Dinalpin A110 : berlinette et tequila !
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Dinalpin A110 : berlinette et tequila !

Par Paul Clément-Collin - 12/11/2025

Je vous avais déjà parlé brièvement des Alpines produites autour du monde, en Bulgarie, en Espagne, au Brésil ou au Mexique (lire : Les Alpine de l’étranger). Il s’agissait d’un petit panorama, et j’ai décidé aujourd’hui de revenir sur la Dinalpin mexicaine.

La Dinalpin A110, fabriquée par Dina sous licence Renault.

Revenons un peu en arrière, en Espagne. D’abord méfiante vis à vis de la FASA à laquelle la Régie Renault a cédé la licence de la 4CV, la marque française finit par investir dans celle-ci afin de profiter à plein du marché espagnol en plein boom. Les contraintes espagnoles imposent que 90 % des composants soient fabriqués en Espagne. Mais les droits de douanes spécifiques permettent l’exportation facile vers la Colombie, le Mexique ou l’Argentine.

En 1962, la société mexicaine Dina (Diesel Nacional), un fabricant de poids lourds, de bus et de véhicules initialement lié à Fiat signe un contrat de fabrication de la Dauphine avec Renault. L’occasion pour la marque française de livrer des kits (CDK) en provenance d’Espagne. C’est le début d’une collaboration entre Dina et Renault via la FASA, avec la production de R4, R8, R10 ou R12.

En 1963 déjà, l’idée de produire la future A110 est dans l’air du temps, Jean Rédélé voyant un moyen d’accroître à moindre frais la production en profitant des accords Renault-FASA. Cette idée se concrétisera en 1965, avec le lancement d’une nouvelle marque, Dinalpin (Alpine étant déjà utilisée au Mexique) et d’une petite usine en banlieue de Mexico, à La Colonia Vallejo. Un jeune ingénieur français de chez Alpine, Jean-Pierre Limondin.

Le moteur utilisé sera un 1100 cm3 puis le 1300 de la R8 en 1971, elle aussi produite par Dina. Rapidement, près de 60 % des composants proviendront du Mexique, le reste venant de France puis d’Espagne à partir du lancement de la berlinette A110 par FASA en 1967.

La Dinalpin GT4 produite elle aussi au Mexique.

3 modèles furent produits par Dinalpin l’A110 Berlinette, l’A110 Cabriolet et la GT4, de 1965 à 1974, date de la fin des accords entre Dina et Renault (lire aussi: Alpine A110 GT4). Au total, 508 A110, 67 Cabriolets et 118 GT4. Elles étaient vendues environ 40 000 pesos, soit le même prix qu’une Ford Mustang. Elles sont relativement prisées des amateurs d’Alpine, et on en trouve des exemplaires en France, rapatriées par des collectionneurs.

Le projet d’une nouvelle Dinalpin, resté sans suite pour l’instant.

Pour l’anecdote, un investisseur mexicain a fait part de son envie en 2012 de relancer la marque Dinalpin, avec une carrosserie évocatrice des A110, mais totalement nouvelle, et indépendant du projet de Renault de relancer Alpine… Depuis, plus de nouvelles.

Lire aussi: Bulgaralpine


Paul Clément-Collin

Paul Clément-Collin

Paul Clément-Collin est une figure reconnue du journalisme automobile français. Fondateur du site culte Boîtier Rouge, sacré meilleur blog auto aux Golden Blog Awards 2014 et cité parmi les médias auto les plus influents par Teads/eBuzzing et l’étude Scanblog Advent, il a ensuite été rédacteur en chef de CarJager et collaborateur de Top Gear Magazine France. Journaliste indépendant, spécialiste des voitures oubliées, rares, iconiques ou mal-aimées, il cultive une écriture passionnée et documentée, mêlant culture auto, design, histoire et anecdotes authentiques, et intervient également sur des événements majeurs comme le Mondial de l’Auto.

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