Paul Clément-Collin / 30 août 2022
Jaguar XJ40 : le luxe enfin accessible !
J’aime beaucoup Jaguar, et je m’aperçois pourtant n’avoir fait que deux articles sur ses modèles, la XJS (lire aussi : Jaguar XJS) et la XJR15 plus marginale. Il me fallait réagir, et vous proposer un peu du félin anglais. Certains amateurs préfèrent les lignes délicieusement british des années 60 (ils se reconnaîtront), mais s’exposeront à un prix d’achat et d’entretien relativement important, et à une utilisation quotidienne plus « compliquée ». Moi j’apprécie le renouveau de Jaguar dans les années 80, notamment avec la XJ40.
Anglaise
Jaguar
Nicolas Fourny / 23 août 2022
Jaguar XJ12 : le plus bel âge
Le club des berlines à moteur douze-cylindres est particulièrement restreint, bien plus que celui des coupés ou des berlinettes semblablement gréées. On se souvient bien sûr des glorieuses épopées d’avant la guerre — chez Rolls-Royce, Delahaye, Lincoln ou Cadillac — mais, à l’époque moderne, cette combinaison n’aura connu que de rares péripéties qui, hélas, sont désormais en voie de disparition. Et c’est à Jaguar que l’on doit la résurrection du concept : en 1972, la firme de Coventry présenta en effet une nouvelle variante de sa berline XJ, animée par un V12 et qui, plus d’une décennie durant, n’allait connaître aucun équivalent dans la production mondiale. Ayant perduré jusqu’en 1997, ce moteur à la réputation sulfureuse, dont la complexité et les exigences en carburant auront effrayé plus d’un collectionneur, continue néanmoins de fasciner les amateurs. Tâchons d’inventorier les raisons de céder à ses charmes (et celles de s’en méfier !).
Anglaise
Jaguar
Paul Clément-Collin / 19 août 2022
Jaguar XJC : l’étoile filante de la gamme XJ
Depuis la disparition de la XJC fin 1977 (année modèle 1978), Jaguar n’a plus jamais lancé de dérivé coupé de sa berline XJ, et c’est bien dommage. En effet, l’idée d’un grand coupé bourgeois mais sportif, dérivé d’une berline de luxe, collait tout à fait avec l’image de Jaguar. Sans doute l’échec de ce premier modèle a-t-il rendu prudente la marque anglaise, qui depuis préfère proposer des coupés différents (l’XJS, lire aussi : Jaguar XJ-S), la XK ou aujourd’hui la F-Type (lire aussi: Jaguar F-Type).
Anglaise
Jaguar
Paul Clément-Collin / 15 août 2022
Range Rover mk2 P38A : une histoire de transit !
Le Range Rover de 2ème génération, appelé P38a par les spécialistes, est un Range un peu particulier. Aujourd’hui, on en est à la 4ème génération, et chacun a pu s’habituer à l’évolution de la bête, mais Dieu qu’il était difficile en 1994 de remplacer l’iconique tout-terrain anglais qui sévissait sur les routes du monde entier depuis 1970. 24 ans de carrière auront permis à ce Range « Classique » de marquer les esprits de tous les amateurs de bagnoles (et pas seulement de 4×4) et de devenir une légende au même titre que son concurrent allemand, le Mercedes Classe G (lire aussi : Mercedes Classe G). Il suffit de regarder le P38a pour s’apercevoir qu’il a été conçu dans un unique but : ne surtout pas choquer le client habituel de Land Rover, et assurer la filiation avec le Range Classic.
Anglaise
Range Rover
Nicolas Fourny / 11 août 2022
Jaguar XJ220 : le cauchemar le plus rapide du monde
L’avez-vous remarqué ? Le terme supercar, jadis réservé à des automobiles exceptionnellement performantes et construites en quantité très limitée — on songe par exemple aux Ferrari F40, McLaren F1 ou Porsche 959 — est de plus en plus galvaudé, car utilisé à tort et à travers pour désigner à peu près n’importe quelle voiture de sport coûtant plus de 100 000 euros. Il est grand temps de remettre l’église au milieu du village et de rappeler le sens premier du mot : une supercar, c’est forcément rarissime, forcément surpuissant, forcément inaccessible, forcément complexe à utiliser et à entretenir. Autrement dit, forcément conçu comme une Jaguar XJ220, dont la genèse puis la destinée ont entraîné le concept vers de dangereux paroxysmes, à tel point que l’on peut se demander si ses auteurs n’étaient pas aussi sadiques que ses propriétaires furent masochistes. Erratique dans sa définition, élaborée puis construite « à l’anglaise » — ce qui n’est pas forcément un compliment —, d’une complexité aussi immaîtrisable que son pilotage, l’engin peut terrifier ou fasciner, voire les deux à la fois… et c’est sans doute pour ça qu’on l’aime !
Anglaise
Sports Cars
Paul Clément-Collin / 10 août 2022
Triumph Spitfire : l’autre symbole anglais
Il est rare qu’un avion et une voiture deviennent, sous le même nom, aussi célèbres l’un que l’autre, à plus de vingt années d’écart. Et pourtant, l’un comme l’autre devinrent les symboles de leur époque, sombre pour le Supermarine Spitfire et joyeuse pour la Triumph Spitfire. Car si l’avion britannique connut son heure de gloire au moment de la bataille d’Angleterre, le petit roadster anglais, lui, rencontra le succès au cœur du Swinging London, de la liesse des sixties, les Beatles à tue-tête. Deux destins bien différents ! LA Spitfire faisait référence à son aîné, s’emparait du symbole, pour le détourner d’une bien autre manière et marquer l’industrie automobile des années 60, comme LE Spitfire marqua l’industrie aéronautique des années 40.
Anglaise
Classics
Triumph
Carjager / 05 août 2022
Vanden Plas Princess 4 Litre R : la Rolls du pauvre ?
Austin a toujours disposé d’un haut de gamme, sorte de Bentley au rabais destinée aux administrations ou aux banques. Au sortir de la guerre, ce créneau était occupé par la Sheerline, une grosse berline et sa variante limousine, équipées d’un 6 cylindres 4 litres initialement destiné aux camions Austin. La Sheerline fut rapidement supplantée par le modèle A135 « Princess 4 litre », aux phares et ailes intégrés, qui sera produite jusqu’à 1968, année de sortie de la limousine Daimler DS420 — la favorite de Queen Mum.
Anglaise
Austin
Nicolas Fourny / 03 août 2022
Aston Martin DB4 GT Zagato : le meilleur de deux mondes
Longtemps, il y a eu un peu d’Italie dans les Aston. Et même beaucoup, en fait. La DB4 de 1958 a inauguré une longue série de modèles associant un pedigree technique spécifiquement britannique à une physionomie dont la latinité était assumée avec une grâce résolue. Rejoignant sans vergogne les Ferrari dans l’univers des GT inaccessibles, les voitures de Sir David Brown revendiquaient un raffinement sans tapage et des ressources éloignées de toute ostentation. Ce n’étaient ni des Jaguar, ni des Bentley ; elles n’essayaient pas de réinterpréter une philosophie existante puisqu’à la vérité, elles avaient inventé leur propre concept. Et dans cette histoire, la DB4 occupe une place à part, d’abord en raison de son antériorité et aussi parce qu’elle aura multiplié les variantes, plus qu’aucune de celles qui lui succédèrent. C’est à la plus mythique d’entre elles que nous nous intéressons aujourd’hui…
Anglaise
Aston Martin
Nicolas Fourny / 02 août 2022
Jaguar 420 : un charme ambigu
Ce sont les Anglais qui ont inventé le Meccano, jeu de construction tombé en désuétude mais qui connut son heure de gloire durant l’essentiel du XXe siècle. Ce sont aussi les Anglais qui ont inventé Jaguar et, au mitan de la décennie 1960, la firme de Browns Lane se lança dans une série de bricolages plus ou moins convaincants qui, à certains égards, rappelaient la philosophie du jeu, les composants disponibles et successivement mis au point depuis la berline Mark I de 1955 permettant, il est vrai, toutes sortes de combinaisons techniques et esthétiques. Cette créativité désordonnée donna notamment naissance à la berline 420, aussi éphémère que torturée, et dont nous sommes peu nombreux à nous souvenir…
Anglaise
Classics
Youngtimers
Paul Clément-Collin / 01 août 2022
Range Rover “Classic” Vogue LSE : le luxe ultime
Aujourd’hui, les passionnés s’arrachent les Range Rover du début, ceux des années 1970 plus baroudeurs que luxueux, uniquement en trois portes et aux couleurs parfois étonnantes. Pourtant, moi, ce sont les derniers de l’espèce datant du début des années 1990 qui me tentent le plus. Tout en gardant d’excellentes capacités en tout-terrain, ces derniers offraient alors cette délicieuse pointe de luxe “so british” faisant du Range Rover une espèce à part, un hybride entre luxe et efficacité bien avant l’heure des SUV de standing d’aujourd’hui. Pour marquer le coup avant le passage à la génération suivante, Land Rover proposait même, à partir de fin 1992, une version particulièrement séduisante : le Range Rover Vogue LSE (et son équivalent américain County LWB).
Anglaise
Range Rover
Youngtimers
Carjager / 01 août 2022
Aston Martin AM V8 : construite pour durer
Chez Aston Martin, on savait faire des voitures qui durent, du moins à l’époque. Imaginez : la DBS sortie en 1967 avec le 6 cylindres en ligne de la DB5 puis DB6 deviendra DBS V8 en 1969 en récupérant un nouveau moteur. Avec la fin du L6, la voiture recevra un gros restylage en 1972 pour devenir — tout simplement — V8 (nom de code AM V8) et continuer sa carrière jusqu’en 1989 ! Qui dit mieux pour une GT ? Vingt ans de carrière tout de même. Cela méritait bien de se pencher sur son cas, non ?
Anglaise
Aston Martin
Classics
Nicolas Fourny / 30 juil. 2022
Rolls-Royce Camargue : elle est belle (et vous ne le saviez pas)
Cinq cent trente et un exemplaires en onze ans : à côté de la Camargue, la Renault Avantime ou la Cadillac XLR font figure de best-sellers. À notre connaissance, aucune étude sociologique n’a été menée sur le profil des amateurs du modèle ; qui étaient ces gens ? Des frimeurs ? Des parvenus ? Des masochistes ? Des provocateurs ? Des aveugles ? Des snobs ? Des émirs ? Ou, plus simplement, des hurluberlus qui ont sincèrement adoré ce profil de Fiat 130 superlative, l’extrême rareté de l’objet, voire même l’idée simple et magistrale que le modèle sommital de la firme la plus réputée au monde ne pouvait qu’être un chef-d’œuvre. Nous ne tenterons pas d’apporter une réponse définitive à cette question mais, trente-cinq ans après sa disparition officielle du catalogue R-R, le moment semble venu de dépecer l’animal, d’explorer ses viscères, de lui ôter tous ses masques pour en révéler la splendeur. Vous en doutez ? Lisez donc ce qui suit…
Anglaise
Classics
Paul Clément-Collin / 29 juil. 2022
Mini inspired by Goodwood : une mini Rolls-Royce ?
Quand l’esprit de groupe BMW contribue à créer la plus désirable Mini entièrement équipée selon les standards Rolls Royce : la Goodwood.
Anglaise
Austin
Bmw
Carjager / 29 juil. 2022
Jaguar Mark 2 : la plus belle berline du monde ?
La Jaguar Mark 2 est l’une des rares voitures immédiatement reconnaissables y compris par ceux qui n’en ont strictement rien à faire de l’automobile. Identifiée au premier regard comme une anglaise par le premier béotien venu, la Mark 2 aura marqué son époque tant pas ses performances que par sa plastique avantageuse, inventant même un segment de marché au passage, celui des berlines de sport et de luxe de taille moyenne. Étrangement, la Mk2 ne sera jamais directement remplacée, les berlines suivantes de chez Jaguar s’avérant, comme la XJ6, plus grandes. Il faudra attendre 1999 et la S-Type (X200) pour retrouver dans la gamme un équivalent de la Mk2. Retour sur cette icône des sixties.
Anglaise
Classics
Jaguar
Carjager / 29 juil. 2022
Aston Martin Virage, Volante, Vantage ou V8 : se prendre pour un Lord anglais
L’Aston Martin V8, première du nom, avait un côté agressif et spectaculaire, mais restait très ancrée, stylistiquement, dans les années 70. Introduite en 1977 comme la « première supercar britannique » (sic), elle commençait à pâtir d’une concurrence plus moderne, plus aiguisée, et plus désirable il faut bien le dire. Aussi, au milieu des années 80, la vénérable firme anglaise encore basée à Newport Pagnell décida-t-elle de moderniser son cœur de gamme. Ainsi naquit la Virage, lancée en 1989.
Anglaise
Aston Martin
Sports Cars
Carjager / 29 juil. 2022
Jaguar XK8 (X100) : 8 cylindres pour un félin
Dans les années 80 puis 90, Ford va se lancer dans une campagne de rachats de marques premium ou de luxe en Europe pour créer de toute pièce sa division Premier Automotive Group (officielle à partir de 1999) : AC puis rapidement Aston Martin, Jaguar, Volvo et pour finir Land Rover. Si AC est vite revendue pour se concentrer sur Aston Martin, Ford va s’atteler à relancer ses nouvelles filiales européennes. Pour Jaguar, il s’agit de relancer les deux modèles phares, la berline XJ40 et le coupé/cabriolet XJS. Le renouveau passe par le lancement de la berline X300 en 1994, puis de la XK8 en 1996 qui inaugure un tout nouveau V8.
Anglaise
Jaguar
Sports Cars
Carjager / 28 juil. 2022
Range Rover Classic : un classique intemporel
Le Range Rover fait partie d’une caste particulière, dont les membres sont rares et conservent encore aujourd’hui un prestige qui les a fait passer du statut d’utilitaire amélioré à celui d’icône de plus en plus luxueuse. Si Land Rover avait dans l’idée, dès sa conception, d’offrir un 4×4 plus statutaire et plus confortable que ses congénères d’alors, il n’est pas sûr que ceux qui le conçurent imaginaient à l’époque le Range d’aujourd’hui, bardé de cuir, de boiseries et de délicates attentions, tout en conservant ses qualités en tout-terrain. Depuis 50 ans, le Range Rover fait partie du paysage, évoluant au gré des années. Mais nul doute que pour les amateurs, c’est le Range dit “Classic” qui garde l’aura la plus forte.
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Youngtimers
Nicolas Fourny / 28 juil. 2022
Rolls-Royce Silver Spirit : une si longue agonie
Depuis 1904, c’est peu dire que l’histoire de Rolls a été fertile en péripéties mais, bien avant de s’abaisser à fabriquer des SUV pour rappeurs antipathiques et à décorer les plafonds de ses voitures façon Foire du Trône — le bon goût germanique, il n’y a que ça de vrai, n’est-ce pas —, l’illustre firme a connu une longue période d’immobilité conceptuelle. Ainsi, durant les deux dernières décennies du siècle mort, l’insuffisance récurrente de ses moyens a à une forme de vétusté technique habilement dissimulée derrière des oripeaux d’autant plus charmants qu’ils étaient terriblement datés. C’est à cela que font songer la Rolls-Royce Silver Spirit et ses nombreux dérivés qui, plus de quarante ans après leur apparition, commencent d’intéresser des collectionneurs souvent intrigués par cette série au fatum tourmenté mais passionnant à explorer — tout comme certains irréductibles romantiques apprécient la visite des cimetières.
Anglaise
Classics
Paul Clément-Collin / 28 juil. 2022
Triumph TR7 : la « sports car » britannique des années 70 !
L’histoire des marques et des modèles britanniques est souvent un peu compliquée alors même qu’elles étaient quasiment toutes regroupées au sein d’un même groupe dans les années 70 : British Leyland Motor Corporation (BLMC), sorte de fourre-tout automobile comprenant Mini, Austin-Morris, MG, Jaguar, Land Rover ou Triumph, et qui deviendra, après délestage ou disparition de marques le groupe MG Rover.
Anglaise
Classics
Triumph
Paul Clément-Collin / 28 juil. 2022
Lotus-2-Eleven : une voiture de dingue
Avec son poids plume, son moteur central, sans toit ni pare-brise, entièrement dédiée à la piste (bien que parfois homologuée route), la Lotus-2-Eleven est une dinguerie. Comment peut-on croire un seul moment au succès d’un tel modèle, à moins d’être un constructeur anglais ? Comme si l’Elise ou l’Exige d’alors ne suffisaient pas, la petite firme, alors propriété du constructeur malaisien Proton, n’hésite pas à proposer un modèle encore plus fort, encore plus radical (à défaut d’être plus joli) avec cette 2-Eleven lancée en 2007.
Anglaise
Compétition
Sports Cars
Paul Clément-Collin / 28 juil. 2022
Austin Mini Countryman et Morris Mini Traveller : la Mini fait le break
Lancée en 1959, la Mini fête cette année ses 60 printemps. Encore aujourd’hui, les collectionneurs s’arrachent ce petit morceau de l’Angleterre des années 60 qui sera produit pendant 41 ans, tant en Angleterre qu’en Italie (Innocenti), Espagne (Authi), en Yougoslavie (aujourd’hui Slovénie, dans l’actuelle usine Renault de Novo mesto), en Afrique du Sud ou en Australie, entre autres. Pour célébrer la Mini, nous avons décidé de mettre en avant l’une de ses variantes emblématiques : non pas la Cooper S, ni même la 1275 GT, encore moins le cabriolet, mais son adorable version break, appelée Countryman chez Austin, Traveller chez Morris et Mini T chez Innocenti.
Anglaise
Classics
Carjager / 14 oct. 2021
Les copains d’abord : la Lotus Seven Marcadier pour tous
Il y a eu une époque où l’automobile était une affaire d’artisans et où primait l’esprit « les copains avant tout ». C’est ce que notre ami Alain a voulu retrouver à travers son investissement dans le monde des autos de collection, en acquérant une Lotus Seven S1 Marcadier de 1964 auprès de CarJager.
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Lotus
Carjager / 21 juin 2021
Rolls-Royce Silver Dawn : de la haute couture au prêt-à-porter
Aujourd’hui, les Rolls ne sont plus du tout Silver — au charme aristocratique de ce préfixe officiellement utilisé pour la première fois en 1925, elles préfèrent dorénavant la vulgarité du bling bling. La filiale de BMW s’est spécialisée dans les paquebots lourdingues pour nouveaux riches tout en exhumant d’anciennes appellations du glorieux catalogue sur lequel les Bavarois ont mis la main en 1998, à l’issue d’une bataille homérique contre le groupe Volkswagen. De la sorte, le beau nom de Dawn (l’aube en français) désigne actuellement un cabriolet dont l’encombrement et le design rappellent fâcheusement ceux d’un Saviem VAB mais, il y a sept décennies de cela, les choses étaient bien différentes ; la berline Silver Dawn dissimulait son luxe derrière une physionomie qu’un esprit superficiel pourrait facilement trouver austère et guindée. Ce qui n’empêcha pas les carrossiers ayant survécu à la guerre d’exercer leur art sur ce châssis que la flamboyante épopée des Silver Cloud a injustement expulsé de la mémoire collective. Puissent ces quelques lignes contribuer à le ramener dans la lumière…
Anglaise
Paul Clément-Collin / 16 nov. 2020
Jaguar XJ220S by TWR : l’adieu aux armes
Malgré les difficultés, le projet qui donnera naissance à la Jaguar XJ220 ira jusqu’au bout. Pourtant, entre les désirs des ingénieurs et la réalité, il aura fallu avaler bien des couleuvres, et finalement se contenter de moitié moins de cylindres, et de trois à quatre fois moins de clients. En ce début des années 90, le marché tant espéré de la supercar s’avère moins juteux que prévu et d’autres s’y casseront les dents. Malgré le “relatif” échec de la XJ220 (peut-on parler d’échec quand on se fait par ailleurs beaucoup de publicité, autant d’argent en s’enrichissant par les magazines sur papier glacé encore prospères à l’époque ?), TWR, l’un des maîtres d’œuvre de la supercar british, tentera un dernier baroud d’honneur en 1994 en lançant la XJ220S, évolution civile de la XJ220C réservée au circuit.
Anglaise
Jaguar
Nicolas Fourny / 10 juil. 2020
Bentley Continental GT : Angleterre année zéro
« Pas chère pour une Bentley, trop chère pour une Volkswagen », titra la presse automobile anglaise lors de l’apparition de la première Bentley Continental GT. C’était il y a déjà dix-huit ans ; fraîchement rachetée par le groupe allemand, la « Conti » de l’ère moderne bousculait les usages et, dans sa structure comme dans son mode de production, annonçait assez précisément ce que la firme au « B » ailé s’apprêtait à devenir. Aujourd’hui encore, certains puristes ne s’en sont pas remis et, il faut bien le reconnaître, cette nouvelle approche avait de quoi déconcerter plus d’un observateur. C’en était donc fini de l’artisanat, des huit cylindres séculaires et des charmantes approximations ; c’était le glas d’un monde qui, depuis trop longtemps sans doute, regardait en arrière. Le recul des années permet à présent de répondre plus sereinement à cette question fondamentale : s’agit-il réellement d’une Bentley ou, bien au contraire, d’une vulgaire usurpatrice ?
Anglaise
Bentley
Paul Clément-Collin / 28 mai 2020
AC 428 “Frua” : la rivale
Dans les années 60, une petite marque britannique cherche à rivaliser avec les ténors italiens du Grand Tourisme, Maserati et Ferrari en particulier. Misant sur un châssis de course, un gros moteur américain et un design transalpin, AC pense pouvoir conquérir une riche clientèle avec sa toute nouvelle 428. En coupé comme en Spider, l’AC 428 s’avère une voiture ultra-performante, belle, mais surtout très chère et manquant de développement. Une voiture méconnue aujourd’hui, dont voici la courte histoire.
Anglaise
Paul Clément-Collin / 05 juil. 2019
MG B Berlinette Coune : la version belge
Quand on parle de berlinette, on pense tout de suite à la marque Alpine et à sa célèbre A110. Pourtant, en 1963, le carrossier belge Jacques Coune présentait au salon de Bruxelles sa vision d’une MG B Coupé, bien avant que la MG B GT ne sorte officiellement. La MG B Berlinette est donc une version belge de la petite anglaise, mais au style très italien, une voiture méconnue tant des amateurs que des spécialistes qui mérite pourtant d’être mise en avant.
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Mg
Paul Clément-Collin / 17 mai 2019
Rover P6 : révolution à l’anglaise
On l’imagine mal aujourd’hui, mais la sortie de la Rover P6 sur le marché en 1963 fut une vraie révolution tant cette élégante voiture moderne et performante n’était pas attendue, du moins chez Rover. Elue voiture de l’année en 1964, elle modifia durablement l’image de Rover jusqu’alors très conservatrice, voire ringarde, les anglais n’hésitant pas à surnommer la marque “auntie” (tata en français). C’était sans doute pour changer cette image de marque que fut étudiée et lancée la P6 qui, en plus, récupèrera un V8 en 1967 au point d’éclipser la P5 pourtant plus haut de gamme.
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Rover
Paul Clément-Collin / 11 mars 2019
La Triumph TR4 A IRS de Gilles : madeleine de Proust
Comme beaucoup de jeunes garçons dans les années 60, Gilles est tombé sous le charme de la Triumph TR4. Arrivé à l’âge adulte, il s’est mis en quête de sa madeleine de Proust, dans sa version IRS. Il nous raconte sa passion pour le modèle et comment il a pu, enfin, s’offrir son rêve de gosse :
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Triumph
Paul Clément-Collin / 29 janv. 2019
Rolls-Royce Corniche : une certaine idée du grand luxe
Qui n’a jamais rêvé d’un jour poser son royal fessier sur les sièges d’une Rolls-Royce Corniche ? Même sans développer une passion sans borne pour la marque britannique, on ne peut qu’apprécier ce monument du luxe et de l’automobile à sa juste valeur. Car c’est bien la qualité première de cette déclinaison cabriolet (mais aussi coupé à ses débuts) de la Silver Shadow : elle est le symbole de la réussite par excellence, un symbole dont la production dura près de 30 ans et qui fut souvent parmi les voitures les plus chères du monde.
Anglaise
Paul Clément-Collin / 10 déc. 2018
Aston Martin Vanquish : démonstration de force
La naissance : la Virage comme précurseur
Anglaise
Aston Martin
Paul Clément-Collin / 06 déc. 2018
AC Ace : aux origines de la Cobra
On entend sans arrêt parler des fameuses AC Cobra qui continuent encore aujourd’hui de fasciner les amateurs, mais on oublie souvent que la base servant à ce mythe automobile existait déjà chez AC sous le nom de Ace depuis 1953, avec un moteur maison d’abord, puis un moteur Bristol, puis enfin un moteur Ford. Souvent, pour la différencier de la Cobra, on l’appelle tout simplement AC Bristol, et faisant passer son vrai nom, Ace, à l’as (hélas, c’est là qu’est l’os).
Anglaise
Paul Clément-Collin / 14 nov. 2018
Jaguar XJR-S : l'anglaise en survêtement
À la fin des années 80, Jaguar n’était pas identifiée comme une marque sportive par une clientèle attirée essentiellement par le luxe et l’ambiance feutrée et toute britannique de ses berlines et grands coupés. Étrangement, dès le milieu de la décennie, la marque s’engageait avec les équipes de Tom Walkinshaw dans une aventure sportive sans précédent, notamment en endurance, pour finir par remporter en 1988 le championnat du monde « Sport Proto » sous le nom de Silk Cut Jaguar et avec la XJR-9. Dans la foulée de cette présence sportive, une société commune entre Jaguar et TWR, appelée JaguarSport, est créée pour profiter de l’engouement et des retombées de ces victoires en produisant des dérivés sportifs, et notamment l’XJR-S.
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