
Près d'1 voiture sur 5 échoue au contrôle technique : voici les pannes qui reviennent le plus
Nos voitures vieillissent… mais tiennent-elles encore la route ? Avec plus de 13 ans d’âge moyen, le parc français continue de prendre de l’âge. Et pourtant, les chiffres du contrôle technique racontent une autre histoire. Fiabilité réelle ou simple illusion statistique ?
Chaque année, le contrôle technique agit comme un baromètre discret de l’état du parc automobile. En 2025, les données issues du réseau Dekra permettent d’y voir plus clair. Et malgré un vieillissement marqué des véhicules en circulation, le constat est plutôt rassurant.
Un parc de plus en plus âgé
Le premier enseignement concerne l’âge des voitures. Les véhicules contrôlés affichent désormais une moyenne de 13,3 ans, soit une progression d’un an en seulement cinq ans. Une évolution logique, dans un contexte où le renouvellement du parc ralentit.
Au total, 6,2 millions de véhicules ont été inspectés par ce réseau, sur un parc global de 27,6 millions. Ce volume est en hausse d’un million par rapport à l’année précédente, notamment en raison de l’augmentation des transactions et du vieillissement général des automobiles. Le diesel reste majoritaire avec 61 % des contrôles. En parallèle, les motorisations électrifiées progressent, passant de 2,9 % à 4,3 % en un an.
Des résultats globalement stables
Malgré cette montée en âge et des kilométrages souvent élevés, les indicateurs restent étonnamment constants. Le taux de contre-visite se maintient à 19,3 %, tandis que 11 % des véhicules ne présentent aucune défaillance. Un équilibre qui suggère que, globalement, l’entretien suit. Même si le coût des réparations augmente, les automobilistes semblent continuer à maintenir leurs véhicules en état de circuler.
Les défauts les plus fréquents
Dans le détail, certaines anomalies reviennent régulièrement. Les problèmes d’éclairage arrivent en tête, notamment le mauvais réglage des feux de croisement, qui concerne près de 5 % des cas. Les pneumatiques constituent également un point sensible, qu’il s’agisse de dégradations importantes ou d’usure avancée. S’ajoutent à cela des émissions polluantes trop élevées et des feux stop défectueux. Du côté des défaillances critiques, plus rares mais plus graves, on retrouve des pneus très endommagés, des freins trop usés ou encore un frein de stationnement insuffisamment efficace.
Le cas des airbags Takata
L’année 2025 a aussi marqué un tournant dans la gestion des rappels constructeurs. Les airbags Takata, au cœur de nombreux scandales, sont désormais intégrés au contrôle technique. Depuis 2026, les véhicules concernés par une interdiction de circuler sont automatiquement signalés comme présentant une défaillance critique. En parallèle, plus de 600 000 automobilistes ont été informés via ce canal, compensant les limites du système d’immatriculation.
Vers un contrôle technique plus complet
Le contrôle technique est appelé à évoluer dans les prochaines années. Le contrôle des émissions polluantes devrait être renforcé, notamment avec l’introduction de dispositifs capables de mesurer plus finement les particules. Les systèmes d’aide à la conduite feront également l’objet d’une attention particulière, même si leur vérification pose encore des défis techniques. Enfin, la lutte contre la fraude au compteur reste un enjeu important à traiter. Ces transformations devraient se déployer progressivement d’ici 2030.
Une photographie rassurante… mais à nuancer
Si les résultats globaux sont encourageants, ils ne doivent pas masquer certaines réalités. Le vieillissement du parc pose inévitablement des questions à long terme, notamment sur le plan environnemental et sécuritaire. Pour l’heure, les chiffres montrent toutefois une chose : même plus anciennes, les voitures françaises continuent, dans leur majorité, de rester en état de circuler.
Preuve qu’avec un entretien suivi, le temps n’est pas forcément l’ennemi de l’automobile.