Guide d'achat Aston Martin d'occasion
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Guide d'achat Aston Martin d'occasion

Par Carjager - 06/04/2026

De l'Aston Martin V8 Vantage aux DB11 en passant par les iconiques DB9 et Vanquish : notre guide complet pour acheter une Aston Martin d’occasion sans mauvaise surprise. Inspection, cotes, fiabilité, points de vigilance par modèle, tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

Vous connaissez ce moment. La clé tourne entre vos doigts. Le V12 s’éveille dans un grondement profond qui remplit l’habitacle. L’odeur du cuir vous entoure. Les Swan Doors se referment avec un bruit sourd et net. À cet instant, vous ne prenez pas simplement le volant. Vous entrez dans une expérience à part.

Mais vous n'êtes pas naïf. Et c'est précisément pour cela que vous êtes ici, à lire ces lignes plutôt qu'à signer un chèque de banque les yeux fermés. Derrière le mythe, derrière James Bond, derrière les courbes dessinées par Henrik Fisker ou Ian Callum, une question vous vrille l'esprit : « Est-ce que cette merveille va me ruiner en entretien avant la fin de l'année ? » L'électronique britannique, les caprices supposés de la boîte Sportshift, les rumeurs de corrosion galvanique… Vous avez lu les forums. Vous avez raison de vous méfier. Acheter une Aston Martin d'occasion à l'aveugle, sans préparation, est un suicide financier.

Sauf que le risque n'existe que pour ceux qui achètent sans méthode. Une Aston Martin n'est pas une diva capricieuse : c'est une mécanique noble dont chaque fragilité est aujourd'hui identifiée, documentée et chiffrable. Les problèmes de carter, de bobines d'allumage, de Sportshift II, tout cela se diagnostique, se budgète et se maîtrise. À condition d'avoir le bon carnet de route entre les mains.

C'est exactement ce que vous tenez. Ce guide va passer au scalpel chaque génération, de l'artisanat pur de Newport Pagnell à la révolution industrielle de Gaydon, jusqu'aux modèles actuels nés à St Athan. Vous y trouverez les cotes réelles du marché, les coûts d'entretien détaillés, les points d'inspection critiques et les pièges que même un carnet tamponné ne révèle pas. Fermez vos autres onglets. Tout ce que vous devez savoir avant de signer se trouve dans les lignes qui suivent.

Pourquoi Aston Martin, et pas une autre ?

Il existe des dizaines de GT de prestige sur le marché de l'occasion. Des Porsche 911 aux lignes inusables, des Maserati GranTurismo au tempérament latin, des Bentley Continental taillées pour avaler l'autoroute. Alors pourquoi votre regard revient-il toujours vers ce logo ailé ? Parce qu'une Aston Martin ne se choisit pas. Elle s'impose.

L'ADN britannique : l'art du « moins, c'est plus »

Là où Ferrari affiche, Aston Martin suggère. C'est le principe même de l'understatement à l'anglaise. Le conducteur d'une DB11 n'a pas besoin qu'on se retourne sur son passage ; il sait ce qu'il conduit, et cela lui suffit. Cette philosophie irrigue chaque décision de design depuis la fondation de la marque par Lionel Martin et Robert Bamford en 1913.

Le résultat ? Une voiture que l'on reconnaît à cinquante mètres sans pouvoir expliquer exactement pourquoi. La calandre en « bouche ouverte », les flancs tendus, les proportions de Grand Tourer avec ce capot interminable et cet habitacle reculé, tout cela forme un langage visuel unique, perfectionné sur plus d'un siècle.

James Bond : le meilleur directeur commercial de l'histoire

Impossible de parler d'Aston Martin sans évoquer l'agent 007. Depuis Goldfinger en 1964, la DB5 est devenue l'automobile la plus célèbre du cinéma mondial. Ce n'est pas un hasard : la production a choisi Aston Martin précisément parce que la marque incarnait une élégance virile sans ostentation, l'exact reflet du personnage de Ian Fleming.

L'histoire ne s'est pas arrêtée là. La DBS a accompagné le renouveau de la saga avec Daniel Craig dans Casino Royale, offrant à la marque une seconde jeunesse commerciale spectaculaire. Même les répliques de l'Aston Martin DB5 de No Time To Die continuent d'alimenter le mythe. Et comment oublier Lord Brett Sinclair dans Amicalement Vôtre, au volant de sa DBS maquillée en V8, preuve que l'héritage de Sean Connery en Aston Martin dépasse largement le cadre d'une seule franchise ? Une marque de survivants

Ce que peu d'acheteurs savent, c'est qu'Aston Martin a frôlé la mort à sept reprises. Sept faillites, sept résurrections. De David Brown (l'homme derrière le préfixe « DB ») à l'ère Ford qui a financé la révolution Gaydon, en passant par le sauvetage in extremis par un consortium mené par Lawrence Stroll en 2020, chaque chapitre a forgé le caractère de la marque.

Cette fragilité industrielle a une conséquence directe pour vous, acheteur : les volumes de production sont restés confidentiels. Aston Martin n'a jamais produit plus de quelques milliers d'unités par an, même dans ses meilleures années. Résultat : la rareté est structurelle, pas artificielle. Et la rareté, sur le marché de la collection, c'est le premier moteur de la valeur.

💡 Le saviez-vous ? La Couronne britannique elle-même roule en Aston Martin. Le Roi Charles III possède une Aston Martin DB6 Volante de 1970, qu'il a fait convertir au bioéthanol à base de vin anglais et de petit-lait. L'élégance jusque dans le réservoir.

Les trois vies d'Aston Martin : Newport Pagnell, Gaydon, St Athan

Pour comprendre ce que vous achetez, il faut comprendre d'où la voiture est sortie. Chez Aston Martin, l'usine d'origine est un marqueur de valeur aussi puissant que le millésime. Newport Pagnell (1955–2007) : c'est le berceau sacré. Chaque voiture y était assemblée à la main, au sens littéral du terme. Les carrosseries en aluminium des DB4, DB5, DB6 étaient formées au maillet. La dernière voiture à en sortir fut la Vanquish S, en 2007. Un exemplaire « Newport Pagnell » porte en lui une valeur artisanale irremplaçable.

Gaydon (2003–aujourd'hui) : l'ère moderne. C'est ici que la plateforme VH (Vertical/Horizontal), née du partenariat avec Ford et de l'héritage technologique Volvo, a donné naissance à la DB9, la V8 Vantage et la DBS. La qualité d'assemblage a fait un bond spectaculaire, tout en conservant une part de travail manuel sur les cuirs et les boiseries. St Athan (2019–aujourd'hui) : l'ancienne base de la Royal Air Force, reconvertie pour produire le DBX. C'est le symbole de la diversification de la marque vers le SUV de luxe, un virage stratégique vital pour la survie financière du constructeur.

Le catalogue Aston Martin d'occasion : modèle par modèle

La V8 Vantage (2005–2017) : la porte d'entrée royale

C'est elle qui a démocratisé Aston Martin. Avant la V8 Vantage, posséder le losange ailé exigeait un budget à six chiffres élevés. Avec elle, la marque a conquis une clientèle nouvelle sans jamais trahir son ADN de Grand Tourer compact.

Ce qu'il faut savoir avant d'acheter :

Le bloc V8 4.3L des premiers millésimes (2005–2008) est un moteur d'origine Jaguar/Ford, robuste mais moins expressif que son successeur. C'est à partir de 2008 et l'arrivée du V8 4.7L que la Vantage prend une tout autre dimension : couple en hausse, réponse à l'accélérateur plus franche, et surtout une sonorité qui ferait pâlir certains V8 italiens.

La question qui fâche : quelle boîte de vitesses ?

  • La boîte mécanique 6 rapports est un pur bonheur. C'est elle qui transforme la Vantage en véritable daily drive pour passionné. Fiable, engageante, sans mauvaise surprise.
  • La Sportshift (boîte robotisée simple embrayage) est le point noir de la gamme. Lente, brutale à basse vitesse, coûteuse en entretien (comptez 3 000 à 5 000 € pour un remplacement d'embrayage). Elle a mal vieilli.
  • La Sportshift II (à partir de 2011 environ) corrige une grande partie des défauts.

La bonne nouvelle ? La robustesse du bloc est prouvée par les faits : certains propriétaires ont emmené leur Vantage bien au-delà de 500 000 kilomètres, attestant de la solidité du groupe motopropulseur quand l'entretien est rigoureux.

Les points d'inspection critiques :

  • Embrayage Sportshift : vibrations au ralenti, patinage en côte, signes d'usure avancée.
  • Sélecteurs d'admission (Intake Manifold) : défaillance connue sur le 4.3L, provoquant des pertes de puissance intermittentes.
  • Roulements de roue arrière : usure prématurée fréquente, contrôlez tout bruit sourd en virage.
  • Tableau de bord : décollement du revêtement cuir sur les millésimes 2005–2009. Esthétique uniquement, mais coûteux à reprendre.

Budget d'accès en 2026 : à partir de 45 000 € pour un 4.3L Sportshift kilométré, jusqu'à 90 000 € et plus pour un V8 Vantage S 4.7L boîte mécanique en bel état.

🔧 L'avis CarJager : Ne vous fiez pas uniquement au faible kilométrage d'une V8 Vantage. Une Aston Martin qui ne roule pas est une voiture dont les joints sèchent et la batterie meurt. Privilégiez un exemplaire de 80 000 km avec un Full Service History plutôt qu'une « garage queen » de 20 000 km sans factures récentes

La DB9 (2004–2016) : la Grande Dame de Gaydon

Si la V8 Vantage est la porte d'entrée, la DB9 est le salon d'honneur. C'est elle qui a sauvé Aston Martin au début des années 2000, grâce au coup de crayon magistral d'Henrik Fisker et à la toute nouvelle plateforme VH en aluminium collé-riveté.

Mécanique : Le V12 5.9L atmosphérique est une merveille de linéarité. Pas de turbo, pas d'artifice : 450 ch dans les premières versions, poussés à 510 ch sur les DB9 GT de fin de carrière. La montée en régime est soyeuse, le couple disponible dès 1 500 tr/min, et la sonorité reste l'une des plus belles jamais produites par un moteur 12 cylindres en V. La boîte Touchtronic II (automatique à convertisseur de couple, 6 rapports) est nettement plus civilisée que la Sportshift. Les versions tardives reçoivent même la Touchtronic III à 8 rapports (base ZF), un vrai progrès en agrément et en consommation.

Les points d'inspection critiques :

  • Bobines d'allumage : le poste de dépense récurrent. Douze cylindres, douze bobines. Comptez environ 1 500 € pour un remplacement complet. Symptôme : ratés d'allumage à froid, voyant moteur intermittent.
  • Fuites de carter d'huile : fréquentes sur les blocs V12, notamment au niveau des joints de cache-culbuteurs. Pas catastrophique si pris tôt, mais le coût de main-d'œuvre est élevé (accès moteur complexe).
  • Volant moteur bimasse : sur les versions Touchtronic, un volant moteur fatigué génère des vibrations caractéristiques au ralenti. Remplacement autour de 3 000 à 4 000 €.
  • Corrosion galvanique : le châssis aluminium de la plateforme VH peut souffrir de corrosion au contact de fixations en acier. Inspectez les soubassements et les points de fixation des sous-cadres.

Budget d'accès en 2026 : à partir de 55 000 € pour les premiers millésimes à kilométrage élevé, jusqu'à 120 000 € pour une DB9 GT de 2015–2016 en configuration soignée.

💡 Le saviez-vous ? Aston Martin a aussi tenté l'aventure de la citadine de luxe avec la Cygnet, une Toyota iQ rebadgée et habillée de cuir pour contourner les normes d'émissions CO2. Un échec commercial retentissant… devenu aujourd'hui un objet de collection recherché par les amateurs d'anomalies industrielles.

La DBS / DBS Superleggera (2007–2012 / 2018–2023) : la brute en smoking

La DBS est la version sans concession de la plateforme Aston. Plus puissante, plus légère, plus radicale. C'est elle que Daniel Craig pilotait dans Casino Royale, et c'est elle qui a redéfini ce qu'un Grand Tourer britannique pouvait offrir en termes de performance pure.

Première génération (2007–2012) : Le même V12 5.9L, mais poussé à 510 ch et associé à un châssis recalibré avec des éléments en fibre de carbone. La boîte est une Touchtronic 6 rapports. C'est une voiture plus exigeante que la DB9 : plus ferme, plus directe, moins tolérante sur mauvaise route. Elle s'adresse à l'acheteur qui veut conduire, pas seulement voyager.

DBS Superleggera (2018–2023) : Changement d'ère radical. Le V12 biturbo 5.2L développe 725 ch et un couple de 900 Nm. La boîte ZF à 8 rapports est irréprochable. Le nom « Superleggera » (ultra-légère en italien) fait référence au partenariat historique avec le carrossier Touring de Milan et à l'usage intensif de fibre de carbone. C'est sans doute la meilleure Super-GT jamais produite par la marque. Mais la puissance exige du sang-froid, les incidents urbains impliquant des GT de cette catégorie rappellent que 725 ch en centre-ville ne pardonnent aucune désinvolture.

Budget d'accès en 2026 : à partir de 95 000 € pour une DBS V12 première génération, et à partir de 220 000 € pour une DBS Superleggera.

La DB11 (2016–2023) : l'Aston Martin de la renaissance

La DB11 marque une rupture. C'est la première Aston Martin à reposer sur une architecture entièrement nouvelle (adieu plateforme VH), la première à proposer un V8 Mercedes-AMG en alternative au V12, et la première à offrir un niveau de finition et de technologie vraiment contemporain.

V12 biturbo 5.2L ou V8 biturbo 4.0L AMG : lequel choisir ? Le dilemme est réel, et il n'y a pas de mauvaise réponse :

  • Le V12 (608 ch, puis 639 ch sur l'AMR) est le choix du puriste. Le couple est océanique, la sonorité impériale. C'est l'Aston Martin dans sa forme la plus noble.
  • Le V8 AMG (510 ch) est, paradoxalement, le choix du pilote. Plus léger de près de 100 kg sur le train avant, il rend la DB11 plus agile, plus joueuse dans les enchaînements de virages. Et la fiabilité du bloc Mercedes-AMG est un argument de poids pour un usage quotidien.

Les points d'inspection critiques :

  • Système d'infodivertissement : les premiers millésimes (2016–2018) souffrent d'un système multimédia lent et parfois erratique, hérité d'un partenariat avec Daimler. Les mises à jour logicielles ont amélioré la situation, mais ne l'ont pas totalement résolue.
  • Finitions intérieures : vérifiez les assemblages de cuir autour de la console centrale et des aérateurs. Quelques cas de décollements signalés sur les premières séries. Consommation de liquide de refroidissement (V12) : à surveiller sur les premiers millésimes. Un complément régulier peut indiquer un joint de culasse fatigué.
  • Budget d'accès en 2026 : à partir de 110 000 € pour une V8 de 2018, jusqu'à 200 000 € et au-delà pour une DB11 AMR V12.

🔧 L'avis CarJager : La DB11 V8 est probablement le meilleur rapport plaisir/tranquillité d'esprit de toute la gamme Aston Martin actuelle. Le bloc Mercedes-AMG bénéficie d'un réseau de maintenance bien plus étendu que le V12 maison, et les pièces sont significativement moins onéreuses. Pour un usage daily drive, c'est notre recommandation.

La Vanquish (2001–2007 / 2012–2018) : le vaisseau amiral

La Vanquish porte le nom le plus évocateur de la gamme. C'est le sommet de la hiérarchie, la vitrine technologique, la voiture que les ingénieurs d'Aston Martin construisent quand on leur dit « faites-vous plaisir ».

Première génération, Newport Pagnell (2001–2007) : La dernière Aston Martin entièrement assemblée à Newport Pagnell. Carrosserie en aluminium et fibre de carbone, V12 5.9L de 460 ch (puis 520 ch sur la Vanquish S). La boîte est une robotisée « ASM » (Automated Sequential Manual) à simple embrayage, ancêtre de la Sportshift, avec les mêmes réserves sur le confort d'utilisation.

C'est une voiture de collection en devenir. Les exemplaires bien entretenus, surtout en version S, ont entamé une courbe de valorisation ascendante. Mais attention : l'entretien de cette génération est le plus exigeant de toute la gamme moderne.

Seconde génération, Gaydon (2012–2018) : Architecture VH poussée à son paroxysme : carrosserie tout carbone, V12 5.9L atmosphérique de 573 ch (puis 595 ch en version S). La boîte Touchtronic III (ZF 8 rapports) transforme l'expérience de conduite. C'est une GT d'une fluidité remarquable, avec un V12 dont la longévité n'est plus à prouver.

Budget d'accès en 2026 : à partir de 70 000 € pour une Vanquish Mk1 de 2002, à partir de 120 000 € pour une seconde génération.

Le DBX (2020–aujourd'hui) : le SUV qui a sauvé la marque

Certains puristes ont grincé des dents. Un SUV chez Aston Martin ? Pourtant, le succès vital de l'Aston Martin DBX est une réalité comptable : c'est lui qui maintient les lignes de production à flot et finance le développement des futures sportives. Mécanique : Le V8 biturbo 4.0L Mercedes-AMG de 550 ch (puis 707 ch sur le monstrueux DBX707) propulse les deux tonnes de l'engin avec une autorité déconcertante. La boîte ZF 9 rapports et la transmission intégrale en font un daily drive familial redoutablement efficace.

Les points d'inspection critiques :

  • Freins : le poids élevé sollicite énormément les disques et plaquettes, surtout en usage mixte ville/montagne. Vérifiez l'épaisseur résiduelle.
  • Suspension pneumatique : confort royal quand tout fonctionne, facture salée en cas de défaillance.
  • Consommation : soyez lucide. En conduite réelle, le DBX oscille entre 15 et 20 L/100 km. Ce n'est pas une surprise, mais c'est un poste budgétaire à intégrer. Budget d'accès en 2026 : à partir de 120 000 € pour un DBX V8 de 2021, à partir de **200 000 €**pour un DBX707.

La Rapide (2010–2018) : le coupé à quatre vraies portes

La philosophie de la Rapide est simple : offrir l'élégance et le V12 d'une DB9, avec quatre vraies places et quatre vraies portes. Ce n'est pas une berline au sens allemand du terme, c'est un coupé étiré, avec un pavillon plongeant et un coffre qui exige quelques compromis.

Ce qu'il faut savoir : La mécanique est partagée avec la DB9, même V12 5.9L, mêmes boîtes Touchtronic. La Rapide S (à partir de 2013) pousse la puissance à 558 ch et peaufine les finitions. Les points d'inspection sont donc identiques à ceux de la DB9. L'intérêt de la Rapide en occasion ? La décote. C'est sans doute l'Aston Martin la plus sous-cotée du marché, précisément parce qu'elle ne correspond pas au format coupé classique. Pour l'acheteur pragmatique qui veut un V12 atmosphérique, quatre places, et le blason Aston Martin pour le budget d'une V8 Vantage S, c'est une affaire à étudier très sérieusement.

Budget d'accès en 2026 : à partir de 50 000 € pour une Rapide première série, à partir de 75 000 € pour une Rapide S.

💡 Le saviez-vous ? Les amateurs de carrosseries atypiques vénèrent les Shooting Brakes Aston Martin, ces breaks de chasse exclusifs produits en quantités infinitésimales. La DB5 Shooting Brake de Harold Radford reste un graal absolu pour les collectionneurs, avec des cotes qui défient l'entendement.

Le budget d'entretien réel : ce que personne ne vous dit clairement

Les chiffres ci-dessous sont des fourchettes constatées chez des spécialistes indépendants reconnus (hors réseau officiel Aston Martin, où les tarifs sont sensiblement plus élevés).

InterventionFréquenceFourchette de prix estimée
Petite révision (huile, filtres, diagnostic)Tous les ans ou 16 000 km600 à 1 200 €
Grande révision (inspection complète)Tous les 3 ans ou 48 000 km2 000 à 3 500 €
Remplacement des bobines d'allumage (V12)Généralement entre 60 000 et 100 000 km1 200 à 1 800 €
Remplacement embrayage Sportshift / Sportshift IIEntre 40 000 et 80 000 km selon conduite3 000 à 5 500 €
Remplacement embrayage boîte mécaniqueEntre 80 000 et 120 000 km2 000 à 3 000 €
Freins avant complets (disques + plaquettes)Entre 30 000 et 50 000 km1 500 à 2 500 €
Freins arrière complets (disques + plaquettes)Entre 40 000 et 60 000 km1 200 à 2 000 €
Volant moteur bimasse (DB9 / Touchtronic)Généralement après 80 000 km3 000 à 4 500 €
Suspension pneumatique, un coin (DBX)Selon défaillance2 000 à 3 500 €
Joints de carter V12 (cache-culbuteurs)Selon apparition de fuites1 500 à 2 500 € (main-d'œuvre incluse)
Tous les 3 à 4 ans300 à 500 €
Environ 20 000 à 30 000 km1 200 à 2 000 €

La règle d'or du budget :

provisionnez entre 3 000 et 5 000 € par an pour un usage normal (10 000 à 15 000 km/an) d'une Aston Martin à moteur V8. Pour un V12, montez cette provision à 5 000, 8 000 €. Ces montants couvrent l'entretien courant et constituent une réserve pour les imprévus mécaniques mineurs. Ils n'incluent pas un remplacement d'embrayage ou de volant moteur, qui sont des dépenses ponctuelles à anticiper selon le kilométrage.

🔧 L'avis CarJager :

Le piège classique de l'acheteur novice, c'est de craquer pour une Aston Martin à 50 000 € en oubliant que la première année d'entretien de remise à niveau peut en coûter 10 000 à 15 000 si l'ancien propriétaire a négligé les révisions. C'est précisément pour éviter ces écueils mécaniques et financiers que CarJager inspecte physiquement chaque Aston Martin avant de vous la proposer. Un carnet tamponné ne raconte pas tout ; un mécanicien spécialisé sous la voiture, si.

La check-list d'inspection avant achat

Vous avez trouvé le modèle qui vous fait vibrer. L'annonce est séduisante, les photos flatteuses, le kilométrage raisonnable. Reste l'étape la plus critique : l'inspection physique. Voici ce qu'un œil averti doit traquer, zone par zone.

Zone à inspecterCe qu'il faut chercherGravité
CarrosserieCloques de peinture près des poignées de portes et autour des charnières de Swan doors++
SoubassementsTraces de corrosion galvanique aux points de fixation aluminium/acier++++
Moteur V12Traces d'huile sur les caches-culbuteurs et sous le moteur (fuites de carter)++
Moteur V8 4.3LFonctionnement erratique au ralenti (sélecteurs d'admission défaillants)++
Boîte SportshiftVibrations anormales au ralenti++++
Boîte TouchtronicPassages de rapports hésitants, bruits de claquement (volant moteur bimasse)++
FreinsÉpaisseur résiduelle des disques, voilage (vibrations au freinage à haute vitesse)+
SuspensionBruits de rotule ou de silent-bloc en roulant sur chaussée dégradée+
Suspension pneumatique (DBX)Affaissement d'un coin après stationnement prolongé (coussin percé)++
Habitacle, cuirsDécollement du revêtement de planche de bord (V8 Vantage 2005–2009)+
Habitacle, électroniqueÉcran d'infodivertissement gelé ou lent, dysfonctionnement des commandes tactiles (DB11 premières séries)+
Roulements de roueBruit sourd et continu en virage, s'amplifiant avec la vitesse (V8 Vantage, train arrière)++
ÉchappementCorrosion des silencieux et des pattes de fixation (toute la gamme, surtout si véhicule peu roulant)+
Carnet d'entretienTrous dans l'historique, factures manquantes, absence de Full Service History++++

🔧 L'avis CarJager :

Cette check-list est votre filet de sécurité, mais elle ne remplace pas un passage sur pont élévateur avec un spécialiste. Les problèmes les plus coûteux, corrosion galvanique avancée, embrayage Sportshift en fin de vie, joint de culasse suintant, ne se détectent pas sur un parking ensoleillé. Si vous ne pouvez pas faire inspecter la voiture par un professionnel indépendant avant de signer, ne signez pas. Ou confiez la recherche à une équipe qui le fera pour vous.

Les classics Aston Martin : quand le plaisir devient un investissement

Le marché de la collection automobile obéit à ses propres lois. Et chez Aston Martin, ces lois sont particulièrement favorables à l'acheteur patient. La rareté structurelle de la production, combinée à l'aura culturelle de la marque, crée un terreau fertile pour la valorisation à long terme. Mais attention : « collection » ne signifie pas « placement garanti ». Un classic Aston Martin qui prend de la valeur est un exemplaire dont l'authenticité, l'historique et l'état sont irréprochables. Les autres stagnent ou reculent.

La lignée DB historique : le Graal des enchères C'est ici que se trouvent les cotes les plus vertigineuses et les plus stables du marché Aston Martin.

La DB4 (1958–1963) marque le début de la légende « DB ». Dessinée par Touring de Milan selon le procédé Superleggera (tubes d'acier habillés de panneaux d'aluminium), elle a posé les bases esthétiques que la marque décline encore aujourd'hui. Les exemplaires en état concours se négocient entre 400 000 et 700 000 € selon la série et la provenance.

Au sommet de la pyramide trône la DB4 GT Zagato. Dix-neuf exemplaires produits. Un palmarès en compétition. Une silhouette signée par le carrossier Zagato qui reste l'une des plus pures de l'histoire automobile. Les dernières transactions publiques dépassent les 10 millions d'euros. Ce n'est plus une voiture, c'est une œuvre d'art cotée.

La DB5 (1963–1965) bénéficie évidemment de l'effet James Bond, mais aussi de qualités intrinsèques remarquables : le 6 cylindres en ligne 4.0L à triple carburateur, la boîte ZF 5 rapports, et un niveau de finition artisanale qui justifie à lui seul le titre de « matching numbers ». Comptez entre 600 000 et 900 000 € pour un exemplaire authentique et documenté, bien davantage pour une version Convertible. Les amateurs d'exclusivité absolue lorgnent les DB5 Shooting Brake carrossées par Harold Radford, une poignée d'unités dont les cotes atteignent des sommets irrationnels.

La DB6 (1965–1971) reste la plus sous-estimée de la lignée. Plus logeable, plus aboutie techniquement (direction assistée de série, Superleggera optimisée), elle offre un rapport qualité-prix intéressant pour le collectionneur qui veut rouler régulièrement. Fourchette actuelle : 250 000 à 500 000 €, avec un potentiel de revalorisation réel par rapport à la DB5.

Les années 70–80 : les mal-aimées devenues bankables Pendant longtemps, les Aston Martin des années David William Brown tardives et de l'ère post-Brown ont été boudées par les collectionneurs. Trop « seventies », trop éloignées de l'élégance des DB4/5/6. C'est en train de changer.

La DBS 6 cylindres (1967–1972) est la voiture de transition. Dessinée par William Towns, elle abandonne les courbes italiennes pour un trait plus anguleux, plus musculeux. C'est elle que l'on voit dans Amicalement Vôtre, et c'est elle qui amorce l'ère du V8 à Newport Pagnell. Les prix ont doublé en dix ans et tournent aujourd'hui autour de 200 000 à 350 000 €.

L'AM V8 (1972–1989) est la grande baroudeuse de la marque. Produite pendant dix-sept ans sous diverses appellations (V8 Saloon, V8 Volante, V8 Vantage), elle a traversé les crises pétrolières, les faillites et les changements de propriétaire sans jamais cesser de sortir de Newport Pagnell. Le V8 5.3L développé par Tadek Marek est un bloc d'une robustesse légendaire. La version Vantage, surnommée « la Supercar britannique » dans les années 80, est la plus recherchée, avec des cotes qui atteignent désormais 300 000 à 500 000 € pour les exemplaires à hautes spécifications.

L'hypercar contemporaine : la Valkyrie et les limites du raisonnable

À l'extrémité du spectre, Aston Martin produit désormais des machines qui tutoient la Formule 1. La Valkyrie, fruit du partenariat avec Red Bull Advanced Technologies et Adrian Newey, embarque un V12 atmosphérique 6.5L Cosworth couplé à un système hybride pour un total de 1 160 ch. Le châssis est un monocoque carbone. L'aérodynamique génère un appui au sol comparable à celui d'un prototype LMP1.

C'est un objet d'exception facturé autour de 3 millions d'euros. Mais l'exception a ses revers : un propriétaire a porté plainte après seulement 441 km, rappelant que ces hypercars sont des voitures de course à peine civilisées, pas des Grand Tourers. Pour le collectionneur, la Valkyrie est un pari sur l'avenir. Pour l'acheteur qui veut rouler, mieux vaut regarder ailleurs dans la gamme.

Les règles d'or de l'investissement collection Aston Martin

  • Quelques principes éprouvés pour orienter un achat à vocation patrimoniale :
  • Privilégiez les exemplaires matching numbers : moteur, boîte et châssis d'origine. Toute substitution d'un organe majeur ampute la valeur de 30 à 50 %.
  • Exigez un Full Service History documenté, idéalement avec des factures de spécialistes reconnus (Aston Martin Works à Newport Pagnell, RS Williams, Desmond Smail).
  • Les couleurs d'usine d'époque prennent de la valeur. Les teintes extravagantes ou les re-peintures en teinte non catalogue la font baisser.
  • Le marché du volant à gauche (LHD) est structurellement plus large que celui du volant à droite (RHD), surtout pour la revente en Europe continentale et au Moyen-Orient. Mais un RHD d'origine en parfait état trouvera toujours preneur chez les puristes britanniques.
  • Les versions à carrosserie ouverte (Volante, Convertible) se négocient en moyenne 20 à 30 % au-dessus de leurs équivalents coupé, à condition que la capote et son mécanisme soient en parfait état de fonctionnement.

🔧 L'avis CarJager : Sur le segment des classics Aston Martin, l'inspection avant achat n'est plus un luxe, c'est une assurance. Les volumes de production confidentiels signifient que chaque exemplaire a son propre parcours, ses propres interventions, ses propres cicatrices. Un numéro de châssis peut raconter une histoire très différente de ce que le vendeur présente. CarJager s'appuie sur un réseau de spécialistes certifiés capables de vérifier l'authenticité d'un exemplaire jusque dans le détail des numéros de fonderie.

Acheter une Aston Martin en Angleterre : le guide de l'importation

Le Royaume-Uni est le berceau d'Aston Martin, et logiquement, c'est là que se concentre le stock le plus abondant d'exemplaires d'occasion. Les prix y sont souvent inférieurs de 10 à 20 % par rapport au marché continental, surtout depuis le Brexit et la dépréciation récurrente de la livre sterling. C'est tentant. Mais importer une Aston Martin depuis l'Angleterre ne s'improvise pas.

RHD ou LHD : le premier arbitrage

RHD (Right-Hand Drive, volant à droite) : c'est la configuration native de la quasi-totalité des Aston Martin produites pour le marché britannique. Le stock est vaste, les prix attractifs. Mais la revente en France sera plus difficile, le marché continental préfère très largement le volant à gauche.

LHD (Left-Hand Drive, volant à gauche) : ces exemplaires existent sur le marché anglais, mais ils sont plus rares et plus chers. Ce sont généralement des voitures initialement livrées en Europe ou au Moyen-Orient, revenues en Angleterre par le jeu des reventes successives. Quand vous en trouvez une en bon état et bien spécifiée, c'est souvent la meilleure affaire du marché.

La question de la conduite au quotidien : conduire une RHD en France n'est pas un calvaire, mais c'est une contrainte réelle. Les dépassements sur nationale exigent plus de vigilance, les péages deviennent un exercice de contorsion, et les parkings souterrains à ticket vous obligeront à ouvrir la portière passager ou à traverser l'habitacle. Pour un daily drive, le LHD est fortement recommandé. Pour une voiture de collection qui sort quelques week-ends par an, le RHD est tout à fait vivable, et souvent nettement moins cher.

Les étapes administratives de l'importation

Voici le parcours complet, étape par étape, pour importer une Aston Martin depuis le Royaume-Uni vers la France :

  • Certificat de conformité européen (COC) : depuis le Brexit, les véhicules importés du Royaume-Uni nécessitent une homologation. Pour les modèles récents, Aston Martin peut fournir un COC. Pour les modèles anciens, il faudra passer par une Réception à Titre Isolé (RTI) auprès de la DREAL.
  • Le quitus fiscal : obligatoire pour toute importation. Il s'obtient auprès du service des impôts de votre lieu de résidence et atteste que la TVA a bien été acquittée. Depuis le Brexit, la TVA à 20 % est due sur le prix d'achat pour les véhicules importés du Royaume-Uni (sauf si la TVA a déjà été payée dans un État membre de l'UE lors d'un précédent transit).
  • Les droits de douane : 6,5 % sur la valeur du véhicule. C'est le surcoût post-Brexit qui n'existait pas avant 2021. Il s'ajoute à la TVA.
  • Le contrôle technique français : à passer dans les 6 mois suivant l'importation. Attention aux normes de pollution : certains modèles anciens nécessitent des ajustements (catalyseurs, réglages moteur) pour obtenir le précieux sésame.
  • La carte grise française : une fois le quitus fiscal, le contrôle technique et le certificat de conformité réunis, vous pouvez demander l'immatriculation via l'ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) ou un prestataire habilité.

Le calcul réel du coût d'importation

Prenons un exemple concret pour illustrer le vrai coût d'une importation post-Brexit. Vous repérez une DB9 Touchtronic de 2012, LHD, Full Service History, affichée à £55 000 chez un dealer anglais.

  • Prix d'achat : 55 000 £, soit environ 64 000 € (au taux de change moyen)
  • Droits de douane (6,5 %) : 4 160 €
  • TVA française (20 % sur prix + douane) : 13 632 €
  • Transport Angleterre–France (camion plateau) : 800 à 1 500 €
  • Frais administratifs (quitus, RTI, carte grise) : 500 à 1 000 €
  • Total estimé : environ 83 000 à 84 000 €

Comparez ce montant à une DB9 équivalente sur le marché français, qui se négocie entre 75 000 et 95 000 €. L'économie n'est pas toujours au rendez-vous une fois les frais d'importation intégrés. Elle ne devient réellement significative que sur les modèles à forte cote (au-delà de 150 000 €), où l'écart de prix brut entre les marchés anglais et français compense largement les taxes.

Les pièges à éviter

  • L'historique incomplet : un véhicule anglais avec un historique fragmentaire est encore plus risqué qu'un véhicule français dans la même situation. Vérifier les factures d'un garage de Birmingham depuis Paris relève du parcours du combattant.
  • Les spécifications non européennes : certains exemplaires RHD destinés au marché domestique anglais peuvent avoir des compteurs en miles, des phares non conformes à la réglementation européenne, ou des feux antibrouillard positionnés différemment. Tout cela se corrige, mais à un coût supplémentaire.
  • Le « Cat S » et « Cat N » : ce sont les catégories de véhicules accidentés au Royaume-Uni. Un Cat S (Structural) signifie des dommages structurels réparés ; un Cat N (Non-structural) des dommages cosmétiques. Un véhicule classé dans l'une de ces catégories a une valeur amputée de 30 à 50 %, et cette information n'apparaît pas toujours spontanément dans les annonces. Vérifiez systématiquement l'historique via un service de type HPI Check ou AutoTrader History.
  • Le taux de change : la livre fluctue. Un achat négocié à £55 000 un lundi peut vous coûter 2 000 € de plus le vendredi si la parité évolue défavorablement. Certains services de transfert comme Wise ou OFX permettent de verrouiller un taux, c'est une précaution à ne pas négliger sur un achat de cette ampleur.

🔧 L'avis CarJager : L'importation depuis l'Angleterre peut être une excellente opération, à condition de maîtriser le processus de bout en bout. C'est précisément l'un des services que CarJager propose : le sourcing « off-market » au Royaume-Uni, l'inspection sur place par un spécialiste du réseau, la gestion du transport, des douanes, du quitus fiscal et de l'immatriculation. Vous recevez votre Aston Martin clé en main, immatriculée en France, sans avoir eu à jongler entre un dealer anglais, un transitaire et les services des impôts.

Votre Aston Martin vous attend quelque part

Vous êtes arrivé au bout de ce guide. Vous connaissez désormais les forces et les faiblesses de chaque génération, les budgets d'entretien réels, les pièges mécaniques à traquer et les subtilités d'une importation depuis le Royaume-Uni. Vous en savez plus que la majorité des vendeurs que vous croiserez sur le marché.

Et c'est précisément là que commence le vrai défi.

Le paradoxe de l'acheteur informé

Vous savez maintenant ce qu'il faut chercher. Mais le savoir ne suffit pas. Il faut aussi le temps de chercher, parcourir des dizaines d'annonces, filtrer les exemplaires douteux, organiser les déplacements pour voir les voitures en personne, négocier avec des vendeurs qui connaissent leurs arguments. Il faut surtout les yeux d'un mécanicien spécialisé sous la voiture, sur un pont, avec les bons outils de diagnostic. Un Full Service History impeccable sur le papier ne révèle pas une corrosion galvanique naissante sur le sous-cadre. Un carnet tamponné chez le concessionnaire officiel ne dit rien de l'état réel d'un embrayage Sportshift à 55 000 km. Et une peinture brillante ne raconte pas l'histoire d'un choc mal réparé sur une aile en aluminium.

Ce que CarJager fait pour vous

CarJager n'est pas un vendeur de voitures. CarJager est votre mandataire, celui qui travaille pour vous, pas pour écouler un stock. Concrètement, cela signifie :

  • Le sourcing ciblé : votre cahier des charges (modèle, motorisation, boîte, couleur, budget, kilométrage) dicte la recherche. Pas l'inventaire. CarJager accède aux réseaux « off-market », ces exemplaires qui changent de main entre connaisseurs, sans jamais apparaître sur LaCentrale ou LeBonCoin.
  • L'inspection physique : chaque véhicule identifié est examiné par un spécialiste du réseau CarJager, sur pont, avec diagnostic électronique, contrôle des épaisseurs de peinture et vérification de l'authenticité des organes mécaniques. Le rapport d'inspection vous est remis sans filtre.
  • La gestion administrative complète : quitus fiscal, contrôle technique, immatriculation, et dans le cas d'une importation depuis l'Angleterre, la gestion des droits de douane, du transport et du certificat de conformité. Vous ne touchez à rien.
  • La sécurisation financière : les fonds transitent par un système sécurisé. Vous ne signez un chèque de banque qu'une fois la voiture inspectée, validée et livrée conformément au cahier des charges.

Le mot de la fin

Une Aston Martin n'est pas un achat impulsif. C'est un acte réfléchi, mûri, qui mêle passion et raison dans des proportions que chaque acheteur dose à sa manière. Ce guide vous a donné la raison, les chiffres, les points de vigilance, les repères de marché. La passion, elle, était déjà là bien avant que vous n'ouvriez cette page. Il ne reste qu'une question : quel modèle allez-vous choisir ?

🔧 L'avis CarJager : Vous avez un modèle en tête, un budget défini, ou simplement l'envie d'en parler avec quelqu'un qui connaît ces voitures de l'intérieur ? Contactez l'équipe CarJager. La première consultation est sans engagement. Parce que trouver la bonne Aston Martin, c'est un métier, et c'est le nôtre.

F.A.Q. Vos questions sur Aston martin

Est-ce qu'une Aston Martin est fiable au quotidien ?

La réponse courte : oui, à condition de respecter scrupuleusement le plan d'entretien. La réponse honnête : c'est une mécanique noble qui exige une rigueur d'entretien absolue. Vous ne pouvez pas traiter une DB9 comme une Toyota Corolla, ignorer une petite fuite pendant six mois, c'est transformer un joint à 200 € en une intervention moteur à 4 000 €.

Les modèles équipés du V8 Mercedes-AMG (DB11 V8, DBX, Vantage post-2018) bénéficient d'un avantage concret : le réseau de maintenance est plus dense, les pièces plus accessibles, et le retour d'expérience sur ces blocs est massif grâce au volume de production Mercedes. Ce sont objectivement les Aston Martin les plus simples à vivre au quotidien.

Les modèles à V12 maison restent parfaitement fiables, mais leur entretien coûte plus cher et nécessite des spécialistes. C'est le prix de l'exclusivité mécanique.

Quelle est la différence entre le V8 4.3 et le V8 4.7 sur la Vantage ?

C'est l'une des questions les plus posées sur les forums, et à juste titre, le choix du bloc change fondamentalement l'expérience. Le V8 4.3L (2005–2008) développe 380 ch et 410 Nm de couple. C'est un moteur d'origine Jaguar AJ-V8, honnête et endurant, avec une belle sonorité. Les sélecteurs d'admission (Intake Manifold) sont son point faible connu, leur défaillance provoque des pertes de puissance intermittentes et un ralenti instable.

Le V8 4.7L (2008–2017) est une évolution majeure : 426 ch, 470 Nm, et surtout une courbe de couple nettement plus généreuse à mi-régime. La sonorité est plus rauque, plus expressive. Les problèmes de sélecteurs d'admission disparaissent. C'est le bloc à privilégier si votre budget le permet, l'écart de prix entre un 4.3 et un 4.7 sur le marché de l'occasion (environ 10 000 à 15 000 €) se justifie pleinement par le gain en agrément et en fiabilité.

Faut-il fuir la boîte Sportshift ?

Fuir, non. Mais acheter en connaissance de cause, oui. La Sportshift (boîte robotisée à simple embrayage) a été montée sur les V8 Vantage de 2005 à 2011 environ. Son principal défaut : un temps de réponse lent et des à-coups marqués en conduite urbaine, surtout à basse vitesse. Le confort en manœuvre est médiocre. Et l'embrayage s'use plus vite qu'une boîte mécanique, un remplacement entre 3 000 et 5 500 € est à prévoir selon le kilométrage et le style de conduite.

La Sportshift II (2011–2017) améliore la calibration et la rapidité des passages, mais le principe du simple embrayage reste le même. C'est mieux, mais pas au niveau d'un double embrayage moderne.

Le conseil pragmatique : si vous trouvez une Sportshift à décote massive (et les décotes sont réelles, parfois 15 000 à 20 000 € de moins qu'une mécanique équivalente), provisionnez immédiatement le budget embrayage dans votre calcul total. Si le total reste attractif, l'affaire peut se défendre. Sinon, orientez-vous vers la boîte mécanique 6 rapports, qui reste la configuration la plus recherchée et la mieux cotée à la revente.

Combien coûte l'assurance d'une Aston Martin ?

Le montant varie considérablement selon votre profil, votre lieu de résidence et le modèle assuré. Voici des ordres de grandeur pour un conducteur expérimenté (bonus 50 %, pas de sinistre récent, résidence en Île-de-France) :

  • V8 Vantage : entre 1 500 et 2 500 €/an en tous risques
  • DB9 / DB11 : entre 2 000 et 3 500 €/an
  • DBS Superleggera : entre 3 500 et 5 500 €/an
  • DBX : entre 2 500 et 4 000 €/an
  • Classics (DB4, DB5, DB6) : assurance collection spécifique, souvent entre 1 000 et 2 000 €/an avec kilométrage limité et garage fermé obligatoire Les assureurs spécialisés en véhicules de prestige (Hiscox, L'Équité, AXA Art & Lifestyle) proposent des contrats mieux adaptés que les généralistes, notamment pour la valeur agréée, un point essentiel pour éviter une sous-indemnisation en cas de sinistre total.

L'assurance CarJager : Pour assurer votre auto dans les meilleures conditions, CarJager s'est associé à Sabba Assurance, expert en assurance automobile premium. Nos équipes font appel à eux pour chacun de nos clients. Découvrir Sabba Assurance

Vaut-il mieux acheter chez un concessionnaire officiel ou un spécialiste indépendant ?

Les deux options ont leurs mérites.

Le concessionnaire officiel Aston Martin offre la garantie constructeur sur les véhicules récents, un programme « Timeless » (occasion certifiée) avec extension de garantie, et l'assurance d'un véhicule passé par les outils de diagnostic propriétaires de la marque. En contrepartie, les prix sont plus élevés, comptez une prime de 10 à 15 % par rapport au marché indépendant.

Le spécialiste indépendant reconnu (type McGurk Performance Cars au Royaume-Uni, ou les rares spécialistes français) propose souvent un meilleur rapport qualité/prix, une connaissance pointue des modèles, et parfois un stock plus original en termes de spécifications. Le risque : tous les indépendants ne se valent pas. Vérifiez leur réputation sur les forums spécialisés (Pistonheads, 6SpeedOnline, AstonMartin.com Forums) avant de vous engager.

🔧 L'avis CarJager : La troisième voie, c'est le courtage spécialisé. Chez CarJager, votre cahier des charges (modèle, motorisation, boîte, couleur, budget) dicte la recherche, pas l'inventaire disponible. Chaque véhicule identifié est inspecté physiquement avant de vous être présenté, qu'il provienne d'un particulier, d'un concessionnaire officiel ou d'un spécialiste en Angleterre.

Peut-on négocier le prix d'une Aston Martin d'occasion ?

Oui, et c'est même attendu dans la plupart des cas. Quelques leviers de négociation concrets :

  • L'entretien en retard : une grande révision imminente (bougies, courroies accessoires, liquides) représente 2 000 à 3 500 €. C'est un argument factuel pour demander une remise équivalente.
  • Les pneumatiques : un train de pneus en fin de vie sur une Aston Martin, c'est 1 200 à 2 000 € à débourser dans les semaines suivant l'achat. Pointez l'usure, chiffrez le remplacement.
  • L'embrayage Sportshift : si le kilométrage approche la zone critique (40 000 à 60 000 km selon l'usage), le remplacement est statistiquement proche. C'est un levier puissant.
  • Les défauts cosmétiques : éclats de peinture, usure des cuirs, rayures sur les jantes, tout se chiffre et se négocie. Demandez des devis à un carrossier spécialisé pour appuyer votre offre.

La marge de négociation typique sur une Aston Martin d'occasion se situe entre 5 et 10 % du prix affiché, davantage si le véhicule est en vente depuis longtemps ou si le vendeur est pressé.

Quelle Aston Martin pour un usage quotidien ?

Si l'objectif est de rouler tous les jours, trajets domicile-travail, week-ends, autoroute, voici le podium CarJager, par ordre de recommandation :

  • DB11 V8 : le meilleur compromis de la gamme. Confortable, technologiquement aboutie, fiable grâce au bloc Mercedes-AMG, et suffisamment spacieuse pour deux adultes avec bagages.
  • V8 Vantage 4.7L boîte mécanique : pour ceux qui veulent une expérience de conduite plus impliquante et un format plus compact. L'entretien est maîtrisé, la fiabilité éprouvée.
  • DBX : si vous avez besoin de polyvalence familiale. Quatre vraies places, un coffre généreux, la transmission intégrale pour les mauvais jours. L'Aston Martin la plus rationnelle jamais produite, ce qui est, selon le point de vue, un compliment ou un reproche.

Aston Martin ou Porsche 911 : pourquoi choisir le logo ailé ?

C'est le duel qui revient systématiquement. La 911 est une référence incontestable : fiable, performante, dotée d'une valeur résiduelle en béton armé. Alors pourquoi choisir l'Aston Martin ?

Parce que ce ne sont pas les mêmes voitures, et surtout pas les mêmes émotions. La 911 est un outil de précision chirurgicale, chaque virage est un exercice de maîtrise, chaque kilomètre une démonstration d'efficacité allemande. L'Aston Martin est un voyage sensoriel, le grondement du V12, la qualité des cuirs, la sensation d'être assis dans un salon roulant dessiné par des esthètes.

Le propriétaire de 911 admire sa voiture pour ce qu'elle fait. Le propriétaire d'Aston Martin admire la sienne pour ce qu'elle est. Si cette distinction résonne en vous, vous avez votre réponse.

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