Dartz : le côté obscur de l'automobile
par Paul Clément-Collin le 12 novembre 2025

Aujourd’hui, Dartz est loin de l’image de son lointain ancêtre qui construisait même des wagons de grand luxe pour les chemins de fer russes. Aujourd’hui il est difficile de qualifier les véhicules produits par Dartz, tant ils sortent de l’ordinaire. Difficile aussi de les trouver beaux. C’est le mot monstrueux qui pourrait le mieux qualifier ces 4×4 démesurés, blindés, surmotorisés, et surtout de très mauvais goût.


Mais la clientèle de Dartz en redemande, mafieux russes, seigneurs de guerre, nouveaux riches et tout ce que le monde compte de m’as-t-vu richissimes. Dartz, c’est en quelque sorte le summum du bling bling hors de prix, puisque les tarifs débutent à 250 000 $ pour le Prombron, certains modèles pouvant dépasser le million d’euros. Ensuite, tout est permis et les prix peuvent s’envoler pour peu qu’un client désire des métaux précieux, voire même un jacuzzi dans son monstrueux 4×4.

Difficile en tout cas de savoir à quel degré d’humour se situe la marque, elle qui se qualifie sur la page d’accueil de son site comme « fournisseur des tsars, amiraux, généraux et dictateurs depuis 1869 ». Il faut espérer qu’il s’agisse d’un clin d’oeil au film de Sacha Baron Cohen, où le « dictateur » roulait en Dartz Prombron dorée.

Pour parfaire une image russe, et mieux affirmer la filiation avec l’ancienne marque Russo-Baltique (lire aussi : Russo-Baltique), Dartz a récupéré pour son compte le concept Car Russo-Baltique Impression, présenté en 2006. Ce projet de renaissance mené par des investisseurs était tombé dans les oubliettes, mais réapparaît sur le site internet de Dartz (caution historique?).

Paul Clément-Collin
