Alpine A110 : retour gagnant pour la Berlinette

Publié le dimanche 10 décembre 2017.
Mis à jour le vendredi 9 novembre 2018.
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Assister à la renaissance d’une marque mythique (du moins pour nous, français), faire partie des rares privilégiés à pouvoir conduire le tout nouveau modèle, s’amuser sur les routes et sauter de virage en virage, « taper dedans » sur circuit ? Jamais, en 1995, je n’aurai imaginé que, 22 ans plus tard, je ferai partie des quelques « essayeurs » du modèle du renouveau : l’Alpine A110.

Je me souviens encore de l’annonce de la fin d’Alpine, et de l’échec cuisant de l’A610, dernier rejeton de la lignée dieppoise (lire aussi : Alpine A610). Cela me paraît hier, et c’était pourtant il y a une éternité. J’avais fait une croix sur Alpine, malgré les projets plus ou moins secrets (lire aussi : Alpine A710) et les succédanées comme le Spider Renault (lire aussi : Renault Spider). De toute façon, Venturi à l’époque sortait sa 300 Atlantique qui me semblait à même d’assurer la relève, ce en quoi j’avais tort (lire aussi : Venturi Atlantique 300). Passée l’année 1999, la France n’avait plus à présenter une sportive digne de ce nom, et chaque amateur un peu pointu se sentait orphelin, soit de Venturi, soit d’Alpine, soit (pour la plupart) des deux.

Autant dire que l’annonce du renouveau d’Alpine, rumeur des années 2010 confirmée en 2012, était de nature à m’enthousiasmer. Pourtant, tout commença mal, avec un mariage bancal puis un divorce peu clair avec l’anglais Caterham (un jour on saura le fin mot de l’histoire, j’espère), le départ de Carlos Tavares, promoteur du projet chez Renault devenu PDG du rival PSA, et les difficultés de Renault à communiquer réellement et clairement sur le projet. Sans parler des projets concurrents comme la fameuse Interlagos présentée quelques mois seulement avant les premiers concept-cars officiels (lire aussi : Willys Interlagos AW380). Ce qui devait être une promenade de santé s’annonçait plus compliqué que prévu !

Malgré les doutes (les miens notamment, je l’avoue), malgré le french bashing de rigueur sur le web notamment, malgré le temps qui passait, malgré les difficultés industrielles mais aussi marketing, Renault tint bon pour finir par sortir cette A110 (récupérant le nom de la plus mythique des Alpines), présentée – enfin – au Salon de Genève 2017 dans sa version définitive. Entre temps, la « Première Edition » se vendait en deux temps trois mouvements sur internet : 1955 exemplaires « collectors » vendus auprès des afficionados de la marque obligés de déposer un acompte sans même savoir le prix réel de la bête (1955 étant un clin d’oeil à l’année de lancement d’Alpine, lire aussi : Alpine A106).

Je ne suis pas un énorme fan du « revival » automobile : j’apprécie modérément les Volkswagen New Beetle, Fiat 500, Mini des années 2000, qui ne sont pour moi que des coups marketing, et j’avais donc peur de la direction prise par Alpine avec cette A110. J’aurai préféré plus d’audace, une voiture totalement nouvelle, ou bien faisant référence à d’autres voitures mythiques de la marque, l’A310 4 cylindres par exemple, futuriste à souhait (lire aussi : Alpine A310). J’avais l’impression que prendre l’A110 comme modèle, et en conserver le nom, c’était trop facile. En singer le design aussi.

J’avoue, j’avais tort. Il me fallait la voir en vrai, en situation, mes mains sur son volant, mes bagages dans l’un de ces deux petits coffres, mon cul sur le siège baquet Sabelt de seulement 13 kg, pour vraiment la comprendre, et l’adopter en deux temps trois mouvements. C’est d’ailleurs la principale qualité de cette A110 : une voiture qu’on comprend dès le départ, sans temps d’adaptation. A peine le bouton Start pressé, la voiture fait corps avec vous, comme une vieille maîtresse que vous retrouveriez avec plaisir… Enfin, la fille de votre vieille maîtresse plutôt ! Tout tombe sous le sens, tout paraît logique, et votre esprit efface de lui-même les 25 ans d’absence de la marque, l’A110 récupérant d’un coup une légitimité qu’il était tentant de lui nier !

C’est une Alpine, une vraie. Quelques coups de volants et d’accélérateurs suffisent pour vous mettre dans l’ambiance (une fois le mode sport activé). La caisse pivote autour de vous (le centre de gravité se situe au niveau du bassin, entre les deux sièges), le nez se place au millimètre, et le plaisir prend une autre dimension : vos yeux et votre esprit, concentrés sur la route, commandent la voiture sans effort, le reste n’étant plus que de la mécanique, du cerveau commandant l’action jusqu’à la sortie d’échappement et au frottement des roues sur la route. Faire corps avec la voiture, voilà l’exploit réussi par Alpine, pourtant attendue au tournant.

On pourrait croire qu’il s’agit de chauvinisme, que l’aspect français de l’affaire pousse à l’enthousiasme démesuré. Il est vrai qu’en discutant avec mes confrères francophones, l’unanimité finissait par me paraître louche : n’étions-nous pas influencés par nos origines, notre envie de voir renaître une marque sportive française, et notamment celle-là, si emblématique ? En discutant avec d’autres confrères, suisses ou allemands présents lors de la session d’essai, et anglais sur internet, le sentiment général est le même : « well done ».

Les esprits chagrins, les redresseurs de tort du net, les pourfendeurs du made in France ou les afficionados de la teutonne trouveront à redire en tentant de classer l’A110 en comparaison d’une Audi TT S ou RS, d’une Porsche 718 Cayman : pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent car le tour de force de Renault, c’est de réitérer, à mon sens, l’exploit de l’A110 originelle consistant à n’être en concurrence avec aucune autre qu’elle même. Les Lotus Elise ou Alfa Romeo 4C sont trop radicales, la 718 Cayman trop chère, et beaucoup plus lourde. En fait, l’Alpine vise une clientèle particulière qui n’irait de toute façon pas vers Porsche, ou qui y a déjà gouté, des gens curieux, des gens nostalgiques, des gens décalés : l’A110 vise une niche d’amateurs éclairés plus nombreux qu’il n’y paraît pourvu qu’il y ait un poil de confort. Cette petite voiture française ne taillera donc pas vraiment des croupières à Porsche même si elle lui piquera des clients, mais elle ratissera plus varié (et non plus large) et fera sans doute du mal à de plus petits constructeurs (Lotus) ou plus dilétantes (Alfa Romeo).

De toute façon, les ambitions de volume sont raisonnables : les 1955 premiers exemplaires de la série première édition sont déjà vendus. Suivront ensuite les commandes « normales » en version Pure (radicale, épurée, plus légère avec 1080 kg au lieu de 1100) pour les puristes, ou Légende (dans un esprit plus GT, mieux équipée, avec notamment un cuir brun « havane » du plus bel effet).

Et la conduite alors ?

L’Alpine est une des voitures les plus bluffantes qu’il m’ait été donné de conduire. Position de conduite trouvée d’un seul coup, proportions faciles à appréhender, moteur rageur, central et sonore, qui donne du plaisir malgré seulement 4 cylindres (et sans bruit « fakes » dans les haut-parleurs), 252 chevaux réellement là et largement suffisants, un châssis réactif, une voiture instinctive transmettant toutes les informations, une boîte auto qu’ont aurait voulu critiquer et pourtant totalement raccord avec la voiture, y compris dans ses temps de latence « à l’ancienne », devenant qualité là où une autre voiture en aurait pâti, le plop plop plop à la décélération, la franchise des passages de vitesse en mode manuel, le comportement très sain, joueur mais pas vicieux, facile à comprendre, j’arrête là, vous allez penser que j’exagère.

Pire, tous ces éléments enthousiasmants sur route se révèlent encore plus vrais sur le circuit du Sambuc, exigeant pour le pilote comme pour la voiture. Freinage endurant (Brembo), agilité dans les virages et les épingles, stabilité à haute vitesse, moteur rageur et montant dans les tours (en mode manuel, c’est moins le cas en mode automatique Sport qui limite la montée dans les tours) : il a fallu que je vérifie auprès de mes collègue pour m’assurer que je n’avais pas été le seul à avoir ces impressions.

On pourrait chercher des noises à cette A110, pour de faux prétextes : l’emploi de commodos de la grande série, ou de plastiques parfois moins nobles, fait pour moi partie de l’histoire d’Alpine, d’une part, et ne gâche absolument rien à l’ensemble : il faut vraiment vouloir aller chercher la petite bête et tenter de dézinguer la nouvelle Berlinette…

Berlinette ? Oui assurément !

Ca y est, le mot est lâché : « Berlinette » ! Renault l’emploie peu malgré le nom choisi pour la nouvelle Alpine. Pourtant, c’est un terme qui prouve bien la réussite du projet A110 : ne cherchant à rivaliser avec personne si ce n’est à sa devancière, elle créé à nouveau son propre segment, celui de la Berlinette, créneau réservé à Alpine, se suffisant à lui-même ! En gros, la Berlinette est une voiture agile et performante, légère et accessible, préférant les actes aux chiffres, l’efficacité à l’esbroufe, en fait, une voiture aux antipodes de Porsche !

Avec très peu de défauts (si l’on excepte sa tablette tactile ressemblant à celle de ma fille de 10 ans, en moins performante), ou bien des défauts « voulus » et légitimes (son petit côté joueur, une puissance contenue mais suffisante pour un poids plume grâce à l’utilisation massive d’aluminium et la recherche du moindre gramme jusque dans les sièges et le système audio Focal), l’A110 fait un sans faute et redonne la banane et cela vaut tous les discours marketing (d’ailleurs, la conférence de presse fut un modèle de parler « normal » là où tout le monde use et abuse de termes marketing abscons et pédants). La première pierre de la ressuscitée Alpine est une réussite. Il reste à voir ce que nous réserve la suite, mais en descendant de la voiture je me suis fait cette réflexion « on s’en fout en fait, c’était bon » : quand ces mots sortent spontanément, c’est que la voiture est bonne !

Cet essai a été réalisé avec mon ami Yvaneck, d’Automotivpress (lire l’essai ici), dont voici l’excellente vidéo avec du Boîtier Rouge dedans:

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45 commentaires

gérard morel

Le 10/12/2017 à 18:45

j’avoue qu’elle me tente, j’ai gardé un sacré souvenir de sa « maman » à la fin des années 70, une bleue aussi…Avant d’avoir un peu plus tard une A310 V6 pack GT, beaucoup plus civilisée..
Mais 40 ans plus tard , j’ai peur de m’apercevoir que ce n’est plus de mon âge aprés quelques heures de « souvenirs, souvenirs »….
Alors, j’irai en voir une en concession, et je m’abstiendrai surtout d’évoquer mes souvenirs devant le commercial…Eventuellement, si il insiste, j’irai en essayer, ça me calmera, j’en suis certain…Moi qui râle déjà pour monter dans mes berlines yougtimers les plus basses….

Docteur_Oliv

Le 10/12/2017 à 18:58

On voit que tu as été convaincu !
Bon en regardant JP GAGICK ce matin il avait l’air aussi heureux que toi, mais il a comparé l’ALPINE avec la 4C, l’ELISE, ou la 718, est-ce vraiment aussi faux ?
Pour le moteur je n’arrive toujours pas à comprendre l’intérêt de la diversité industrielle avec la Mégane 4 RS ????

Sylv Bouv

Le 10/12/2017 à 20:06

Belles photos, bien écrit, sans langue de bois, ça fait du bien un tel article. Bravo Paul!

Philippe

Le 10/12/2017 à 20:40

Pour l’avoir visitée sans rouler hélas je dois dire que l’ambiance intérieure et la ligne sont bluffantes, sans avoir ce côté caricatural d’une Mini sauce BMW.
Et si le ramage … bref une réussite à prix contenu.
Il me semble qu’une version 280cv est annoncée, il est possible que 30cv de plus = une boite et ds transmissions renforcées, des freins plus grands etc etc .. plus de poids, plus de CO2, plus d’euros, telle est sans-doute la raison pour laquelle le moteur actuel est limité à 252cv.
Que le métier de journaliste automobile peut-être dur parfois 🙂 !

Kara

Le 10/12/2017 à 21:21

Il me semble que le créneau entre l’Elise et la Caïman (enfin, à l’époque, peut-être uniquement le Boxster) a déjà été tenté par Lotus avec l’Europa des années 2000… Espérons plus des succès à Alpine !
En tout cas esthétiquement elle me plait beaucoup, et l’esprit de la marque semble intact. C’est déjà un bon début !

Malo

Le 10/12/2017 à 21:27

Mon rêve « industriel » le plus fort est surement que cette auto se vende bien et que la machine alpine reparte pour longtemps !

Matt02

Le 10/12/2017 à 21:31

Je ne croyais pas à cette renaissance à cause des divers retards et errements l’ayant accompagnée, associés à un dessin qui me laissait un peu de marbre, me laissait pensée à un revival fade. Maintenant elle est enfin là, superbe dans ce bleu « France ».
J’ai lu différents essais et tout le monde est enthousiaste. Comme tu le soulignes Paul, je pense que la bonne idée de cette renaissance est de ne chercher à copier aucun modèle concurrent existant, à ne pas les attaquer de front. Ce qui lui donne une force et une légitimité. L’original est en général préféré aux pâles copies (voir les tentatives françaises dans le HDG).
Cette Berlinette est la digne descendante de la Berlinette 🙂
Renault réalise (pour une fois dans le HDG) un sens faute. Souhaitons bonne réussite à la marque Alpine 2.0 !
Ce qui me chagrine juste, est cette poursuite dans le downsizing avec le 1.8L qui offre (à mon avis) moins de marge de développement qu’un 2.0L. Même si le but n’est pas d’arriver à des puissances folles. Le plaisir est ailleurs (poids-agilité).
Si j’avais les moyens, je sortirais le chéquier…

Matt02

Le 10/12/2017 à 21:36

Sinon pour continuer dans les histoires de renaissance, j’ai aperçu une MPM PS 160 jaune dans ma ville samedi après-midi. Je ne suis pas arrêté la regarder car je n’avais pas le temps. Mais elle avait de l’allure. Si je la recroise, je m’arrêterai.

beniot9888

Le 31/12/2017 à 14:34

J’en ai vu une sur Versailles, un weekend il n’y a pas longtemps. Ça devait être là même, il ne doit pas y en avoir des milliers !

Eddy123

Le 10/12/2017 à 22:28

C’est vrai qu’elle a de la gueule cette Berlinette… un sans faute de la part de Renault? ?
Je l’espère ardemment….

Germain

Le 10/12/2017 à 23:34

Première étape dans la renaissance d’alpine évoquer les souvenirs des anciens tout en faisant rêver les autres avec un produit conforme à l’identité de la marque mais pas destinée à faire du volume.
Deuxième étape capitaliser sur cette renaissance pour sortir un modèle de grande diffusion consensuel et à la mode destiné à monsieur presque tout le monde catégorie CSP+, un SUV diesel ( quoique hybride pour se donner bonne conscience)

J2M

Le 10/12/2017 à 23:51

Sportive légère dessinée a minima autour d’une mécanique Renault : c’est une Alpine, une vraie. Quand j’écris a minima, je tire mon chapeau aussi bas que la ligne de pavillon de la petite dernière, pour souligner ce que ses géniteurs ont su ne pas oublier. Faire simple, efficace, avec le strict nécessaire.
J’aime bien la mention du centre de gravité au niveau du bassin. Une voiture aussi physique qu’une moto de piste. Et, comme elle, aussi fascinante par son minimalisme mécanique que par la démesure des sensations qu’elle procure. C’était à réinventer. Chapeau (bis) !

eugene44

Le 11/12/2017 à 04:57

Enfin une vraie Alpine, la bêtise de Renault a été d’arrêter la production de la berlinette A110 et non de la faire évoluer en douceur comme l’a fait Porche avec sa 911 et de sortir à côté les A310 et autres. Les constructeurs ne sentent pas la passion qui est en nous les passionnés. Il faut savoir sortir des autos de niche sans avoir à investir des sommes folles en se servant dans leur banques de pièces.

Ruddy

Le 11/12/2017 à 09:00

Je n’ai jamais été fan d’alpine, car trop jeune pour les avoir connu. Mais je dois dire que cette voiture est vraiment réussie stylistiquement parlant. Ce bleu lui va à ravir.
Le traitement de l’intérieur a l’air vraiment réussi. Les réutilisations des comodo ne m’a absolument pas choqué. Peut-être un bémol. Au vu des photos, les interrupteurs lève vitre se trouvent sur la console centrale. Sur une C3 Phase 1, je veux bien l’entendre (pour des question de simplicité d’assemblage… ) mais sur une Alpine à 50-60 K€ je trouve ça dommage. Je n’ai jamais trouvé ça ergonomique, surtout qu’ils ont l’air pas mal reculé vers l’arrière. Enfin, c’est vraiment histoire de lui trouver des défauts, parce que ça a tout l’air d’être une réussite cette petite alpine.

Qui sait, peut être un jour on en trouvera d’occasion à fort kilométrage 😉

Paul

Le 11/12/2017 à 09:12

j’avoue que les lève-vitres au centre (effectivement ils sont sur la console centrale) ne m’ont pas choqué: normal, c’est comme cela sur ma Saab pourtant très haut de gamme à l’époque (9-5 Griffin): le réflexe est donc naturel pour moi 😉 ! Une question d’habitude quoi, on s’y fait très bien et lorsqu’on repasse à une voiture avec les lève-vitres sur la porte, on les cherche ahahaha

Docteur_Oliv

Le 11/12/2017 à 09:39

Effectivement c’est une question d’habitude mais c’est surtout moins Cher !
cela existait il y a longtemps sur la 604 où les 4 interupteurs étaient au dessus du tableau de bord ou sur la Golf GTi 2
Le cas tordu : sur la Mi16 les glaces AV sont sur les portes et les glaces AR sous l’accoudoir central (probablement parce que c’était une option !? )

Germain

Le 11/12/2017 à 12:29

Les lèves vitres sur la console centrale j’ai connu ça sur pas mal de Mercedes, perso moi je préfère

Eddy123

Le 11/12/2017 à 14:49

Effectivement, Mercedes et notamment Saab avaient les lève vitres Elec sur la console centrale et sur les portes pour les passagers arrière.
Chez les Françaises c’étaient plus tordu… car parfois sur les portes avant ou console centrale et rien de rien pour l’arrière à moins d’avoir des bras d’Orang-outang pour avoir de l’air frais…
Je me souviens de ma BX.. . Mes potes arnachaient aux place arrière réduit à me demander d’actionner les vitres. Tout cela pour des économies de boue de chandelle…

Philippe

Le 15/12/2017 à 20:43

Au plafond sur mon Alfa 75V6 (et en bout de console pour les passager AR).

Ruddy

Le 11/12/2017 à 13:46

Comme quoi, deux camps s’affrontent 🙂

Wolfgang

Le 12/12/2017 à 22:54

C’est comme ça sur les Mercedes d’il y a 20 ans, et c’était haut de gamme…
Je vois pas en quoi placer un interrupteur à un endroit moins courant peut être un défaut.
Au contraire, c’est moins courant, donc ça donne de la personnalité.

fc30

Le 22/12/2017 à 16:29

Les boutons de lève-vitre placés en position centrale ont, outre le gain d’un bouton (pas de redondance pour celui du passager), l’intérêt de faciliter la déclinaison en version à conduite à droite (pas de variante de câblage ni de platine à développer, voire de contreporte). D’ailleurs, je pense que c’est pour raison que cette disposition était utilisée sur les 206 ou les Honda Accord / Rover 600.
Quant aux commandes de vitres arrières, effectivement ce fut longtemps une disposition malcommode (en bout de console centrale – c’était encore le cas sur les Clio 2) qui fut utilisée sur les voitures françaises, c’est dommage.

Docteur_Oliv

Le 22/12/2017 à 16:33

Et la même logique pour les lèves vitres AR. Devant l’accoudoir pour le conducteur et derrière l’accoudoir pour les passagers AR

HOMO

Le 11/12/2017 à 09:08

Quelle belle initiative, il faut le faire dans un pays qui n’aime plus les belles voitures. Les lignes de cette voiture sont un clin d’œil à sa maman et cela reste d’une grande subtilité et de bon goût. Le carnet de commandes est plein et c’est tant mieux. Pas les moyens mais admiratif. Un achat intelligent pour les futurs propriétaires. Acheter du haut de gamme allemand qui va perdre plusieurs milliers d’euros dès le passage de la porte de la concession et sera démodé au premier restyling (à part PORSCHE): c’est acheteurs sont donc en plus d’être dotés du bon goût sont lucides et éclairés.

Choco

Le 11/12/2017 à 10:32

J’ai fais partie des sceptiques. Parce que voiture française, parce que la comm a été abondante et que la voiture a tardé à arriver. La presse française est unanime et j’ai tout de suite pensé au chauvinisme. La presse anglaise en dit du bien aussi et ça c’est plutôt une bonne nouvelle. Souhaitons que la grenouille ne veuille pas être plus grosse que le bœuf.
En attendant, il est enthousiasmant de se dire que l’on est encore capable de pondre des voitures plaisirs réussies.

Greg

Le 11/12/2017 à 15:25

J’étais amoureux de la Berlinette originelle (ne serait-ce l’inflation hors de contrôle sur les prix de vente…) et je crois que je pourrais bien tomber amoureux de celle-là aussi!
Pfff, 55000€ quand même, elle est pas pour moi celle-là non plus!
J’ai lu l’essai dans Sport Auto, l’Auto-Journal et Auto Plus mais… c’est le même essayeur pour les 3 (Laurent Chevalier) donc évidemment il est unanime avec lui même! 😆
Je constate moi aussi que la presse anglaise est VRAIMENT emballée,ce qui est vraiment encourageant!
La qualité diverse des matériaux et accessoires est parfaitement acceptée compte tenu de l’objectif final: contenir le poids. La démarche d’Alpine a été bien comprise.
Je retiens enfin d’une des premières vidéos publiées que la bestiole accroche 200 km/h au bout de la courte ligne droite du Grand Sambuc et ça, c’est le signe d’une vitalité débordante!

Docteur_Oliv

Le 11/12/2017 à 16:10

Du même tonneau que l’OPEL OMEGA LOTUS sur ce circuit il y a 25 ans

Sylvain

Le 11/12/2017 à 19:07

Très belle interprétation de l’A110 originelle je trouve, en plus ils ont gardé la philosophie de la légèreté…Enfin une marque française qui nous fait un « revival », très réussi en plus.
Je trouve un peu ridicule le discours des constructeurs qui « refuse » de redonner vie à un de leurs modèles mytiques. Fiat est bien sortie de la mouise avec sa 500, les Mini font un carton, les New Beetle un peu moins je crois, mais elle sont sympa quand même (j’aime bien le choix de finition 50’s,60’s ou 70’s !).
Qu’en serait-il si Citroën avait sorti une vrai relecture de sa DS (la vrai) ? Je me dis toujours qu’il y aurait pas mal de client potentiels pour cela, des jeunes des années 60/70 qui rêvait de la DS à l’époque où alors des citroenistes pur et dur…. J’ai toujours pensé que Citroën était passé à côté de quelques chose , mais bon ils doivent avoir leurs raisons…

Pour en revenir à l’A110 j’aime un peu moins la commande de boîte avec les boutons « P », « R », « D », je trouve plus pratique un levier en plus des palettes (comme sur les Audi, BMW etc…)
D’ailleurs c’est boîte robotisée obligatoire, non ???

Greg

Le 11/12/2017 à 22:54

Sur une vidéo en anglais (Autocar) le journaliste relate qu’à la présentation presse, les ingénieurs ont indiqué ne pas avoir eu les moyens pour développer 2 transmissions différentes, une boite mécanique et une boite à double embrayage.
Ils se sont donc focalisés sur la boite robotisée héritée de la Clio RS, mais qui fonctionne désormais avec des embrayages à bain d’huile.
Si les ventes suivent, un développement futur, peut-être?

Paul

Le 11/12/2017 à 23:01

lors de notre conf de presse, l’axe était plutôt porté sur le gain de poids de cette boîte (effectivement embrayages à bain d’huile)… Ou est la vérité ? A la rigueur peu importe, car honnêtement, si cette boîte n’est pas parfaite, elle a les défauts qu’il faut… Les temps de latence participe non pas à l’efficacité mais au plaisir, et aux palettes, ça passe franchement (un défaut, les palettes sont solidaires du moyeu et non du volant, ce qui peut être gênant, notamment dans les petits virages du Sambuc) ! Ce qui est intéressant, c’est que la copie est très très bonne alors que des développements peuvent être envisagés à terme: BVM, puissance accrue (bien que je pense que ce ne soit pas nécessaire, il y a tout de même des acheteurs qui aiment qu’on voit qu’ils en ont une grosse), cabriolet ? J’espère juste que plutôt que de nous sortir un SUV derrière, ils s’orientent vers une berline légère et propu, je sais pas, genre la Biturbo (mais fiable et sérieuse) du 21ème siècle (je parle de la Maserati, pas de la Safrane). Là ça serait malin, et ça prendrait le marché à contre pieds… Les plates formes intéressantes existent (Infiniti Q50 ?) 😉

Tony

Le 13/12/2017 à 11:48

J’ai pas les 55mk mais meme si je les avait la boite auto me rebute
Surtout qu’ils reviennt en boite manu sur la megane 4 rs non?

Docteur_Oliv

Le 13/12/2017 à 12:37

Pour la Mégane 4 RS il y aura les 2 Boites.
Moi je prendrais la Manuelle…Parce que le frein à main est MANUEL !

Wolfgang

Le 12/12/2017 à 22:56

Il paraît que la boite mécanique ne rentre pas.
Car désormais, c’est un central arrière, pas un arrière pur et dur.
Donc la place est comptée…

Salva

Le 11/12/2017 à 22:11

Allez Peugeot, une new Turbo 16 !

Greg

Le 11/12/2017 à 23:06

Bah en fait… oui il existe bien depuis l’année dernière une 208 Turbo 16, et non il ne s’agit pas du proto de Pikes Peak!
http://www.peugeotsport-store.com/documentation.php?id_nav=5&id_rubrique=71
C’est une WRC client commercialisée l’année dernière par Peugeot Sport!
Turbo, 16 soupapes et 4 roues motrices comme il se doit! 😉
C’est immatriculable mais bon, à 209.900€ HT l’auto en kit à faire assembler -et peindre!- chez un préparateur, ça fait cher la plaisanterie! 😆

fabrice

Le 12/12/2017 à 11:13

Enfin !!! Le retour de la berlinette ;)) et un constructeur francais a nouveau present sur le segment Hdg ( est-ce d’ailleurs veritablement la cible visee…? wait and see, puisque dans un autre registre, la clientele reelle de la Twingo 1ere generation n’etait finalement pas celle imaginee par les « marketeurs » ).

Peugeot ,de son cote, semble helas ne pas vouloir reiterer la Rcz… dommage. En tout cas un bel essai , toujours aussi bien ecrit et sincere ( ca fait du bien ). Les constructeurs generalistes ont tout interet a lancer ce genre de vehicule, meme si les volumes sont plutot faiblards, les marges seront surement plus grasses que sur les Clio, par exemple. Et c’est aussi un enjeu d’image ( qui pensait que Chrysler aurait pu valider la production de la Viper par exemple ? ) et nos constructeurs en manquent cruellement…

Wolfgang

Le 12/12/2017 à 23:00

Depuis que Porsche est passé au 4 cylindres, cette Alpine tient la comparaison.
Faudrait juste qu’elle passe à 300 ch pour bouffer de la Porsche.

J’ai horreur des voitures neuves, mais si j’avais les sous, je crois que je me la paierais bien celle là, c’est un signe qui trompe pas.

Un bémol : pourquoi plusieurs modes ? le mode sport devrait être seul et unique. C’est une Alpine quand même…

Matt02

Le 12/12/2017 à 23:26

+1 Wolgang

Je n’aime pas les voitures neuves non plus mais comme dit plus haut, je sortirais bien le chéquier lol.

Eddy123

Le 13/12/2017 à 12:47

Au faite!? Elle en est où la Willis Interlagos?

Antoine

Le 14/12/2017 à 16:36

Bon… moi non plus je n’y croyais pas et je pensais même qu’elle serait le RCZ de Renault sur base Mégane.
Finalement, il semble bien qu’elle soit réussie et intelligente dans sa conception générale. Et pourtant je DETESTE les Renault !
Bonne route à cette Alpine qui semble être une vraie voiture pensées pour les passionnés et pas pour les kékés.

pluie

Le 23/12/2017 à 10:49

Elle est souvent mise en concurrence à la 718 cayman, la lotus elise/exige, l’alfa 4c. Dans les différentes critiques que j’ai pu lire, la porsche est trop bourgeoise (du plaisir qu’à grande vitesse et pas adaptée pour rouler cool avec plaisir), la lotus et la 4c pas assez civilisées et plus pour le circuit.
Quand on me parle d’une petite voiture agréable à conduire même à allure raisonnable, légère, à propulsion, avec laquelle on fait corps et donnant beaucoup de plaisirs, je pense tout de suite à la mazda mx5. Qu’en est-il de la comparaison? Y-a-t-il une filiation entre les 2 ?
L’alpine, pour ceux qui ont le budget, me parait être la 2eme marche possible des possesseurs de mx5. Dans les 2 cas un bon rapport qualité/prix/plaisir.
Ai-je raison ou la comparaison ne tient pas?
En tout cas , plutôt qu’un 4×4, j’espère qu’Alpine la déclinera en cabriolet!

Ludovroum

Le 30/01/2018 à 02:23

Je pense exactement la même chose !
En tant qu’amoureux des MX-5 et de toutes les voitures qui procurent des sensations rares en toutes circonstances, cette Alpine est probablement l’unique sportive actuelle de plus de 200ch à me faire totalement envie, et à chaque fois que je lis ou entends l’enthousiasme des essayeurs, j’imagine instantanément des sensations comparables à la MX-5, avec un moteur central et le double de puissance !

HOMO

Le 30/01/2018 à 09:59

Bonjour à tous, en ce qui concerne une tentative de comparaison avec une autre marque, effectivement le terme employé « pour amateur éclairé » résume l’état d’esprit que doivent avoir la majorité des acheteurs. Je viens de me séparer d’une 911 de 1975. A la recherche d’une Cayman, je me suis écarté de la nouvelle Alpine pour des raisons budgétaire. En ayant les moyens, je me serais mis sur une liste d’attente pour l’Alpine sans hésitation. Plus qu’une voiture , c’est un objet, un mythe, voir même une œuvre d’art. Au même titre qu’un tableau, chaque jour, une petite visite à la belle serait source de satisfaction. Suis-je un peu dérangé, peut être!!! Mon indian est dans le salon pour l’hiver (c’est pas facile) et je pense que si j’avais la chance d’avoir une Alpine, mon garage se verrait dépourvu de sa façade en bois et une belle verrière la remplacerait pour la voir chaque matin. Heureux ceux qui pourront acquérir la belle et par pitié, prenez en soin!!!! Même avec de gros moyens, il y a des choses qui doivent être respectés!!!! Bonne journée à tous.

françois

Le 17/09/2018 à 19:11

Magnifique voiture qui avait suscité mon intérêt lors de la présentation. Je suis amateur de sportives et je n’hésite pas à tourner sur circuit, donc une Alpine »première édition » pourquoi pas . En me rendant à la concession Renault on me dit clairement qu’elles sont déjà toutes vendues (notamment par internet avec un système de précommande) et circulez y a plus rien à voir…
Mais aujourd’hui on les retrouve toutes, petit à petit, à des prix largement supérieurs à leur valeur neuve, 20 à 40 000 euros plus chère avec des kilométrages inférieurs à 100 kms…donc neuve . Déjà en avril 18 une « première édition » était adjugée à des enchères (74 000 euros hors frais…) Moi j’appelle ça de la spéculation.
J’admets tout à fait qu’une voiture puisse prendre de la valeur et en choisissant cette Alpine je savais que je pourrais rouler sans subir une décote de familiale, mais détourner les ventes dans le seul but de faire du profit je trouve ça regrettable. Je ne suis pas dupe d’autres modèles subissent le même sort notamment chez Porsche avec la dernière GT3 (même si Porsche vous mettra sur liste noire pour un moment ) et en son temps la 205 Rolland Garros…
Je risque de faire bondir certains mais une taxe sur la plus-value me semblerait pas une mauvaise chose surtout dans le cas d’achat revente sur un laps de temps réduit. Cela existe bien pour les résidences secondaires ou pour une société de moins de 5 ans. C’est même essentiellement cette absence de fiscalité (comme dans l’art ) qui entretient cette spéculation.
Bien sur chacun fait ce qu’il veut, mais voir une Alpine sur la route ou en découdre sur un circuit ça une autre gueule que dans un garage sous bache en attendant qu’un « pigeon » y mette le prix.
J’imagine que l’excellant Boitier Rouge ne manque pas de sujets mais celui-ci mériterait qu’un de vos journalistes y consacre un article.

Julien57

Le 20/01/2019 à 00:00

Paul, si je peux me permettre tu y vas fort ! Porsche fait de l’esbroufe ? Porsche préfère les actes aux chiffres ?
Pour ce qui est de l’esbroufe, la maison Porsche est connue es reconnue pour fabriquer des sportives qui s’avèrent être de très fiables compagnons de route. Ne parlons pas de la fiabilité de Renault, nous y passerions des nuits… Pour ce qui est des chiffres, comme tout bon commerçant, les constructeurs ne sont pas nés pour donner du plaisir mais pour se remplir les poches. Passion, ingénierie, made in France, tout ça c’est secondaire…

Enfin, merci encore pour tes superbes articles mais là je me devais de réagir !
P.S.: Elle me fait de l’œil aussi cette Alpine!

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