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Citroën TUB (et TUC) : l’utilitaire moderne à la carrière brisée et au nom usurpé par le Type H

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 13 sept. 2022

Autant commencer par le commencement : non le TUB n’est pas un Type H, et vice versa (lire aussi : Citroën Type H). Allez savoir comment l’expression TUB, dédiée à une camionnette à la diffusion confidentielle, s’est retrouvée utilisée pour la génération suivante, son acronyme francisé en Tube ? L’explication tient sans doute au fait que le Type H fut conçu alors que le TUB subissait une guerre qui écourta sa carrière : les concepteur ont du souvent se référer au prédécesseur pour designer le successeur pas encore forcément définitivement nommé. Toujours est-il que le TUB, le vrai, c’est celui de 1939. Pire, il eut un frère TUC (notez le jeu de mot, j’en suis fier ; et non, ce n’était pas un gâteau apéritif non plus) !

Le TUB, ou Traction Utilitaire de Type B (parfois aussi appelé Traction Utilitaire Basse) est un utilitaire révolutionnaire sur bien des points. D’abord, il s’agit d’une « traction », ce qui n’était pas courant du tout à l’époque ni sur les véhicules « civils », ni sur les véhicules « utilitaires ». Ensuite, il dispose d’un planche bas et plat, pratique pour les chargements, d’autant que le moteur de Traction 7C (9CV, 4 cylindres et 35 ch) se retrouve sous la cabine avant dite « avancée ». Encore une révolution, permettant dans un gabarit relativement petit de charger un maximum de choses sans passer au camion, avec une charge utile de 850 kg. Le TUB récupère quelques autres petits trucs sympas de la Traction, comme ses freins hydrauliques, sa boîte de vitesse (7C), son train avant à suspension par barre de torsion et j’en passe.

Pour la carrosserie, fabriquée par Fernand Genève, on va au plus simple sans se douter qu’on tient là la tendance pour les années à venir. Les Chenard & Walker puis Peugeot D3 et D4 d’après guerre s’en inspireront largement (lire aussi : Peugeot D3/D4), ainsi qu’une ribambelle d’utilitaires jusqu’à aujourd’hui. Autre nouveauté, le TUB s’équipe d’une porte coulissante sur le côté, permettant le chargement ET le déchargement de manière simple et efficace (et tout cela, c’est important pour un professionnel). Bref, sans le savoir, les ingénieurs de Citroën lancent une petite bombe…

Une bombe certes, mais dont la production ne commencera qu’en 1939 pour une commercialisation en juin de cette même année. Bon, je ne vous apprends rien mais en septembre 1939 commencera officiellement la Seconde Guerre Mondiale… Certes la drôle de guerre ne paralyse pas totalement le pays, mais les nombreux mobilisés ne permettent pas une production « normale » d’autant que l’effort de guerre se porte alors vers l’industrie aéronautique, les chars, et les véhicules dits « de combat », moins vers un petit utilitaire de ce genre. Citroën n’abandonne pas son bébé pour autant, et en février 1940 propose une version plus puissante, équipée du moteur de la Traction 11 (charge utile 1020 kg).

Bref, malgré la débâcle et l’armistice en juin 1940, Citroën va tenter de poursuivre la production du TUB jusqu’en 1941. En juin 1941, une nouvelle version du TUB équipé du moteur de la 11CV voit le jour. Modifié par rapports aux TUB 7 et 11 pour atteindre une charge utile de 1200 kg, il prend le nom de Traction Utilitaire de Type C, soit TUC. Seuls 50 exemplaires seront fabriqués.

Pour maintenir la production durant ces 3 années, on proposera aussi un dérivé bien utile en temps de guerre : une version ambulance. Pas de quoi cependant lancer enfin la carrière d’un engin révolutionnaire, mais né au mauvais moment au mauvais endroit. Entre 1939 et 1941, seuls 1748 exemplaires du TUB (et du TUC, mais il est anecdotique) seront construits (on soupçonne qu’un peu plus de modèles furent réellement fabriqués, sans certitude).

Autre bizarrerie « révolutionnaire » dans la carrière du TUB : Fenwick, fabricant français de matériel de manutention va transformer une centaine d’exemplaires en véhicules électriques, équipés du moteur des chariots élévateur Fenwick allié à 540 kg de batteries ! Baptisé Cittub, il sera finalement appelé Urbel à la demande de Citroën, obligeant à la modification des catalogues déjà imprimés.

Le TUB (et encore moins le TUC) ne connaîtra pas la carrière qu’il méritait, tandis que chez Citroën, on s’attelait déjà à son successeur qui sortira en 1948, le Type H. C’est aujourd’hui une véritable rareté, comme le prouve la rareté des photos disponibles et de qualité. Disparu de la mémoire collective des français, il n’en est resté que le nom, attribué à tort à son successeur plus emblématique, et surtout beaucoup plus diffusé !

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