Peugeot 505 : l’adieu (définitif ?) à la propulsion

Mercredi 6 septembre 2017
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Les amoureux du baroud et de l’Afrique lui préféreront la robuste 504 (lire aussi : Peugeot 504), les nostalgiques du haut de gamme à l’ancienne la 604 (lire aussi: Peugeot 604) les modernistes adorateurs des lignes fluides et amateurs de tractions choisiront la 605 (lire aussi : Peugeot 605). Pourtant, la Peugeot 505 est un peu la quintessence de toutes ces Peugeot (si l’on excepte la traction) et se révèle être une excellente voiture qui aurait pu être la base d’un destin à l’allemande si la marque au lion ne s’était pas résolu au tout traction à la fin des années 90.

Dire que la 505 est une mal aimée serait exagéré : il existe un sacré paquet d’amateurs de longue ou de fraîche date, tous unis pour dire combien cette voiture était pétrie de qualité. Née en 1979, cette héritière de la 504 en conservait l’architecture, les moteurs (du moins au début, à carbu), et la robustesse. Elle s’offrait (à partir de 1982) une version familiale allant jusqu’à 8 places, presque aussi pratique que le futur Renault Espace (j’ai des souvenirs vivaces de voyages vers les Alpes entassés à 6 enfants sur les deux rangées arrières, des souvenirs virevoltant même, quand sur la neige la propulsion trouvait ses limites), puis des versions sportives et enfin haut de gamme (avec le V6), assurant l’intérim entre la 604 et la 605. Dangel en fit un 4×4 (lire aussi : 505 4×4 Dangel), elle faillit réussir aux Etats-Unis (lire aussi : 505 USA), eut presque droit à des versions coupé et cabriolet (lire aussi : 505 Coupé et cabriolet) et laissera un souvenir impérissable aux bambins amateurs de course (lire aussi : 505 Production).

Discrètement, la 505 fut la voiture à tout faire, celle qui permit de tenir en attendant la 205, celle qui représenta Peugeot en haut de gamme le temps que la 605 soit enfin (?) prête, et ses versions sportives (la Turbo Injection, lire aussi : 505 Turbo Injection) pouvait très certainement prétendre à des performances aussi intéressantes qu’une allemande contemporaine, surtout dans sa version 180 ch (voire 200 avec le kit Danielson). Que dire de son design ? Il était pour moi la parfaite évolution « moderne » de la 504, plus carrée, plus agressive aussi, plus dans l’ère du temps (même si ces « qualités » furent ringardisées par les 405 et 605 plus « fluides »). Une bonne grosse bagnole, à la calandre si expressive qu’elle en devient aujourd’hui la référence du style Peugeot (il n’y a qu’à voir les nouveaux 3008 et 5008).

Les versions USA

Avec la 505, il y en avait pour tous les goûts, comme c’était le cas à l’époque sur toutes les grosses berlines : des versions populaires aux moteurs anémiques ou bien mazoutés (y compris avec un Turbo à partir de 1981, et grimpant à 110 ch à partir de 1987), aux puissantes V6 (apparues en 1986, avec un PRV de 2.8 litres et 170 ch) et performantes Turbo Injection, en passant par les « intermédiaires » TI, STI puis GTI.

Gamme large et variée, répondant à toutes les demandes, robustesse, propu, performances, la 505 avait tout d’une bouffeuse d’allemande et aurait pu être la base d’un haut de gamme français capable de rivaliser avec les productions d’outre Rhin. Elle connaîtra une longue carrière en Europe (1979-1992), mais n’aura pas de descendance « stricto sensu ». Dès 1989, Peugeot tournait la page de la propulsion pour s’engager dans le tout à l’avant : une exigence économique pas si évidente aujourd’hui, à l’heure où pour exister dans le haut du panier, il faut une propulsion. Ah si la marque avait gardé la traction pour le bas et la moyenne gamme, conservant la propulsion pour le haut. Peut-être alors aurions-nous pu avoir des moteurs dépassant le nombre fatidique des 200 ch ! Pour avoir plus (et encore), il fallait la transmission intégrale qui alourdissait la voiture, la Safrane Biturbo en est la preuve (lire aussi : Renault Safrane Biturbo).

On pouvait tenir à 8 dans un break 505

Le restylage de 1986 affirmait le caractère de la voiture, lui enlevant ce côté frêle des premières versions (c’est rare, un restylage réussi), et la maintenait dans le coup 6 ans durant (du moins pour les breaks, les berlines ayant disparu avec l’arrivée de la 605). Il y avait une piste à suivre avec cette 505, une piste que les dirigeants de Peugeot ne suivirent pas : comment les blâmer, nombre de « généralistes » étant passés à la traction pour des raisons de coûts, au prétexte qu’une traction de 200 ch était aussi efficace qu’une propu plus puissante ! En réalité, la traction coûtait moins cher en production, et nos constructeurs avaient déjà plus ou moins abandonné la lutte face à l’armada teutonne. Dire que les français étaient des lâches est pourtant exagéré : partout en Europe, y compris parmi les marques les plus prestigieuses, on passait à la traction ! Seuls quelques rares spécialistes (Maserati, Jaguar, et ponctuellement Rover, lire aussi : Rover 75 V8) et les allemands (enfin, BMW et Mercedes) résistèrent à la tentation. Grand bien leur a pris, ils sont désormais les maîtres du haut de gamme, mais aussi des volumes à forte marge.

On ne sait pas ce que nous réserve l’avenir, mais je remarque que Peugeot, avec sa 308 d’abord (lire aussi : Peugeot 308 GTI), et d’une certaine manière les 3008 et 5008, commence une politique « à la Audi ». Retour aux sources, évolution par petites touches, style retrouvé « façon 505 »… Qui sait si la propulsion qui paraissait si « ringarde » à la fin des années 80 ne reviendra pas en grâce à Rueil-Malmaison (oui, la Grande Armée, c’est fini), comme Alfa Romeo l’a constaté avec sa Giulia, avec la qualité en plus (oui – bis – la qualité revient chez Pigeot). On connaît les goûts pour le sport automobile de Carlos Tavares et de Jean-Philippe Imparato (ça se sait moins, mais il pilote!!!), alors si en plus il y a un marché à prendre ! Banco. En attendant, la 505, presque rivale des teutonnes, est une référence à regarder de près (pour les têtes pensantes de chez Peugeot) ou à collectionner (pour les lecteurs de Boîtier Rouge).

PS: il ne s’agit pas, vous l’aurez compris, d’un article exhaustif sur la 505 (les différentes versions sont plus ou moins développées ailleurs, la V6 viendra bientôt) mais d’un plaidoyer ! La discussion est ouverte… lâchez-vous dans les commentaires !

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36 commentaires

zeboss

Le 06/09/2017 à 18:25

La 508 restylée est assez proche de face à une 505 US… surtout dans la version double phares. (je crois qu’il a existé une version à phare simple et une en double…)… C’est clair que cette auto aurait du rester la référence stylistique de Peugeot. Ne serait ce qu’aux vues du succès des 3008/5008 et du relatif regain d’intérêt sur la 508 II.

Paul

Le 06/09/2017 à 18:40

Oui … je voulais parler de la 508 et puis… j’ai oublié… Elle partage en plus avec la 505 la terrible tâche de remplacer 2 modèles !

Eddy123

Le 06/09/2017 à 19:37

Les 1eres 505 us avaient des phares ronds (Morette?).
Il y eu un petit toilettage, elle gagna un phare rectangulaire dans une coquille se rapprochant du phare européen (photos plus haut).

zeboss

Le 07/09/2017 à 20:30

mais à deux ou quatre optiques alors ?

gérard morel

Le 06/09/2017 à 18:46

j’ai eu en son temps une 505 GTI..Remarquable voiture, tenue de route, légèreté pour ce genre de véhicule, confort, bonne finition, accastillage costaud…

Paul

Le 06/09/2017 à 18:53

C’est l’impression que mes souvenirs m’ont laissé… Et je compte bien en trouver une prochainement pour l’essayer, je n’en ai pas fini avec la 505 😉

Olivier S

Le 06/09/2017 à 19:02

C’est la dernière vrai Peugeot traditionnelle – avant que tout bascule aux plateformes traction unifiés PSA. Une ligne très réussie!
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En faite, une 504 rafraîchie, plutôt un très grand « facelift » de la 504 qu’une voiture neuve. Les moteurs robustes tiers-monde XM1 1.8 et XN2 2.0 ultra-simples a poussoirs de soupape et carbu Solex, les trains / suspensions était les mêmes que ceux de la 504 en 1968, avec quelques petites tentatives pour réduire les coûts de production. Des fois à regret de la robustesse, suspension arriéré du Break simplifiée par exemple, seulement 2 ressorts au lieu des quatre sur la 504 Break – qui restera bien plus longtemps en production pour les marchés Portugal et Afrique que la 505 elle-même!
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Mais tout de même une bonne voiture: Confortable, robuste, facile a entretenir et a vivre avec, avec un certain standing sérieux au moins en France, mais aussi ailleurs.
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Par contre, dés 1982 elle avait l’air d’un anachronisme vieilli d’un autre age, si on met l’Audi 100 C3 très moderne et aérodynamique a coté. Bon, pour le modernisme, PSA avait la CX (et la Tagora…).
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Avec la sortie de la Mercedes W124 en 1984, l’écart en modernité devenait plus prononcé, malgré le mis a jour des moteurs en ’85 (2.0 Douvrin alu et 2.2l Chrysler enfin à injection et catalysés sur les marché export RFA, Scandinavie et Suisse, avec très grand retard aux marques allemandes et Suédoises).
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Je possède une 504 Break 2.0 XN1 de 1981 (dernière année au catalogue RFA), qui crie encore les années 60!.
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Mais un jour je m’offrirai bien une rare 505 Break GTD Turbo Diesel des dernières années – presque impossible a trouver aujourd’hui, un certain nombre a survécu au Portugal, le reste se trouve en Afrique…

Tach

Le 06/09/2017 à 19:07

Au sud du maroc la 505 break taxi collectif embarque 3 rangees de 4 personnes 🙂 eh wi ca fait 12 hhhhh

Paul

Le 06/09/2017 à 19:23

ahaha… à l’époque (et j’étais petit) on se casait aux limites légales: 8

Olivier S

Le 06/09/2017 à 19:24

Pour ne pas oublier ce qui se trouve entassé sur le toit!
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Mais au Maroc (et au Mali, enfin toute l’Afrique du Nord et de l’Ouest) ils remplacent la suspensions a pont rigide ar. de la 505 avec celui renforcée de la 504 Break / Familiale a 4 ressorts dés quelle entre au service taxi brousse. De plus, la 504 reste toujours bien plus courante dans ces pays. En Egypte, ils l’ont boudée, que des 504 Fam. au service des taxis commun…
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J’ai visité souvent les pays recyclant les 504 et 505 , avec quelques milliers de kms en taxi brousse 404, 504 et 505 sur mon dos, au Maroc, Mali et en Egypte – c’est une expérience, aucune autre voiture fait mieux! 😉

Eddy123

Le 06/09/2017 à 19:40

Paul, à quant un nouvel article sur la 405 qui fête ses 30 ans….
J’ai lu qu’elle était en 2017 une des voiture les plus vendu par Psa. .. incroyable ….!!
La 2eme ou 3eme…
Merci l’Iran. … 🙂

Paul

Le 06/09/2017 à 19:44

Oula j’ai déjà beaucoup parlé de la 405, et annoncé l’expo Peugeot récemment (en avril/mai) la concernant

Choco

Le 06/09/2017 à 19:52

La 505 c’est la voiture de l’enfance. Les sièges en tweed, la planche de bord marron ne faisaient pas rire à l’époque. Confortable, rapide, la STI paternelle bouffait de l’essence et des pneus : mais c’était probablement dû au style de conduite. Curieusement je n’ai jamais aimé la version restylée.

rocour

Le 06/09/2017 à 20:43

Cher Paul !
C’est ce genre d’article qu’on adore lire sur boitier rouge, même si on rencontrait plus de 505 GLD blanche trop basique dans la vie de tous les jours à l’époque (voiture de représentants ou de taxis aussi), je n’ai rien contre ces gens là !

Heureux de pouvoir vous lire prochainement sur papier, prenez le temps qu’il faut pour être à la hauteur. On ne vous le reprochera certainement pas. C’est un bonheur addictif !

Très Cordialement

PR

bigblue

Le 06/09/2017 à 20:55

Souvenir d’Afrique pour Noël 1994, Ouagadougou-Lomé en 14 heures (1000 km), avec une berline GR à 4 vitesses (15 litres au 100), les 300 derniers km avec 3 cylindres, les 50 derniers avec 2 et de forts cognements en provenance du capot, rajout d’huile et de flotte à gogo pour continuer… il faisait nuit et il fallait arriver quoi qu’il arrive à cause des « coupeurs de route », donc tant que ça roule… bref le lendemain matin rdv chez le garago : Segments et morceaux de pistons au fonds du carter, une bielle très libre dans sa chemise, remontage avec 2 modèles de pistons différents (les têtes n’étaient pas pareilles et « patron ça c’est difficile à trouver, woulaï »), 2 joints de culasses pour rattraper une culasse rabotée trop de fois, quelques litres de loctite bleu partout ou c’était possible, et roule ma poule une semaine plus tard pour rentrer à Ouaga : je l’ai revendu 1 an plus tard le même prix que je l’avais acheté 2 ans plus tôt; j’avais fait entre temps redresser/renforcer la traverse arrière et changer les berceaux de demi train, les pneus touchaient dans les passages de roues suite à de la piste « roulante » prise un peu fort en revenant du pays Dogon. Au bilan : une caisse indestructible, inoubliable et réparable à l’infini. A noter, les modèles « Nigeria » avaient un pont rigide type break/bâché, encore plus indestructible…

Quentin R.

Le 06/09/2017 à 21:21

Ah ça c’est une voiture qui m’a marquait… Quand j’étais p’tit, mon grand-père avait une berline blanche, une GR ou SR de 84 qui remplaçait une 504… On en a fait d’la route dedans! Il a dû la garder 8-10 ans avant de la revendre à un gars qui faisait de l’export sur Bourges… Direction Cotonou au Bénin! C’est possible qu’elle y roule encore… Je s’rais bien curieux de l’savoir.
.
Bien plus tard, j’étais à une vente aux enchères (une pizzeria!) et parmi les lots se trouvait une 505… Vous devinez la suite: j’ai enchéri et me suis porté acquéreur de l’auto pour – de 200 euros frais compris. C’était une STI année-modèle 81 (2L Douvrin injection 110ch) avec direction assistée et vitres avant électriques svp!!! Elle était pas toute fraîche mais tournait pas trop mal. C’est la pompe à essence électrique qui merdait. J’ai regardé pour en acheter une, étant en apprentissage de magasinier pièces autos à ce moment-là, c’était simple… Enfin 250 euros quand même!!! C’était d’ailleurs aussi l’prix pour passer la carte grise à mon nom! Ben oui 11CV, ça fait mal! Je n’ai malheureusement jamais pris le temps de m’en occuper (j’avais déjà plusieurs autos…) et j’ai fini par la vendre à un ferrailleur… Oui besoin d’argent à ce moment-là, vous avez le droit de me huer… Dotant plus qu’un amateur du modèle, venu pour autre chose, était intéressé… mais n’avait pas la place dans l’immédiat… Dommage, j’aurais sans doute dû attendre… Mais je la regrette: un moteur souple et de très bonnes suspensions… et c’est un citroëniste qui vous dit ça! Mais si un jour l’occasion se représente…
.
Le formateur que j’avais quand j’étais en CFA, que je vois toujours de temps en temps… et qui a nombres d’anecdotes à raconter, me rapporta celle-ci: à une époque, il roulait avec une Turbo Injection 180ch de couleur blanche. Et généralement, lorsqu’un conducteur de Mercedes ou BMW le précédait, ce dernier pensait « Tu va voir c’lui-là avec son mazout s’que j’ai lui mettre dans la vue»… Le pilote d’allemandes accélérait donc mais au bout de quelques kilomètres, s’étonnait encore de voir la Pigeot dans l’rétro… se rapprochant de plus en plus!!! Un coup de gaz et la lionne passait devant la teutonne, laissant le chauffeur de celle-ci sur le cul!!! Il avait d’ailleurs monter un moteur similaire dans une Murena… Une autre histoire…
.
Il doit toujours avoir une Turbo Injection dans son garage je crois… Paul, si tu en trouves une pas à essayer 😉
Mais méfie-toi: souvent, essayer, c’est adopter! Fait gaffe quand même 😉

fraberth

Le 06/09/2017 à 21:54

je n’ai jamais conduit de propulsion, donc j’ai du mal à comprendre cette attachement
mais est-ce qu’il y a le même ressenti avec une voiture hybride, électrique ou à hydrogène? sauf une nouvelle révolution technologique le thermique va commencer à disparaitre
cela laisse une vingtaine d’année à Peugeot pour se décider, concevoir, lancer des voitures et gagner de l’argent

Docteur Oliv

Le 02/10/2017 à 15:17

Une Traction lève le nez et perd son adhérence alors qu’une Propulsion se plante fièrement sur ses roues AR pour te……propulser vers l’infini.
Bon plus sérieusement je ne m’étais jamais vraiment posé la question ainsi, bien que pour la Glisse (ça c’est un mot d’avant le Drift ) une 528i ou une Commodore ou une ALFA c’est drôlement amusant ( Professionnals ONLY)

Germain

Le 07/09/2017 à 02:05

À la fac de droit (à Nantes en 2010/2011) un ami en avait deux, une turbo injection 180ch en parfait état et une turbo diesel qui avait disons…bien vécue ses 500 000 bornes (mais toujours bien vaillante.) la première il ne l’utilisait pas beaucoup à cause de la conso et du prix de l’essence mais j’ai eu l’occasion de monter dedans, fantastique ça pousse tout en ayant l’air de pas pousser et le comportement est sport-confort comme une grosse GT. La diésel c’était son daily driver et on allait souvent à la fac ensemble, celle la je l’ai conduite, confortable et facile de prise en main, beaucoup de couple et pas mal de reprise surtout pour une diésel. Franchement la qualité de fabrication, de finition et le vieillissement des matériaux était très bonne et n’avait pas grand chose à envier à ma BMW 318is e30 d’alors.
Je me souviens qu’à l’hiver 2010/2011 la France était paralysée par les grèves, plus une goutte de carburant pendant des semaines et on a fait tourner sa diésel avec de l’huile alimentaire, comme les tramways était aussi paralysés on allait chercher tous ceux qu’on connaissait pour aller en cours, (la fac de droit était la seule à pas faire grève) sa sentais la friture derrière la bagnole mais ça marchait ( même si ça lui a achevé sa pompe à gasoil)

Germain

Le 07/09/2017 à 02:08

C’est ma deuxième Peugeot préféré, juste derrière la 404

Thomas Jardinet

Le 07/09/2017 à 09:14

La 505 modèle usa est magnifique et la plus belle selon moi. Chic, racé, et un design qui va toujours à l’essentiel. Et si c’était çà le haut de gamme à la française ?

Antoine

Le 07/09/2017 à 18:41

Cette chère 505… Sans doute le tremplin vers le haut de gamme que Peugeot a trop négligé. J’ai usé mes fonds de culotte dans une Turbo Injection avec le fameux kit PTS. Mes souvenirs sont bien lointains : l’intérieur avec le beau velours de laine bleu, le synthétiseur de paroles et la visite (incroyablement fréquente) des stations services. Elle m’en a payé des jouets de pacotille et des services de verres à pieds… Mon paternel avait réussi un record à 34 L /100 km de moyenne sur des petits parcours urbains en plein hiver !!
Pour la petite histoire, elle fut remplacée par une 605 « 24 soupapes » qui connut quelques déboires… Notre ex 505 étant toujours dans le parc des occasions à ce moment là (invendable vue la conso…) elle nous fut « prêtée » pour le temps des réparations et cela ne fit qu’amplifier les regrets de s’en être séparé tant elle marchait beaucoup mieux et semblait bien plus robuste que l’arrogante 605.
Avec le recul on se demande comment Peugeot avait pu oser ces versions haut de gamme qui chatouillaient sérieusement les BMW 3 et 5 (GTI, Turbo et V6 … et même la GTD Turbo qui n’avait rien à envier à la crème des gros gazoles allemands).
Et quel grand écart entre ces versions de prestige et les très jésuistes versions GL !
Elles étaient les autos d’une certaine France discrète et bourgeoise qui achetait une belle auto sans aucune futilité. Les amateurs de cinéma se rappelleront du break (très justement choisi) de la famille Le Quesnoy dans La vie est un long fleuve tranquille.

François-Xavier

Le 08/09/2017 à 11:13

Ah, les 505 familiales…

Elles furent les premières autos achetées neuves par mes parents, pour transporter leurs cinq enfants, la Talbot 1510 SX étant devenue trop petite.

D’abord un break SR, l’une des dernières phase 1, livrée en retard (la « notre » aurait été volée sur le parking de stockage !) et qui s’avéra – étonnamment – peu fiable.

Elle fut reprise par Peugeot après quelques mois, en contrepartie de l’achat d’un break GR, l’une des premières phase 2.

Je garde un souvenir ému des départs en vacances, de nuit, les bagages en remorque et les enfants couchés en rangs d’oignons, le coffre, banquettes rabattues, permettant de nous étendre tous (c’était avant l’obligation de boucler sa ceinture à l’arrière, hein !)

La mode des grands breaks étant passée, elle fut remplacée par une Espace 2000-1 (équipée d’un Radiocom 2000, un vrai saut dans le futur pour le petit garçon que j’étais alors), puis par bon nombre d’autres monospaces… Mais il s’agit d’une autre histoire !

F-X

Eddy123

Le 09/09/2017 à 08:34

Haaaa.. le radiocom… Mon père en avait un dans le Cherokee…. fin 80.. j’était le roi du pétrole dans la cour de récré. …

Francis

Le 08/09/2017 à 17:25

Mes cousins qui étaient quatre avaient pour carosse une 505 Familiale GR avec la direction assistée que n’a jamais cherché à avoir mon père qui – on n’etait que 2 mon frère et moi – avait une 305 GL break blanc crème à la ligne insipide par rapport à la 505 des cousins. Ah, les jalousies bagnolatdes dans les familles…! Cette familiale 505 marron succédait à une Ford Granada break aux sieges en skai bleu super glissants. Autre souvenir de 505: la STI jantes tole d’un ami etudiant qui l’avait récupéré de son pere en 1993. Les premières pub de la 505 ´´le nouveau style deux litres’, sa ligne et son premier tableau de bord avec le pommeau inversé -partagé avec la 604- sont parmi mes premiers ebahissements automobile…

J2M

Le 08/09/2017 à 20:13

Regrets pour le coupé deux portes qui resta à l’état de prototype.

François-Xavier

Le 09/09/2017 à 17:02

Pour autant que je me souvienne, le cabriolet, basé sur un empattement plus long que le coupé, bénéficiait d’une ligne nettement plus réussie. Le coupé, du fait de son empattement court, me faisait un peu penser au coupé Lancia Kappa, quoi que la Peugeot fut nettement moins déséquilibrée.

Franck Isho

Le 11/09/2017 à 08:37

J’ai appris à conduire sur la 505 GTI BVA de mes parents (3 vitesses !). Je me rappelle de la souplesse et des reprises de son moteur, puis de l’immense frustration lorsqu’il m’a fallu conduire des véhicules plus modestes !
Mes parents l’ont gardée très longtemps et l’ont remplacée par une 406 2 litres essence, toujours en BVA, mais qui n’a plus rien à voir.
On en parle encore de cette 505 et de son moteur fabuleux, c’est pour vous dire !

Lelillois

Le 11/09/2017 à 11:34

Ah la Peugeot 505, tout un poème … j’adorerai une SRD Turbo » Marron Chocolat » que mon père posséda en 82-83 si j’ai bonne mémoire avec son TOE/PACK LVE-FC/ Intérieur « cuir » et jantes « TRX

Sylvain

Le 15/09/2017 à 20:17

Mes parents avaient une GR phase 2 de 86, le 2 litres à carbu, 108ch il me semble.
J’adorais les turbo avec leurs jantes alu et surtout le monogramme « turbo injection » intégré dans le becquet. Je me souviens en avoir pousser des « waou » quand j’en croisait une dans la rue….(je me contient maintenant mais le coeur y est :-))
J’aimais moins les 405 et 605 qui sortirent après, la faute à leur malle de coffre plus haute. Je trouvais ça moins beau à l’époque (je me suis habitué depuis)
Pour en revenir au cinéma, Belmondo en conduit une dans « le solitaire » , une turbo en plus.
Ce même Belmondo prends un taxi 505 blanc (très courant à l’époque) dans « Hold-up »

wolfgang

Le 20/09/2017 à 13:27

J’aimais bien, surtout les versions restylées.
Certaines avaient des jantes alu magnifiques.
Le levier de vitesse avait toutefois une forme étrange…

Mais autant acheter une Tagora.

Navigator84

Le 24/09/2017 à 13:41

J’en ai croisé encore une à Pékin en avril dernier.

martinez jean marc

Le 14/05/2018 à 21:44

bonjour a tous et bonjour a tous les amateurs de la 505 voiture extraordinaire,solide ,fiable! j en possède une ! une s.t.d turbo de 1989 elle a bientot 30 ans et 575 000 bornes elle a rien perdue de sa fiabilité ! j en suis fier et je tiens a la conserver encore longtemps . a la base c’ était un taxi. la première propriétaire allait souvent en bretagne avec .je fais encore beaucoup d autoroute avec ,les voitures modernes peuvent s accrocher derrière ! sacré bagnole qui était en avance sur son temps et qui a pas dit son dernier mot! mon père a eu aussi une g.l de 1982 et quand il y avait une grosse caravane a tirer on l appelait .merci de m avoir lu et je suis ravis d avoir parlé de cette auto formidable comme on en fait plus aujourd’hui !

Car fan

Le 10/03/2019 à 13:29

La 505 malgré un design pas top sans pour cela etre moche cette berline est la derniere vraie voiture de peugeot motorisations v6 et gros 4 cylindres turbo essence et surtout propulsion sa en fesait une voiture désirable avec plein d’atouts sportifs de quoi faire hésiter et rivaliser avec une bmw ou une mercedes niveau performances …

Les berlines peugeot 505 , 504 et surtout 504 coupé des super
autos !

Cest la culture de la 2cv cette boite a sardine traction avant qui a détruit la réputation de l’automobile francaise dans le monde une coccinelle flat 4 propulsion a la meme époque a plus de fans aujourdhui dans le monde grace a son coté bonne base sportive qui modifié peut rivaliser avec des ferrari grace a son systeme porsche car l’automobile qui fait rever est puissante et rapide tel un dragster profilé tel batman le super hero dans sa rapide batmobile profile pour la vitesse ou tout terrain 4×4 pour passer partout et pas comme une 2cv

Quand on fait des voitures pour les vendre faut qu’elles plaisent aux clients sinon autant pas faire de voitures.

Les autos francaises actuelles et depuis des decennies sont tellement dégoutantes de l’automobile qu’en france on considère une ford mustang une chevrolet camaro ou les dodge charger et challenger pour des voitures de luxe et on les surtaxes pour les rendre peu accessibles alors que ce sont de simple berlines 2 ou 4 portes a gros moteurs tres puissants et rapides parce que la majorité des clients preferent la puissance et la vitesse plutot que la faiblesse et la lenteur

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