Caterham 21 : celle qui devait terrasser Lotus

Publié le jeudi 6 novembre 2014.
Mis à jour le jeudi 4 avril 2019.
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Lorsque Renault annonça son association pour faire renaître Alpine (désormais caduque, lire aussi : Alpine et Caterham), beaucoup s’étonnèrent qu’un fabricant dont l’unique produit consistait à une Lotus Seven améliorée au fil du temps puisse s’associer avec le puissant groupe Renault pour faire revivre Alpine. Si effectivement le cœur de l’activité de Caterham consista pendant des années à perpétuer la Lotus Seven (lire aussi : Lotus Seven), la petite marque anglaise s’aventura aussi dans la production d’un roadster léger et un peu plus vivable au quotidien, répondant au doux nom de 21.

© Martyn Goddard/Corbis

Ce chiffre en guise de nom n’a pas été choisi au hasard. Il rappelle à l’époque les 21 ans de la marque Catheram (en plus d’être un multiple de 7). C’est en 1994 à Earls Court, à l’occasion du British Motor Show, que la 21 fut dévoilée au public, et présentée comme une version plus pratique et moins exigeante de la 7. C’est aussi une façon de proposer une vraie alternative anglaise (propulsion, moteurs Rover K) dans le monde du roadster, là où Lotus avait déçu les puristes en proposant l’Elan M100, à traction et moteur Isuzu (lire aussi: Lotus Elan M100).

Léger (665 kg), à la puissance « suffisante » en entrée de gamme (1,6 litres de 133 chevaux), le roadster 21 devait enterrer l’Elan. D’autres motorisation étaient possibles sur demande, permettant d’obtenir des puissances encore plus grandes (jusqu’à 230 chevaux). Caterham envisage 200 exemplaires par an, et démarre la production en 1995.

La Caterham 21 sera produite jusqu’en 2000, mais contrairement aux plans, elle n’atteindra jamais ces chiffres de production. A l’arrêt du modèle, seuls 49 exemplaires avaient trouvé preneur. Autant dire un échec ! Car entre temps, Lotus n’était pas resté inactif, et lançait en 1996 l’Elise, un petit roadster revenant aux sources (lire aussi: Lotus Elise S1).

Si l’Elise était plus lourde que la 21, elle était moins chère, plus pratique alors que la 21 n’était finalement qu’une 7 dotée d’une carrosserie. Le côté « pratique » ne sautait pas aux yeux, et la 21 semblait techniquement « old school » là où l’Elise paraissait plus moderne. Malgré sa rareté, on trouve des Catheram 21 en vente en Grande Bretagne, à des tarifs oscillant entre 15 et 20 000 livres. La vraie difficilté sera encore et toujours d’arriver à l’immatriculer en France.

 

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