Cette Ferrari a fait chuter l'action de la marque, elle est pourtant en rupture de stock
Article
Retour sur le site

Cette Ferrari a fait chuter l'action de la marque, elle est pourtant en rupture de stock

par Camille Delcourt le 15 juillet 2026
On a tous une idée bien arrêtée sur ce qu’est une voiture de sport italienne. Design flamboyant, puissance rugissante, rareté entretenue, avec ce soupçon d’extravagance que l’on attend de Ferrari. Mais que se passerait-il si ce mythe venait à changer radicalement de visage ? Beaucoup imaginaient impossible qu’une berline électrique réécrive les codes si profondément ancrés dans l’imaginaire collectif. Pourtant, la réalité s’est chargée de bousculer les pronostics.

Un lancement chahuté, une légende à réinventer

Lorsque Ferrari a présenté sa Luce, la surprise a été de taille : c’était non seulement la première berline de production régulière de la marque, mais aussi sa première voiture intégralement électrique, fruit du travail supervisé par Jony Ive, l’ex-designer d’Apple. Les attentes, logiquement, étaient à la hauteur de l’audace du projet. Cependant, Internet ne s’est pas montré tendre. Les critiques ont fusé, pointant une esthétique jugée trop sobre, un aspect axé sur la praticité - un mot rarement associé à la firme italienne - et surtout une motorisation électrique qui en déstabilisait plus d’un. Cette vague de mécontentement ne fut pas anodine : la valeur de l’action Ferrari a chuté de plus de 6 % en une seule journée, un signe que la communauté avait du mal à accepter un tel virage stratégique. Peut-on vraiment imaginer Ferrari sans ses moteurs thermiques mythiques ?

À ces critiques se sont ajoutées des rumeurs selon lesquelles l’accès aux modèles Ferrari les plus exclusifs serait conditionné par l’acquisition d’une Luce, une hypothèse relayée jusqu’à Bloomberg, mais catégoriquement démentie par la direction. L’avenir semblait incertain. Mais un pays a totalement déjoué les pronostics.

Les chiffres qui font mentir les sceptiques

Les faits sont pourtant indiscutables. Malgré les controverses générées lors de son lancement, la carrière commerciale de la Ferrari Luce a pris une tournure inattendue sur le marché chinois. CarNewsChina rapporte que les 88 exemplaires destinés à la Chine, proposés à un prix individuel de 3 988 000 yuans (soit environ $550 000), ont tous été vendus sans délai. Cette rupture de stock immédiate contraste fortement avec les réactions enregistrées ailleurs.

Le PDG de Ferrari, Benedetto Vigna, s’en est d’ailleurs félicité, insistant sur le maintien d’un volume de commandes élevé pour la Luce, et ce, malgré la polémique qui l’entourait. Pour lui, la dynamique negative perçue sur les réseaux sociaux ou par le grand public ne reflétait pas la réalité du marché, surtout celui constitué de clients ayant les moyens nécessaires. En somme, la Luce n’a jamais véritablement été pensée pour séduire les puristes traditionalistes, mais bien pour attirer une clientèle nouvelle, ouverte à d’autres formes de luxe et de mobilité.

Un pari sur l’avenir : public différent, vision assumée

Ferrari a confirmé que la Luce a été pensée dès le départ, non pas pour supplanter l’esprit sportif extrême, mais pour élargir la proposition de la marque à un public différent. Ceux qui y voyaient une trahison du patrimoine n’étaient pas le cœur de cible de ce projet : la firme l’a affirmé auprès de sa clientèle, refusant toute stratégie d’achat forcé comme certains l’ont évoqué. Cette transparence sur le positionnement visait justement à rassurer et à écarter toute ambiguïté auprès des acquéreurs potentiels.

Pour la marque, le lancement de la Luce est représentatif d’une volonté de s’adapter à de nouveaux usages et à l’évolution de la demande, notamment sur des marchés où l’innovation électrique séduit une génération croissante de consommateurs fortunés. Cela ne signifie pas que Ferrari renonce à ses racines, mais qu’elle ose mixer héritage et adaptation, suivant l’air du temps tout en conservant une identité forte.

Et maintenant ?

La saga de la Ferrari Luce en Chine montre qu’il est possible de marier tradition et rupture, pourvu que l’audace rencontre les attentes adéquates. Ce que l’on croyait inimaginable - une supercar électrique italienne plébiscitée là où on l’attendait le moins - est devenu une réalité aussi concrète qu’instructive. Pour le lecteur, derrière la surprise de ce succès, se profile une réflexion : notre perception du luxe et de la performance évolue, tout comme le public prêt à les accueillir.

Autos similaires en vente

Ferrari 360 Spider F1
Ferrari 360 Spider F1
Ferrari 360 Spider F1
Ferrari 360 Spider F1
Ferrari 360 Spider F1
Barnes Exclusive
Porsche 911 992.1 Gt3
Porsche 911 992.1 Gt3
Porsche 911 992.1 Gt3
Porsche 911 992.1 Gt3
Porsche 911 992.1 Gt3
Barnes Exclusive
Alpina B5 G30 Grand Coupé
Alpina B5 G30 Grand Coupé
Alpina B5 G30 Grand Coupé
Alpina B5 G30 Grand Coupé
Alpina B5 G30 Grand Coupé
Ferrari 360 Spider F1
Ferrari 360 Spider F1
Ferrari 360 Spider F1
Ferrari 360 Spider F1
Ferrari 360 Spider F1
Barnes Exclusive
Ferrari 456 M Gt Scaglietti Bicolore
Ferrari 456 M Gt Scaglietti Bicolore
Ferrari 456 M Gt Scaglietti Bicolore
Ferrari 456 M Gt Scaglietti Bicolore
Ferrari 456 M Gt Scaglietti Bicolore
Porsche 911 997.2 Targa 4s Soon For Sale
Porsche 911 997.2 Targa 4s Soon For Sale
Porsche 911 997.2 Targa 4s Soon For Sale
Porsche 911 997.2 Targa 4s Soon For Sale
Porsche Cayenne  E2 E-hybrid
Porsche Cayenne  E2 E-hybrid
Porsche Cayenne  E2 E-hybrid
Porsche Cayenne  E2 E-hybrid
Porsche Cayenne  E2 E-hybrid
Barnes Exclusive
Porsche 911 992.1 Gt3 Touring
Porsche 911 992.1 Gt3 Touring
Porsche 911 992.1 Gt3 Touring
Porsche 911 992.1 Gt3 Touring
Porsche 911 992.1 Gt3 Touring

Inscrivez-vous à notre newsletter

Passionné d'automobile ? Recevez nos plus belles annonces et actus chaque semaine.

Carjager vous recommande

Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Mercedes Classe G surélevés : un bras d'honneur pour les bien-pensants

« Les Classe G surélevés épuisent les qualificatifs »
Classe G
Mercedes
V12
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Lexus LC 500 : adieu la vie, adieu l'amour

« Rouler en LC est déjà, en soi, un acte puissamment singulier »
Japonaise
Lexus
Sports Cars
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Mercedes-Benz coupé C123 : le discret prestige du quotidien

« Très agréables compagnons de voyage, les coupés C123 sont des machines sans histoire »
Allemande
Mercedes
Youngtimers
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Ferrari 849 Testarossa : usurpation d'identité

« L’ensemble chargé d’animer la Testarossa de 2025 n’a rien en commun avec les V12 d’antan »
Ferrari
Italienne
V8
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Bugatti Brouillard : l'exclusivité ultime

« La Brouillard reprend le nom du cheval préféré d’Ettore »
Bugatti
Française
Sports Cars
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Maserati Shamal : flamboyante apothéose

« La Shamal était censée couronner la gamme en retrouvant le prestige du V8 »
Italienne
Maserati
V8
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Ford : l'Escort qui valait 800 000 euros

« La bonne nouvelle, c’est que les RS Turbo plus roturières s’avèrent nettement plus accessibles »
Anglaise
Escort
Ford
Nicolas Fourny / 12 nov. 2025

Aston Martin : les aventures de B549 WUU

« L’AM V8 est généreusement pourvue en gadgets et adresse de sympathiques clins d’œil à la DB5 »
Anglaise
Aston Martin
Classic

Vendre avec CarJager ?

Voir toutes nos offres de vente
Acheter une voiture de collection