Cette Ferrari Enzo s'était brisée en deux à 260 km/h, ce qui lui est arrivé ensuite est incroyable
Près de vingt ans après une sortie de route retentissante qui a marqué l’histoire des supercars, Stefan Eriksson revient sous les projecteurs grâce à une requête peu banale : il réclame la restitution de sa Ferrari Enzo, détruite lors d’un crash fameux en 2006. Ce modèle rouge, désormais mythique pour son accident spectaculaire sur les routes californiennes et ses péripéties judiciaires, fascine autant qu’il suscite la controverse.
Un accident devenu emblématique et des images qui ont fait le tour du monde
En 2006, une Ferrari Enzo d’un rouge éclatant quitte brusquement la route sur la Pacific Coast Highway en Californie. Le choc foudroyant scinde littéralement la supercar en deux, créant l’un des crashs les plus saisissants jamais relayés par la presse spécialisée et les réseaux. L’enquête officielle révélera que l’auto filait à près de 260 km/h au moment de la catastrophe, une vitesse qui témoigne du potentiel brut du bolide, mais aussi de la violence de l’accident.
Un passé judiciaire chargé et une expulsion mouvementée
La suite de l’histoire ne s’est pas limitée aux faits divers automobiles. Stefan Eriksson, déjà connu des autorités pour divers délits, est condamné à la suite du crash. Après avoir purgé une peine de prison, il est expulsé vers la Suède : là, son parcours reste jalonné de nouvelles affaires judiciaires, accentuant encore l’aura sulfureuse entourant le personnage et sa fameuse Enzo.
Revendication de propriété et polémique persistante
Désormais libre, Eriksson affirme sur un groupe Facebook dédié à Ferrari que l’État se serait, selon lui, indûment emparé de la supercar pendant sa détention. Il va même plus loin en expliquant que l’épave aurait été acheminée vers l’Italie, puis revendue en France sans qu’il n’ait été indemnisé, insistant avec force qu’il reste, d’après ses dires, le propriétaire légitime. Sa version, fortement contestée, est d’autant plus controversée qu’il maintient n’avoir jamais été au volant lors de l’accident.
La Ferrari Enzo ressuscitée et vendue aux enchères
Pourtant, la voiture n’a pas fini sa trajectoire dans l’anonymat. Après sa reconstruction complète et l’obtention d’une certification Ferrari Classiche, ce modèle unique a intégré les ventes RM Sotheby’s en 2016, où il a été adjugé au prix de 1,568 million d’euros. Un parcours qui ajoute encore au mystère et à la valeur symbolique de cette Enzo pas comme les autres.
Vingt ans plus tard, la saga mêlant démesure, luxe et rebondissements judiciaires prouve que certaines histoires ne cessent jamais vraiment d’alimenter les passions.


