sportif, avec un capot en pente douce, et le coupé SC, dans ses premières versions, reçoit des phares escamotables. Celui-ci propose une configuration rare : 4 portes, dont 2 petites à l’arrière à ouverture antagoniste, un concept que reprendra la Mazda RX8 en 2003 (lire aussi : Mazda RX8).

Les portes du coupé SC inspireront sans doute Mazda pour son RX8Les portes du coupé SC inspireront sans doute Mazda pour son RX8

SC 08

Vous l’aurez compris, bien qu’en dessous des objectifs de GM, les S-Series seront un succès. Pas assez pour vraiment rentabiliser l’investissement puisqu’il avait fallu construire de toute pièce tant une usine qu’un réseau de dealers indépendants ! Mais le pire, c’est que ce succès se faisait au détriment des autres marques du groupe, puisque 41 % des acheteurs de Saturn possédaient avant une voiture du portefeuille de marque GM ! Loin d’être une marque de conquête, Saturn cannibalisait plus que prévu les autres modèles. Et comme la petite marque se voulait accessible, ses prix assez bas ne permettaient pas une marge énorme. Etrange paradoxe d’un succès dont GM se serait finalement bien passé ! Dès lors, les économies d’échelle (comme l’utilisation de la plate forme de l’Opel Vectra pour la dernière phase de la SL par exemple) devenait inéluctable. Pire, à la fin des années 2000, GM décida d’arrêter les modèles spécifiques pour retomber dans ses vieux travers : le « re-badging ». Le Vue, petit SUV jusqu’alors spéficique, n’était plus qu’une Opel Antara grimée, tandis que la Sky n’était qu’une copie quasi-conforme de l’Opel GT. Quant aux Astra et Aura, il ne s’agissait ni plus ni moins que des Opel Astra et Vectra sans autre changement que le logo (ou presque).

SL 06 Phase 2

C’en était fini de la spécificité de Saturn, et si au début des années 2000, avec la Ion, la Vue 1ère du nom et les L-Series, la marque avait tenté de maintenir un semblant d’originalité, la fin de la décénie verra la marque basculer dans la facilité, au point de la rendre inutile au moment des restructurations de 2009. Et ce qui devait arriver arriva : après avoir tenté de la vendre, GM finira par la fermer totalement, 20 ans après son lancement. « Caramba, encore raté » !

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