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Renault 18 : bienvenue dans les années 80

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 2 mars 2017

Malgré ma forte inclination pour les voitures de Sochaux, pour des raisons familiales (on était Peugeot ou Renault de père en fils), j’ai toujours regardé la Renault 18 avec une certaine envie. La faute sans doute à cette R18 dans laquelle je me rendais à Louveciennes pour un week-end chez mon ami Alexis, une TX avec l’option « cuir » qui me faisait vraiment de l’effet (la 305 de mon père, et son intérieur velours, me semblait tout à fait cheap, lire aussi : Peugeot 305). Et puis avouons-le, par rapport à la Peugeot, ou à la Renault 12 qu’elle remplaçait, elle paraissait vraiment moderne.

En haut, la R18 phase 2 break GTL des Ripoux, et en bas, les R18 break phase 1  » pie » équipant la Police Nationale

Et puis, il y eut aussi le film Les Ripoux, dans lequel Philippe Noiret et Thierry Lhermitte conduisaient une 18 phase 2. Aujourd’hui, elle nous semble désuète dans ce film so 80’s, mais à l’époque, ça l’était pas du tout, et j’avais l’impression que si les flics l’avaient, c’était qu’elle était performante (j’apprendrai plus tard que les flics n’avaient pas toujours des gros moteurs, mais à l’époque, j’étais naïf).

Une phase 1 (clignotants jaunes) en berline (dès 1978) en haut, et en break (à partir de 1979, en bas

Et puis il y eut la Turbo (lire aussi : Renault 18 Turbo). A cette époque, du côté de Sochaux, on ne s’était pas encore posé la question d’une berline vitaminée. La R18 Turbo parue en 1980 donnera sans doute des idées à Peugeot, qui lancera en 1983 une 505 Turbo Injection (lire aussi : Peugeot 505 Turbo Injection). Bref, la 18 prenait dans mon cœur une place à part, moi qui, influencé sans doute par les discussions d’adultes, croyait voir en Renault un bastion communiste, sorte de 5ème colonne d’une armée soviétique prête à nous envahir.

La Turbo, en phase 2

La Renault 18 n’est pas révolutionnaire en soi. Elle est largement issue de sa devancière la 12 avec son essieu arrière rigide, mais sa ligne signée Gaston Juchet lui donne une stature et un style bien dans l’air du temps. Avec la 18, on quittait les seventies incarnés par la 12 pour atterrir dans le futur. Et si les années 80 ont autant marqué ma génération, c’est que c’était déjà un peu le futur ! Et lorsque la 18 fut lancée sur le marché, on était qu’en 1978 ! Il suffit de se remémorer la production contemporaine pour juger de son avance stylistique. Je ne dis pas qu’elle était belle, attention, mais qu’elle dénotait vraiment, du moins au départ.

La série spéciale American 2, lancée en 1984 (14 000 ex) faisait suite à l’American de 1983 (5200 ex)

Bien sûr, avec le temps, la concurrence modernisera aussi ses lignes, et ringardisera la 18 concurrencée même en interne par la Renault 9 plus petite. Et le lancement de sa remplaçante en 1986, la Renault 21, la rendra d’un coup obsolète… Et pendant longtemps elle restera une vulgaire occasion has been. Ce n’est que depuis peu que l’on redécouvre son look (par nostalgie?), et ses performances (enfin, surtout la Turbo).

Bon à son lancement, on parlait pas encore vraiment de performance, avec un Cléon-fonte de 1.4 litre et 64 ch en entrée de gamme, et un Cléon-Alu de 1.6 litre et 79 ch. Pas de quoi se prendre pour Fangio. Début 80, c’est un diesel 2 litres de 66 ch qui vient compléter la gamme. Là encore, rien de bien excitant. Heureusement, vint fin 80 la Turbo et ses 110 ch (puis 125 ch à partir de 1983). Enfin, un Turbo diesel 2 litres complétera la gamme en 1984 (88 ch). Elle recevra aussi à partir de 1983 le moteur Douvrin 2 litres essence de 110 ch.

Disponible à son lancement en 4 portes, preuve que Renault ne cherchait pas à choquer sur ce marché conservateur, elle sera lancée en break l’année suivante, en 1979. En 1983, elle inaugurera une tradition Renault (appelée plus tard Quadra sur les 21, Safrane ou Espace) avec une version 4×4 intéressante à collectionner aujourd’hui (lire aussi : Renault 18 4×4). C’est en 1983 aussi qu’elle recevra ce léger restylage qui lui donne encore plus de style (reconnaissable entre autres à ses phares blancs).

Si la nouvelle 21 poussera la 18 à la retraite en France, n’allez pas croire que sa carrière se soit terminée cette année-là. Construite en de nombreux endroits du monde (Argentine, Colombie, Venezuela, Mexique, Espagne, Australie entre autres), elle restera en production en France jusqu’en 1989 pour l’export ou les CKD, et jusqu’en 1995 en Argentine !

En haut une version mexicaine, et en bas, une version américaine

Acheter une Renault 18 aujourd’hui ne vous fera pas rentrer dans le monde des collectionneurs avertis et éclairés (quoi que, la Turbo va commencer à en titiller certains), mais elle pourrait faire une excellente daily, confortable et robuste, vaste dans sa version break, utile dans sa version 4×4 : une façon de se démarquer à bon compte en s’offrant un bon gros retour dans les années 80 pour 3 francs 6 sous… A condition d’en trouver une en bon état. Et pour vraiment se différencier, une version USA où elle fut exportée (avec ses phares « à l’américaine ») pourrait être une bonne solution !


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